José Le Roy - Eveil et philosophie, ces 21 derniers jours

Eveil et philosophie, blog de José Le Roy.
Les exercices de vision sans tête de Douglas Harding.



dimanche 14 juillet 2019

vendredi 12 juillet 2019

  • Cela ne pourrait pas être plus profond.

     

    Je me réjouis d'animer avec Catherine Harding, Bill Garside, Lorène, Serge Durand, Jacques Back et d'autres amis, la semaine en Ardèche à Terreaulumière, près de Lamasstre.

    Nous serons plus de 40 personnes pour exérimenter le Trésor de notre vraie nature grâce aux merveilleux outils de Douglas Harding.

    Quel bonheur !

    jlr

     

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    Interview de Douglas Harding de 1983

     

    "Richard Lang : Est-ce que tu trouves que dans ta propre vie tu as atteint un sentiment de paix profonde à travers cette conscience ?

     

    Douglas Harding : Oui, en effet. Cela ne pourrait pas être plus profond.

    Cela ne pourrait pas être plus disponible, et ça ne pourrait pas être plus naturel ou familier pour nous. C’est là depuis toujours, et ça ne peut jamais être  accompli, amélioré ou cultivé.

    C’est simplement ici pour être contemplé.

    Cette paix est notre véritable nature, ce n’est pas quelque chose que nous rencontrons.

    C’est là où nous sommes, plus près que quoi que ce soit d’autre. 

    Nous ne venons pas à elle, nous venons d’elle. Pour la trouver nous devons nous permettre de revenir à l’endroit que nous n’avons jamais quitté."


dimanche 7 juillet 2019

  • le grand, l’inconcevable, l’infini

    Un extrait du plus grand roman de la littérature mondiale, Guerre et paix, dans lequel le héros, André, fait l'expérience de la vacuité et de l'infini.

    Tolstoï fut par ailleurs un grand mystique, un amoureux du Christ.

    jlr

     

    tolstoï

     

    « Qu'est-ce qui se passe ? Je tombe ? Mes jambes se dérobent », se demanda-t-il et il tomba sur le dos. Il ouvrit les yeux, voulant savoir comment s'était terminée la lutte des Français et des artilleurs, si le rouquin avait été tué ou non, si les canons avaient été pris ou sauvés. Mais il ne vit rien. Au-dessus de lui il n'y avait que le ciel, un ciel haut, légèrement voilé et cependant infiniment haut, sur lequel glissaient lentement des nuages gris.

    "Quel silence, quelle paix et quelle majesté ! songea le prince André. Ce n'est plus du tout comme lorsque je courais, plus du tout comme lorsque nous courions, criions et nous battions, plus du tout comme lorsque le Français et l'artilleur, le visage convulsé de terreur et de rage, s'arrachaient le refouloir. Ce n'est pas du tout ainsi que glissent les nuages dans ce ciel infiniment haut. Comment se fait-il que je ne voyais pas auparavant ce ciel infini ? Et quelle joie de le connaître enfin ! Oui, tout est vanité, tout est mensonge à part ce ciel. Rien, rien n'existe que lui... mais cela aussi n'existe pas. Il n'y a rien, il n'y a que le silence, le repos... Et Dieu en soit loué !"

    … Autrefois, il ne savait voir en rien le grand, l’inconcevable, l’infini ; il pressentait seulement que cela devait exister quelque part, et il le cherchait. Dans tout ce qui était proche et compréhensible, il ne voyait que l’aspect borné, mesquin, quotidien, absurde. Il s’armait d’une longue-vue mentale et regardait au loin, là où le quotidien, le mesquin voilé par la brume, lui apparaissait grand, infini uniquement parce qu’il était indistinct. (…)

    Maintenant, il avait appris à voir la grandeur, l’éternité, l’infini en tout. Aussi était-il naturel que pour le voir, pour jouir de sa contemplation, il eût jeté sa longue-vue avec laquelle il avait regardé jusqu’alors par-dessus la tête des hommes, et qu’il contemplât joyeusement autour de lui la vie perpétuellement changeante, toujours grande, incompréhensible et infinie. Et plus il regardait de près, plus il était calme et heureux.»

    Tolstoï, «Guerre et paix»

    Guerre-et-paix


samedi 6 juillet 2019

  • Conscience et absolu

    Je viens de terminer la lecture de cet excellent livre de Siddharameshwar Maharaj dans la très bonne traduction de mon ami Pierre Bonnasse.

     

     

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    Pour ceux qui le connaissent pas, Siddharameshwar Maharaj fut le maitre de Nisargadatta Maharaj.

     

     

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    Siddharameshwar Maharaj

     

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    Siddharameshwar Maharaj

     

    Nisagardatta fut un des maitres les plus impressionnants du 20eme siècle et on comprend en lisant cet ouvrage que son maitre le fut tout autant.

