José Le Roy - Eveil et philosophie, ces 21 derniers jours

Eveil et philosophie, blog de José Le Roy.
Les exercices de vision sans tête de Douglas Harding.



samedi 19 octobre 2019

  • Rien

     Dans un de mes livres, je cite ce texte d'Henri Michaux.

     

     

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    « Rien

    Seulement Rien

    “Rien” s’élève du naufrage

     

    Plus grand qu’un temple

    Plus pur qu’un dieu

     

    “Rien” suffit

    Frappant le reste d’insignifiance

    Pacifiante insignifiance

    Bénédiction par le “Rien”

     

    Pour l’éternité

    “Rien”

    Réjouissant le cœur

    Distribué à tous »

     

    Henri Michaux, Vers la complétude, Œuvres complètes, La Pléiade, Tome III, p. 750.

     


vendredi 18 octobre 2019

  • D'un coup d'oeil

    Parfois, nous nous sentons prisonniers de nos activités, coincés dans nos pensées, à l'étroit dans notre vie.

    Stressés et angoissés.

    Aucune solution ne parait à l'horizon, et le ciel est bas et lourd

    Pourtant...

    Pourtant, il suffit d'un seul regard pour retrouver notre liberté native.

    Un seul regard dans l'immense espace de la vacuité.

    D'un coup d'oeil, comme l'oiseau s'envole d'un coup d'aile, nous pouvons retrouver la liberté infinie de notre vraie nature.

    Peu importe que nous n'ayons pas fait attention à notre vraie nature depuis plusieurs heures ou plusieurs jours...

    Peu importe que nous ayons oublié l'espace de notre vraie nature parce que nos activités quotidiennes nous ont happés,

    ou que nos pensées ont pris le dessus...

    En un instant, si nous le voulons, nous pouvons prendre conscience de l'ouverture de la conscience

    et basculer dans l'immensité du ciel de l'être

    Notre vraie nature est toujours disponible, toujours libre, toujours patiente

    au-delà du temps et de l'espace,

    attendant que le gout de la joie et du mystère nous ramène à Elle.

    Là maintenant,

    je m'espacifie, je me dilate, et mon coeur se réjouit à nouveau comme lors de retrouvailles avec un ami qu'on n'espérait plus...

    Nous ne sommes alors plus un individu coincé dans sa vie mais nous nous éveillons à la Présence ouverte qui accueille toute la vie en Elle.

    D'un coup d'oeil.

     

     

    jlr

     

    chouette

     

    (repost)

     


mercredi 16 octobre 2019

  • Conférences Almora : David Dubois, Eric Baret, Mathieu

    Voici les conférences qui se sont tenues au Week-end Almora "Yoga et Méditation" en octobre dernier à la Bellevilloise à Paris;

    le 14 et 15 octobre 2019

     

    David Dubois  : Faut-il renoncer aux désirs pour s'éveiller et trouver la paix ?

     

     

    Entretien avec Eric Baret

     

     

    Mathieu  - conférence sur le Yoga Nidra

     

     

    Présentation de la Maison de la Méditation

     

     

     


mardi 15 octobre 2019

  • José le Roy à la Réunion

     

     

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    2019-10-14_Vivre present_Saint-Denis_A5

    2019-10-22_Se connaitre_Saint-Pierre_A5

     

    Et un atelier pratique sur l'éveil avec les outils de Douglas HArding et de la méditation de la peine conscience.

    Dimanche 27 octobre, à La Réunion, de 9h30 à 17 h

    renseignement : joseleroy29@gmail.com

     

     


lundi 14 octobre 2019

  • Interview inédite de Douglas Harding

    Interview de Douglas Harding le 9 mars 2000 par Jan Kersschot

    Dans son livre Coming Home

     

    Interview :Partie 1

    kersschot

     

    Jan Kersschot : Cela fait environ 60 ans maintenant que vous partagez votre vision. Comment tout cela a-t-il commencé ?


    Douglas Harding : J'avais 31 ans quand je l'ai découverte, dans les himalayas. Je l'ai racontée dans le livre "Vivre sans tête." Cela s'est produit dans les montagnes, mais cela aurait pu arriver n'importe où en fait ; cela n'a rien à voir avec les montagnes.


    JK : Bien que cette expérience himalayenne puisse paraître à certains lecteurs comme une expérience mystique, elle n'était pas vraiment spéciale, n'est-ce pas ?


