Gojo - Approche de la non dualité, ces 21 derniers jours

Chroniques d’un ermitage en Lubéron



samedi 8 décembre 2018

  • Retraite d'hiver du 28 décembre 2018 au 1er janvier 2019.
    LA VOIE DE LA NON-DUALITE
     
    Retraite d'hiver en Provence dans le Luberon
    du 28 décembre 2018 au 1er janvier 2019.
     
    La retraite d'hiver est un moment privilégié pour découvrir et célébrer notre nature véritable.
     
    La retraite débutera le vendredi 28 décembre à 16h et se terminera le mardi 1er janvier vers 17h30.
     
    Le lieu :
    En pleine nature, en Provence, dans le Luberon, au dessus de la petite ville d'Apt.
     
    Le programme :
    Méditation, dialogues, approche corporelle, et.... le réveillon.
     
    Le stage inclut :
    La retraite, les repas, le réveillon.
     
    Hébergement :
    Il n'y a pas d'hébergement sur place, mais de nombreuses possibilités existent tout autour.
    Nous pouvons vous en indiquer quelques unes.
     
    ATTENTION.
    Le nombre de places est limité, il est prudent de vous inscrire et de réserver votre hébergement rapidement.
     
    Renseignements, inscriptions, écrire :

jeudi 6 décembre 2018

  • Gilets jaunes: fin du monde ou fin du mois ?


    Cet automne, de nombreux citoyens manifestent en revêtant un gilet jaune.
    Le début de cette fronde, trouva sa source, dans l'augmentation toujours plus forte, des taxes sur les carburants. 
    Le gouvernement, justifia ces augmentations, par des raisons écologiques à savoir:
    "Il faut limiter l'utilisation des carburants polluants, sinon, l'inexorable pollution de l'air, nous conduira fatalement à la fin de notre monde." 
    Ce à quoi les gilets jaunes répondirent en substance:
    "La fin du monde c'est une chose, mais nous, notre problème, lorsque déjà le 15, le frigo est vide et qu'il n'y a plus d'argent, c'est la fin du mois."
    Fin du monde, contre fin du mois ?
    Une autre option existe.
    L'identification erronée à l'égo, à un pseudo moi, c'est-à-dire à la croyance, d'être une entité personnelle et séparée, qu'on arrête pas de défendre et de nourrir, crée en nous le sentiment de séparation, d'incomplétude et de souffrance.
    A partir de cette croyance, les uns ne cessent de vouloir s'enrichir au détriment des autres.
    Même les bons sentiments, écologiques ou autres, deviennent factices.
    Les révoltes populaires, exacerbées par les injustices, sont souvent justifiées.
    Mais la source, la racine de l'égoïsme et de la souffrance, réside essentiellement dans cette identification en un moi séparé, et cette souffrance, devient celle du monde tout entier.
    Aussi, en ce sens, la fin du moi, est-elle la fin de la souffrance, et sans doute aussi, celle de la folie humaine, qui nous mène à la catastrophe.
    Autrement dit, sans la fin du moi, ce pourrait bien être la fin du monde.

  • Rencontre à Paris : 15 et 16 décembre 2018.
    RENCONTRE A PARIS
    Samedi 15 et dimanche 16 décembre 2018.
    Le lieu :
    A Paris rue Vergniaud dans le 13ième.
    Horaires:
    Samedi 15 : de 19h à 20h30
    Dimanche 16 : de 10h à 16h30
    Programme:
    Méditation, dialogues, approche corporelle.
    Renseignements, inscriptions, écrire:
    A noter:
    Nouvelles vidéos sur Youtube:
    Qui est fou, qui est sage ?
    Lorsque la Vie danse.
    Sur Youtube, tapez: le moine Gojo
    Retraite d'hiver:
    Du 28 décembre au 1er janvier 2019 à Apt en Provence.

  • Méditation. Spanda : la vibration.
    Libre de toute notion d'être une personne séparée, abandonné à la Présence, dans la paix du cœur, surgit soudain le son du silence.
    Il apparaît on ne sait d'où, il se déploie, nous enveloppe, s'expanse, plein de douceur et de puissance.
    Il résonne dans ce monde et au-delà, comme la trame invisible de toutes choses qu'il traverse et dont il semble être la substance.
    Le son du silence n'est pas seulement son, il est vibration, Spanda, et son écho nous traverse et se déploie dans tout l'univers.
    Lorsque spontanément, naturellement, cette subtile et puissante vibration est perçue, abandonnez-vous à elle.
    La source d'où elle surgit est toute proche.

  • Faire ou ne pas faire.


    Les tenants de certaines Voies spirituelles ont comme credo :
    "Il n'y a rien à faire."
    Et ils fustigent parfois les pratiquants des autres Voies, leur disant en substance:
    "Voyez parmi tout ceux qui se consacrent à toutes sortes de pratiques, combien d'entre eux ont vraiment réalisé la Voie, ou la vérité ?"
    Pas grand monde il est vrai.
    Et ces pratiquants de leur répondre:
    "Voyez parmi tout ceux qui ne font rien, combien y sont parvenus?"
    Pas grand monde non plus, c'est sûr.
    Alors que penser et que faire?
    Voici une suggestion.
    Voyez qu'il n'y a personne, mais réellement personne. Pas de moi, pas d'entité personnelle, pour penser, choisir, pratiquer.
    Puis dans cet espace d'accueil, constatez que toutes choses surgissent, librement, naturellement.
    Il n'y a personne non plus pour se faire du souci.
    Alors pratiquez, méditez, célébrez, agissez, ou restez simplement sans rien faire.
    Comprenez qu'il peut y avoir pratique, choix, action, ou absence d'action, mais sans pratiquant, sans acteur, sans décideur, sans penseur.
    Là est le secret de la paix et de la liberté.
    Là, tous les débats stériles et les querelles ignorantes s'évanouissent.