    Ce livre montre notamment que la différence que pointait Nisargadatta entre la conscience et l'absolu se trouvait déjà très clairement dans l'enseignement de son maitre.

    C'est d'ailleurs là-dessus qu'insiste Pierre Bonnasse dans son excellente introduction (les notes et la bibliographie de Pierre sont très interessantes aussi par ailleurs).

     

    Voici quelques extraits des paroles de Siddharameshwar Maharaj sur cette distinction absolu/conscience :

     

    "Seul le Soi intérieur, sous la forme du principe de vie demeurant dans les bêtes, les oiseaux, les dieux, les démons et les humains, protège tout. S'Il n'est pas là, on est sans vie comme du bois sec. Toutes les célébrations ont lieu parce qu'Il est présent. À cause de Lui, toutes les affaires du monde et toutes les affaires spirituelles ont lieu. Dieu-homme, pureté-impureté sont là aussi longtemps qu'Il est là. Celui qui attribue la divinité aux dieux est seulement ce Soi intérieur. Tant qu'Il pense à des questions matérielles, il est une personne (jiva) ; s'Il se tourne vers la Connaissance, il est la Conscience universelle (Shiva) ; et lorsque l'identité de la personne et l'identité de la Conscience universelle ne sont plus, Il est l'Absolu (Parabrahman). Le même Soi, quand il accomplit des tâches modestes, est un ouvrier ; lorsqu'il juge, il est un juge ; et lorsqu'il prend sa retraite, il est dans l'état originel."

    **********

    "Dans les corps de tous les êtres, cette pulsation « Je suis, je suis, je suis », continue jour et nuit ! Celui qui est une personne (jiva) devient la Conscience universelle (Shiva), et lorsque les deux identités personne-Conscience (jiva-Shiva) disparaissent, l'Être absolu demeure. « Il est » tout le temps ; à aucun moment il ne fait l'expérience de « je ne suis pas».

    En essayant de décrire l'Absolu (Parabrahman), même Sheshadevient sans voix. Après avoir écarté les corps grossier, subtil et causal, ce qui reste, est Shesha (signifie littéralement « reste ») - la Connaissance dans le corps supra-causal. Ce Seigneur Shesha (ou le corps supra­causal) se connaît Lui-même, mais sa connaissance ne fonctionne pas dans le royaume de l'Absolu. Ici, l'intelli­gence ou la compréhension du Seigneur Shesha s'efface. Connaissance et ignorance, les deux n'existent pas dans l'Absolu (Parabrahman)."

     

    Donc si je comprends bien ces textes. Il y a deux étapes :

    1-D'abord on s'établit dans la Conscience Universelle (Dieu). On ne se prend plus pour la personne.

    2-puis la Conscience disparait au sein de l'Absolu. On ne se prend plus pour la Conscience (Je SUIS).

    Autrement dit, on devient Dieu, puis on va au-delà de Dieu.

     

    jlr

    Voir d'autres articles à ce sujet ICI et LA

     

     


jeudi 4 juillet 2019

  • Dieu ou Rien ?

    Très beau livre d'Hervé Collet :

    Dieu ou Rien?

    En fait c'est la même chose, nous dit l'auteur :

    Dieu est le Rien, le sublime Rien,

    la racine de toutes choses

    à partir de laquelle le monde se déploie.

    jlr

     

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    "Fondamentalement rien. Et dans ce Rien fondamental réside l'extraordinaire magie poétique du monde. Il est la source iné­puisable à partir de laquelle l'univers se déploie. Il est, dans le vocabulaire bouddhiste, le vide, plus précisément l'espace vide et infini, plein de toutes les potentialités d'être, prêtes à se condenser, le vide de notre propre graine autour duquel, peut-être, gravite l'univers."

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    "Réaliser que fondamentalement il n'y a rien est une expé­rience éminemment libératrice. Elle donne à comprendre que, puisque tout échappe à notre désir de saisir et de retenir, il n'y a aucune vérité immuable à laquelle se raccrocher, rien à atteindre, rien à attendre. Il ne reste plus alors qu'à lâcher philo­sophiquement prise et à s'accorder au cours des choses. "La méthode authentique consiste à ne rien faire de spécial", nous confie Tao hsin (VII siècle), le quatrième patriarche du zen."

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    "Le grand mystère est qu'originellement il n'y a aucun mystère. Tout est parfaitement simple et évident. Tout est Un. Fondamentalement Rien (étymologiquement "non-chose", c'est-à-dire non-distinction du tout en choses séparées). L’entropie du discours et, subséquemment, l'ésotérisme reli­gieux, philosophique et scientifique ont fini par obscurcir le message initial, celui des Anciens, si limpide, "tout est un et tu es cela", jusqu'à le rendre aujourd'hui illisible. Le mystère de la vie n'est au fond pas un problème à résoudre intellectuellement mais une réalité à expérimenter: l'unité du moi et du monde, la saisie poétique du moi-monde."