    DH : Eh bien, ce n'est pas quelque chose de spécial du tout, mais plutôt quelque chose de naturel. C'est quelque chose qui - quand vous le voyez - vous relie à tout. C'est la révélation de l'évidence, pas la réalisation de l'extraordinaire.


    JK : Il ne s'agit pas d'une expérience de sommet, mais plutôt d'une expérience de vallée.

    DH : Oui, exactement ; ce n'est pas une expérience mystique.


    JK : Pourtant, beaucoup de gens ont beaucoup d'attentes à ce sujet. Ils ne font pas la différence entre l'éveil et la félicité.


    DH : Oh, oui, absolument. Une des façons d'éviter de voir sa vraie nature, c'est d'attendre des expériences mystiques.


    JK : Vous avez dit aujourd'hui que depuis que vous l'avez vu pour la première fois, il y a 60 ans, cela a évolué au fil des ans. Que voulez-vous dire par là ?


    DH : Eh bien, il faut être précis sur ce point. Et faire la distinction entre ce qui se change et ce qui ne change pas. Il y a un aspect soudain et un aspect graduel ; l'aspect soudain, c'est qu'une fois qu'on le voit, c'est bon. L'aspect progressif se trouve dans le fait qu'il y a un développement de ce que j'appellerais la " continuité " et aussi un développement de la confiance. Le premier - voir qui vous êtes - c'est toujours la même chose. Le second c'est une chose graduelle.


    JK : Pouvez-vous expliquer cela ?

    DH : Eh bien, la vision est toujours la même. Pourquoi ? Parce que c'est simple et clair, et que la Clarté est la Clarté. Elle n'est pas voilée par moments ou claire à moitié à d'autres. Elle reste toujours la même. Ce qui change - dans l'expérience - c'est deux choses.

    D'abord c'est la continuité de la vision : au début, elle va et vient , il faut toujours y revenir [Douglas pointe avec son index vers son visage].

    Ensuite, il y a la confiance. On n'a pas forcément confiance en elle au début, on n'a pas confiance en elle pour diriger sa vie. Mais on apprend peu à peu à faire confiance à cette clarté. Il y a donc peu à peu un développement de la continuité et un développement de la confiance. C'est une chose très graduelle. Et puis en fin de compte, tout devient naturel.

    JK : Donc, au fur et à mesure qu'on pratique cette voie , cela devient de plus en plus naturel ; et par conséquent nous n'avons plus besoin des expériences?


    DH : Exactement ! Et comme on la pratique - et il faut la pratiquer en revenant toujours de l'apparence à la réalité, en faisant ce voyage - cela se passe de plus en plus naturellement.


    JK : Est-ce que ça devient comme un processus automatique?


    DH : Oui, vous avez raison. Mais je ne sais pas si "automatique" est le bon mot. J'ai le sentiment que si cela devient naturel, c'est parce que vous le pratiquez. En revenant juste à l'endroit d'où nous ne sommes jamais partis. Du moins, c'est mon impression.

    On revient à ce à partir de quoi on regarde.


    JK : Je peux voir votre visage là-bas, je vous vois boire du thé, et je peux voir ma Clarté 'ici', sans avoir  besoin de faire l'expérience du doigt. C'est là tout le temps. Et l'espace de mon côté aussi.


    DH : Oui, tu es Espace pour mon visage, tu es Capacité pour lui.


    JK : Tout le temps.


    DH : Oui. Tout le temps. En fait, tu n'as même pas besoin d'une expérience pour voir cela."

    traduction José Le Roy


     


dimanche 13 octobre 2019

  • pédagogie

    L'autre jour, quelqu'un qui découvrait l'enseignement de la Vision Sans Tête chez moi à la maison me demanda : "Comment cela se fait-il que cette voie incroyable ne soit pas plus connue ?"

    Bonne question.

    Il est exact que cette approche est encore assez confidentielle, même si des gens la pratiquent un peu partout sur la planète (ateliers en France, Angleterre, Hollande, Belgique, USA, Canada, Japon, Israel; Australie...)

    Et je vois aussi de plus en plus de gens utilisant les outils de la VST, et souvent sans citer Douglas (ce qui n'est pas grave).