  • Après une retraite.
    La retraite d'été s'est terminée dans la joie.
    Certes, ces quelques jours peuvent avoir parfois un peu bousculé nos certitudes, nos croyances, nos illusions; bousculé le confort du moi et ébranlé ses bastions, mais n'est-ce pas le but?
    Lorsque l'illusion d'un moi séparé est démasquée, la clarté de cette vision-compréhension, nous laisse au seuil de l'intemporelle Présence.
    La paix, la joie sans cause, le sentiment de non-séparation, en sont le parfum.
    Certains découvrent ce bonheur, d'autres le pressentent très fortement, d'autres encore, préfèrent jouer encore un peu le jeu du moi et de la séparation.
    Mais tous, sans doute, peuvent être touchés par ce parfum, celui de la source, Ce que nous sommes.
    Après la retraite, laissez-le vous accompagner encore un peu.
    Il ne manquera pas de revenir vous visiter, peut-être là ou quand vous l'attendez le moins.
    Bel fin d'été à tous.
    Nous espérons vous revoir.

  • Profite et disparais.


    La retraite d'été vient de s'achever.
    Tout est redevenu calme et silencieux.
    Nous sommes toujours en été, mais pourtant, quelque chose a changé à la fenêtre.
    Comme si la lumière s'était adoucie.
    Laissant s'élargir le regard, cette lumière paisible semble se refléter en chaque chose; le velours des sièges dans le salon, une antique statue de bronze, le feuillage des grands arbres.
    Les grosses chaleurs s'en sont allées. Comme il est agréable de respirer l'air frais, déjà imprégné de senteurs automnales.
    Dans le silence, on entend le bruissement de la brise dans les feuillages, le rire d'une pie, et une petite clochette, qui tinte dans le vent. 
    Quelque chose, vient comme sur la pointe des pieds, nous dire:
    "Détends-toi, laisse aller, découvre cette douce lumière en toi également.
    Goûte la paix, douce, légère, profonde aussi, qui enveloppe toutes choses.
    Surtout, profite de cette journée, de cet instant.
    Jamais il ne reviendra.
    Profite et disparais."

  • Méditation du bord de mer.


    La mer était d'huile ce matin.
    Le soleil venait à peine d'en effleurer la surface et c'était un enchantement de bleu.
    A cette heure matinale, bleu ciel était la bonne définition.
    Plus tard, différentes nuances apparaitraient, bleu profond, bleu vert...
    La brise de levant, l'eau deviendrait un peu agitée.
    Mais ce matin très tôt, régnait une intense impression de calme et de beauté.
    Contempler ce spectacle, ne suffit pas en soi à nous révéler l'essentiel, autrement dit, qui nous sommes vraiment.
    Cela demeure caché, si nous demeurons perdus dans nos pensées, si nous scrutons chaque chose à partir d'un "moi", que nous ressentons être, si notre regard et nos pensées papillonnent sans cesse.
    Restez calme, contemplez toute cette beauté d'un seul regard.
    Laissez le paysage se déployer en vous, sans commentaire, sans mouvement, sans focalisation, sans aucune trace de "moi".
    C'est ainsi, que sans effort, sans intention, presque par surprise, se révèle à vous la Conscience, ce qui perçoit, ce que vous êtes.
    Et vous vient alors naturellement l'idée, que sans cette découverte, tellement simple, mais tellement essentielle, la vie n'a pas grand sens.
    Plus tard en effet, la brise se leva. 
    Les teintes de la mer se firent changeantes. 
    Quelques belles baigneuses apparurent sur la plage.
    Il est naturel finalement, de se focaliser parfois, mais rapidement, le parfum de l'esprit vaste, la Conscience, réapparaît, plus vaste encore que l'immensité bleue, où mer et ciel se confondent. 

  • Transformer l'absence en Présence.
    Le décès d'un proche nous laisse bien souvent avec un douloureux sentiment d'absence.
    Absence de l'être aimé, absence de complice, de quelqu'un avec qui échanger, composer, se bagarrer parfois.
    Une absence encore plus poignante qu'autour de nous rien ne paraît avoir changé.
    Tout semble comme effroyablement normal, et personne ne paraît remarquer ce vide béant de notre cœur.
    Cette absence, nous l'avions ressentie de façon tellement poignante, lorsque nous étions entrés dans l'appartement de ma tante, décédée abruptement peu de temps auparavant.
    Sur la table de la cuisine, était encore posée sa tasse du petit-déjeuner, un verre d'eau, à moitié vide....
    Dans le grand couloir, il y avait ces tableaux d'ancêtres, figés dans leurs cadres, qui semblaient nous regarder d'un air sévère.
    Tout était là, immobile, pétrifié, et l'absence régnait.
    Au-delà de ces instants cruels, il semble que nous ayons à accueillir pleinement ce sentiment.
    Il est fait de pensées, de souvenirs, de tensions.
    C'est dans l'espace ouvert de notre cœur que cela peut être reconnu, et c'est là et seulement là, que nous verrons cette souffrance doucement se dénouer et se libérer, comme celui ou celle qui nous manque.
    C'est là aussi que subtilement, cette absence pourra se transformer en Présence.
    Une Présence paisible, ouverte, aimante, pour tout ce qui voudra être accueilli et se libérer en elle.