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    "Le mot dieu cherche aussi à traduire une expérience : celle de l'illumination intérieure, quand la lumière irradie à partir de notre cœur et que tout devient parfaitement clair et lumi­neux. Quand le paysage ruisselle de sacralité. Cette expérience illuminante est enthousiasme (être "en dieu") et apothéose (être "parmi dieu"), quand nous découvrons que dieu n'est autre que nous-mêmes en habit de lumière. Se manifeste alors notre aura, c'est-à-dire notre halo d'or. Et se déploie notre charisme, c'est-à-dire notre grâce."

     

    Hervé Collet

     

     

     

     

     

     


  • Rencontre sur internet

    Ce soir aura lieu la dernère rencntre internet de la saison (reprise en septembre)

    avec José Le Roy et d'autres amis

    jeudi 4 juillet

    20h30 21h30

     

    Discussion et échanges sur l'éveil

    Initiation à la méthode de Douglas Harding (Vision Sans Tête)

     

    Gratuit

     

    renseignements joseleroy29@gmail.com

     


mardi 2 juillet 2019

  • Qu'est-ce que VOIR ?

    Une nouvelle vidéo de José Le Roy

    Qu'est-ce que voir?

     

     


  • Espace

     

    Quand le moi plonge dans l'espace de la Présence,

    il s'aperçoit qu'il a toujours été la Présence sans limite.

     

     


lundi 1er juillet 2019

  • Nulle part où aller

     

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    "Il n'y a nulle part où aller, le but est atteint à chaque instant;

    tu vas où tu es;

    sois libre !

    Tu dois comprendre que ton point de départ est ta présence au présent;

    et celle-ci en est en même temps le point d'arrivée."


     Jean Klein


  • Le Soi est déjà là

     

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    "Il ne convient pas d'aller au loin pour trouver le Soi : c'est en demeurant sur place qu'on l'a constamment à sa disposition.

    Il ne faut pas raisonner pour le connaître : c'est lorsqu'on ne raisonne pas qu'il se manifeste.

    Qui donc réussira à rejoindre l'ombre de sa propre tête en courant après elle ?

    De même qu'un petit enfant peut voir mille choses reflétées dans un miroir immaculé sans soupçonner la présence même du miroir, de même les gens perçoivent le reflet des mondes dans le grand miroir de leur propre Soi et ne discernent pas le Soi lui-même, faute d'être instruits à son sujet.

    Ainsi l'homme qui n'est pas informé de l'existence de l'espace perçoit bien le monde visible mais non l'espace, son substratum.

    Prends bien soin de noter, cher époux, que l'univers est fait de la connaissance et du connaissable. Or, la connaissance est auto-établie, puisque sans elle rien n'existerait.

    Elle s'impose d'elle-même, sans le secours des moyens de connaissance droite (pramānna), car ces derniers ne sont eux-mêmes connus qu'à travers elle.

    Originellement établie, son existence n'a pas à être démontrée : c'est elle, au contraire, qui est l'âme de toute démonstration.

    Ici, les questions du sceptique n'ont pas leur place et pas davantage une éventuelle réponse à ces questions. Il n'y a pas de sens à nier (la conscience), surface polie du grand miroir en qui toutes choses se réfléchissent.

    Ni le temps ni l'espace ne la délimitent car ils ne se manifestent eux-mêmes que dans le champ de cette conscience.

    Ils ne la délimitent qu'apparemment, comme les objets visibles le vide cosmique."


dimanche 30 juin 2019

  • Méditation et spiritualité

    Je me réjouis du succès de la méditation en France, et en Europe, mais je suis sensible au fait que la méditation est parfois complètement déconnectée de sa dimension spirituelle.

    La méditation ce n'est pas juste une méthode de relaxation, ou de gestion de stress, c'est - depuis 2500 ans - un chemin d'éveil, qui permet de prendre conscience de la présence universelle (quel que soit le nom qu'on lui donne).

    Je suis d'accord avec les réflexions de Thierry Janssen ci-dessous, qui insiste sur cette dimension spirituelle.

    J'avais fait une petit video là-dessus

     

     

    jlr

     

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    Thierry Janssen :

    Il me paraît important d'insister sur ce fait car la méditation en pleine conscience (mindfullness) est actuellement très populaire. Sa pratique régulière apaise le mental, améliore la concentration, détend le corps et exerce des effets très bénéfiques sur la santé. Cependant, il serait dommage de laisser croire qu'elle suffit pour accéder au plein potentiel des pratiques méditatives et contemplatives. La méditation ne peut être réduite à une simple technique
    de relaxation qui permet de réduire le stress et de vivre mieux. Il ne faut pas oublier qu'elle fait partie patrimoine spirituel de l'humanité. Même à son plein potentiel, la méditation permet d’aller au-delà du mental (mind) pour comprendre la nature de l’esprit (spirit). Elle est la voie d’éveil de la conscience.