    J'anime des ateliers depuis 26 ans, et j'ai partagé cette voie avec des milliers de personnes. Richard Lang en Angleterre et aux USA  l'a fait avec encore plus de monde. D'autres la transmettent aussi.

    Mais cela reste limité.

    Pourtant je pense que la transmission de l'éveil a franchi un stade très important dans l'histoire de la spiritualité grâce à l'enseignement de la Vision Sans Tête de Douglas Harding.

    Je pense que nous avons là une pédagogie nouvelle, puissante et partageable.

    Je pense que cela rend l'éveil vraiment accessible à nos contemporains.

    Cette approche est :

    -sans maitre

    -sans traditions

    -sans églises

    -sans hiérarchie

    - sans croyances préalables

    -sans préliminaires

    -vérifiable expérimentalement

    -pratique

    -directe

    -simple

    Il existe aussi de bonnes pédagogies dans le passé, mais elles exigent souvent de moi que j'adhère à un ensemble de croyances, à une culture en somme; or je n'ai pas envie de devenir hindouiste ou bouddhiste ou de me convertir au soufisme.

    Et l'éveil est rarement présenté avec autant de simplicité et de manière aussi directe que dans la Vision Sans Tête, même dans le dzogchen où on nous oblige à une quantité de préliminaires (ngöndro) souvent interminables.

    Je ne fais pas de publicité pour ma boutique, l'enseignement est gratuit chez moi à Paris, et tout est accessible sur internet (www.visionsanstete.com).

    Mais cette voie nouvelle mérite d'être connue et partagée.

    Et cette approche se développe donc, peu à peu.

    Et en ce sens, je suis optimiste car la voie est là, toute claire, et ouverte.

    Et c'est un bonheur de la transmettre.

     

     

    jlr

     

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     Douglas Harding

     

     

     

     

     

    -

     

     


  • La beauté

    Ramakrishna

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    « Dans cette région [Haldarpukur], on donne aux enfants pour leur déjeuner du riz soufflé.

    Ils le portent dans de petits paniers d’osier ou, s’ils sont très pauvres, dans un pan de leur vêtement, lorsqu’ils vont s’amuser dans les champs ou sur le chemin.

    Un jour, en juin ou en juillet, alors que j’avais six ou sept ans, je suivais un chemin étroit entre deux rizières, et je mangeais de ce riz que j’avais dans un panier.

    En regardant le ciel, j’y vis un magnifique et sombre nuage d’orage.

    Ce nuage envahissait rapidement le ciel tout entier, et un vol de grues blanches comme neige, fuyait devant lui.

    Ce contraste était si beau que mon esprit s’envola dans de lointaines régions.

    Perdant toute conscience de ce qui m’entourait, je tombai, et le riz s’éparpilla.

    Des gens me trouvèrent plus tard dans cet état et me portèrent dans leurs bras jusque chez mes parents.

    C’est la première fois que je perdis complètement conscience dans l’extase »

    L’enseignement de Ramakrishna,

     

    Cité dans L'éveil spirituel, José Le Roy, Ed. ALmora.

     

     

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    L'éveil n'est pas un extase permanente sinon on ne pourrait pas vivre bien sûr, mais il peut arriver que la perception éveillée s'enflamme devant un paysage, ou une pierre d'un mur, ou un brin d'herbe.

    C'est ce que nous montre ce témoignage du jeune Ramakrishna.

    N'importe quoi peut nous nous faire éprouver cette beauté pure, intense.

    La beauté est un autre nom du Réel, quand il n'y a plus ni de sujet, ni d'objet, mais pure présence spontanée du mystère.

    La première fois que j'ai découvert ma vraie nature , le 21 mars 19993, j'ai regardé dans ma cour d'immeuble. Il y avait là deux poubelles vertes.

    Je suis tombé à la renverse - physiquement - devant la beauté absolue de leur couleur verte.

    Jamais je n'avais vu de vert aussi beau.

    Ma perception avait soudainement été nettoyée de toute mémoire, et de tout concept.

     

    Aujourd'hui, l'éveil est devenu plus naturel, moins extatique,

    mais je sens bien que la beauté vibre toujours à la surface du Réel,

    comme un feu follet,

    promesse de joie et de mystère.

    Il suffit d'un peu d'attention pour la laisser s'enflammer.

     

    C'est pourquoi la contemplation de la beauté est un chemin vers l'éveil.