    Aurélie Godefroy :

    Vous insistez beaucoup sur la dimension spirituelle de la méditation. N'est-ce pas aller à l'encontre des efforts effectués ces dernières années pour introduire la méditation dans la vie laïque ?

    Thierry Janssen :
    Insister sur la dimension spirituelle, c'est éviter de dénaturer le trésor qu'est la méditation. Il y a deux ans, je parlais de cela avec Jon Kabat-Zinn, le biologiste américain qui a œuvré à l'introduction de la méditation en pleine conscience dans les hôpitaux puis. auprès d'un large public. Il me disait se méfier du mot « spiritualité» car celui-ci est souvent mal compris. Je lui ai répondu que refuser de parler de la dimension spirituelle de l'expérience humaine revient à nier une ressource fondamentale qui a permis à l'espèce humaine de perdurer jusqu'à nos jours. Il s'agit de ne pas confondre la spiritualité et les religions. Les religions naissent d'une intuition spirituelle mais, à force de se perdre dans des élucubrations mentales, elles finissent parfois par manquer de spiritualité. On peut avoir des croyances et une pratique religieuse sans vraiment explorer une vie spirituelle, de la même manière que l'on peut explorer une vie spirituelle sans adhérer à la moindre croyance ou pratique religieuse. Je pense qu’il faut oser parler de spiritualité car notre monde a besoin de mieux respecter la vie en nous et autour de nous. Le tout est de faire une bonne pédagogie afin d’éviter les amalgames et les confusions : « Ce sera ton job dans le futur » m'a rétorqué Jon Kabat-Zinn en arborant un large sourire. »

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    Aurélie Godefroy et Thierry Janssen


samedi 29 juin 2019

  • Voir à nouveau

    Ilie Cioara (1916-2004) est un mystique qui vécut en Europe de l'Est ; il est l'auteur de plusieurs livres, dont The silence of the mind.

    La revue du 3eme millénaire avait publié un extrait de son témoignage d'éveil (N°124, été 2017).

     

    ilie_cioara

     

    "J’avais 55 ans. Alors que je me réveillais de mon sommeil, comme d'habitude à 6 heures du matin, j'ai remarqué que, psychologiquement, je fonctionnais totalement différemment de la veille

    L'esprit avait perdu son agitation habituelle. Dans un état de sérénité que je n'avais· jamais éprouvé auparavant, je fonctionnais en parfaite communion avec toute ma structure somatique : mon corps et mon psychisme constituaient une parfaite unité. Mon esprit n'allait nulle part, ni en avant ni en arrière, en contact permanent avec l’ïnstant présent.

    Après le petit déjeuner, je suis parti au travail. Dans la rue, le tram, tout me semblait autrement. Mon âme voyait et entendait un écho mys­térieux, un sentiment d'être embrassé par une totale affection.

    Ma surprise fut si grande qu'elle m'em­pêcha de comprendre le mystérieux phéno­mène que je ne réussissais pas à mettre en mots. J'avais lu, bien sûr, beaucoup de des­criptions de l'Éveil, de l'illumination, de la Libération, mais il y a une grande différen­ce entre la simple connaissance intellec­tuelle - la compréhension rationnelle - et l'expérience directe et réelle du phénomè­ne. De plus, il ne peut y avoir aucune com­paraison entre les deux. Le premier est le produit de l'intellect conditionné, et le second a lieu dans l'infinité.

    Ce n'est qu'après quelques heures que j'ai réalisé ce qui m'était arrivé, sans pour­suivre ce "quelque chose" comme un idéal à accomplir. J'étais, pour employer une comparaison, dans la situation d'un homme aveugle de naissance, qui venait de recouvrer la vue après avoir été opéré. Tout autour de moi était nouveau. J'avais une vision globale des choses ; car un esprit silencieux permet aux sens de percevoir les choses telles qu'elles sont.

    L'esprit dans sa totalité était devenu, par le silence, un immense miroir où le monde extérieur se reflétait. Et le monde que je percevais directement à travers mes sens me révéla sa propre réalité. Mes amis, mes proches ou les étrangers, étaient consi­dérés sans distinction, avec un sentiment d'amour que je n'avais jamais ressenti auparavant.

    Lorsqu'une réaction du mental surgis­sait, elle disparaissait immédiatement en contact avec l'éclat de l'Attention imper­sonnelle. Un état de joie tranquille et omni­présente me caractérisait en toutes circons­tances, agréables ou douloureuses. Mon comportement était celui d'un simple témoin, parfaitement conscient de ce qui se passait autour de moi, sans affecter mon état général de paix."

    Ilie Cioara