     

    Voici une expérience de Giacometti qu'il connut en sortant de son atelier à Paris :

     

    « Ce jour-là, je me souviens très exactement, en sortant boulevard Montparnasse, d'avoir regardé le boulevard comme je ne l'avais jamais vu.

    Tout était autre, et la profondeur et les objets, et les couleurs, et le silence(...).

    Tout me semblait autre et tout à fait nouveau(...).

    C'était, si vous voulez, une espèce d'émerveillement continuel de n'importe quoi. (...)

    Ce jour-là la réalité s'est revalorisée pour moi, du tout au tout :

    elle devenait l'inconnu, mais en même temps

    un inconnu merveilleux. »

    Giacometti, Journal.

     

    Cité dans L'éveil spirituel, José Le Roy

     

     

     

    jlr


samedi 12 octobre 2019

  • Réalité une

     

    Hier, lors d'un atelier à la maison (animé par José Le Roy, Lorène et Serge Durand),

    j'ai demandé aux participants qui venaient de prendre conscience de leur vraie nature grâce aux exercices de Douglas Harding, de me décrire ce qu'ils vivaient.

    Quel est le premier mot qui vous vient pour décrire cette Réalité (qui est bien sûr au-delà des mots) ?

    Voici ce qu'ont dit les participants :

    Consciente

    Transparente

    Tranquille

    Vide

    Pleine

    Ouverte

    Vivante

    Sans moi

    Présente

    Mystérieuse

    Le monde est en Elle

    Silencieuse

    Eternelle

    Evidente

    Reconnue

     

    Tous ces mots pointent vers la source, vers l'Espace sans forme, et sans limite que nous découvrons au-dessus de nos épaules. Et on peut en trouver beaucoup d'autres.

    N'est-ce pas merveilleux de pouvoir partager ainsi ensemble la réalité une que nous sommes au centre?

    Sans maitre, sans traditions, sans dogme, mais d'une manière simple, naturelle.

    Et aller ainsi au plus profond de l'expérience d'être.

    Cela me bouleverse toujours.

    jlr

     

    Six_milliards_de_visages

     

    Plein de personnages, mais une seule feuille de papier.

    Plein d'individus, mais une seule conscience.

     


vendredi 11 octobre 2019

  • Un expérience mystique

    Une expérience mystique racontée par André Comte-Sponville.

    C'est très beau, mais on a l'impression que le philosophe n'ose pas plonger dans l'expérience.

    Elle n'est pour lui qu'un moment;

    Il ne semble pas envisager qu'on puisse vivre cela au quotidien.

    Pourtant, c'est le cas.

    C'est la vie non-duelle, au-delà du sujet et de l'objet.

    Ce n'est pas une expérience, mais l'arrière-plan sur lequel apparaissent toutes les expériences.

    jlr

     


  • Au centre

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    "Si l'on s'analyse soi-même, on ne trouve rien de tel que le "moi".

    Prenons un oignon, par exemple.

    Tout d'abord, vous enlevez la peau extérieure rouge, puis vous trouvez d'épaisses peaux blanches.

    Enlevez-les l'une après l'autre et vous ne trouverez rien à l'intérieur."

    Ramakrishna


    Ce soir, vendredi 11 octobre, à 20h30, à Paris,

    José Le Roy, Lorène, Serge Durand vous invitent à explorer ce centre intérieur grâce aux outils de Douglas Harding et de la Vision Sans Tête.

    Gratuit

    Renseignement : joseleroy29@gmail.com

    Que trouve-t-on au centre de l'oignon s'il n'y a pas le moi habituel ?

    Le Silence.

    La Conscience pure.

    L'Être.

    La Joie.

     

     "Qui peut décrire ce qu'il ressent dans cet état - dans sa propre Conscience Pure - au sujet de la vraie nature du Brahman ?

         Il y a un signe de parfaite connaissance.

    Un homme devient silencieux quand Cela est atteint.

    Puis le Moi, qui peut être comparé à une poupée de sel, se fond dans l'Océan de l'Être-Conscience-Béatitude absolu et devient un avec Lui"

    Ramakrishna

    source: https://www.ramakrishna.org/skylight.htm

     

     


jeudi 10 octobre 2019

  • la distance

    Je réponds ici à une question sur la distance.

    La conscience est-elle à distance des objets?

     

     


mercredi 9 octobre 2019