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samedi 18 novembre 2017

  • Le consentement sexuel à 13 ans, une vision rétrograde de la protection de l'enfance
    MAJ de la page : Pédocriminalité / Droits sexuels



    Jean-Luc Mélenchon, Majorité sexuelle, ...  (Revue de la semaine, 46, nov. 2017)

    J'ai été stupéfait de voir qu'on évoquait l'âge possible du consentement à 13 ans, je ne comprends pas, si il y a une majorité sexuelle à 15 ans pourquoi il y aurait un consentement à 13 ans ? (...)
    'Il faut créer un seuil de présomption de non-consentement et le porter à l'âge de la majorité sexuel de 15 ans, pour qu'il y ait un âge au-dessous duquel le discernement et le consentement ne puisse être évoqué. Saurez-vous les entendre, nous entendre et proposer une loi qui protège les enfants, et les jeunes de moins de 15 ans contre les violences sexuels'  Clémentine Autain
    Nous autres on doit créer des consensus positifs, (...) quand nous avons proposé que la majorité civique soit à 16 ans (...) on nous a dit, non c'est trop tôt, c'est pas possible, il n'ont pas la tête à l'endroit, les mêmes vont dire que l'âge pour le consentement sexuel avec un adulte c'est 13 ans ! (...)
    C'est une bataille, nous ne lâcherons pas prise sur le sujet. J.-L. Mélenchon



    Manifestation des Effronté-e-s (nov. 2017)

    Lire aussi : Âge du consentement sexuel à 13 ans: la proposition du gouvernement suscite l’indignation, RT, le 15 novembre 2017

    * * *

    Remarques.
    Première anomalie française :
    Logiquement l'âge du consentement est celui de la majorité sexuelle, un mineur ne peut consentir à une relation avec un adulte (en raison de son immaturité physique et/ou psychique), tout acte commis est donc un viol sur mineur. Ce n'est pas le cas en France.
    Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Code pénal Art. 227
    Autrement dit cet article permet de ne pas qualifier de viol un acte sexuel sur mineur mais seulement d'atteinte sexuelle. L'absence de "violence, contrainte, menace ni surprise" défini alors une forme de consentement implicite. Cf. Wikipedia
    Seconde anomalie française : 
    Augmenter l'âge du consentement permet de mieux protéger les enfants d'actes pédocriminels. Or le gouvernement Macron veut abaisser le consentement à 13 ans, soit 2 ans de moins que la majorité sexuelle fixée à 15 ans. [Ensuite la majorité sexuelle sera probablement mise à niveau, pour la faire coïncider avec le consentement, où on la supprimera purement et simplement comme dans les Droits sexuel].

    En Suisse la majorité sexuelle est de 16 ans, elle coïncide avec l'âge du consentement, tout abus sexuel sur mineur est un viol.  
    (La France aurait avantage à s'en inspirer, en supprimant l'article 227 et en faisant coïncider l'âge du consentement avec la majorité sexuelle).

    * * *

    Le consentement sexuel à 13 ans, une vision rétrograde de la protection de l'enfance

    L'heure est grave. A part pour les pédophiles, évidemment. Le tout nouveau gouvernement a en effet décidé d'abaisser la majorité sexuelle, pour la faire passer de 15 ans à 13 ans. On nous fait le coup de l'hésitation, du truc qui n'est pas encore tranché, mais il est clair que tout cela n'est qu'une campagne de com' destinée à faire avaler une énorme couleuvre au bon peuple.

    Dans un contexte où les autorités, via l' "éducation sexuelle" et la promotion des "droits sexuels" version OMS, engendrent une sexualisation de plus en précoce des enfants, il y a fort à parier que cet "âge du consentement" sera rapidement appelé à baisser.

    Comment en est-on arrivé là? Eh bien l'affaire a été rondement menée, en 3 étapes, que l'on va détailler ici. Parce que la propagande politique fonctionne souvent sur ce modèle :
    1. L'affaire mousse dans les médias,
    2. On pousse l'opinion publique à se positionner, et on s'arrange pour qu'elle aille dans le sens voulu au départ.
    3. Grand sauveur, le pouvoir politique pond un réforme, vendue comme étant consensuelle. Mais tout le débat a été cadré à l'avance, histoire d'en arriver à faire passer une loi ou une mesure qui ne serait jamais passée autrement, ou bien aurait suscité des levées de boucliers.

    Cette affaire de la majorité sexuelle à 13 ans est assez emblématique de ce processus de propagande politique. En voici les grandes étapes:

    Etape 1: les faits divers sordides

    En l'espace d'un mois environ, coup sur coup, les médias se sont fait l'écho de deux histoires de mineures de 11 ans que la justice a considérées comme "consentantes" à des "relations sexuelles" avec des types adultes qu'elles ne connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, croisés dans la rue, alors qu'elles n'avaient jamais eu ce type de "relation" auparavant.

    > Affaire n°1, début octobre: Le viol d'une fillette de 11 ans, requalifié non pas en "agression sexuelle" comme c'est désormais devenu la norme, mais en "atteinte sexuelle". En gros, la justice a considéré que la petite était consentante, mais comme elle est très jeune on a quand-même été obligé de qualifier les faits d' "atteinte sexuelle". Pourtant, c'est bien une plainte pour viol qui avait été déposée par la victime.

    L'affaire, jugée à Pontoise, est pourtant simple: la fillette rentre chez elle en fin de journée, elle croise le type de 28 ans, finit par le suivre après qu'il l'ait mise en confiance, et là il la viole. Dès qu'elle rentre chez elle, elle raconte les faits à sa mère, qui va porter plainte.

    "En avril 2017, Sarah, 11 ans, élève de sixième dans le Val-d'Oise, a suivi un homme de 28 ans qui l'avait abordée dans un square. L'homme obtient de l'enfant une fellation, puis l'emmène dans son appartement, où il la pénètre. La famille porte plainte pour viol, mais le parquet de Pontoise choisit de poursuivre l'auteur présumé des faits pour "atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans", et non pour viol.", résumait Le Point le 3 octobre. Techniquement, la fellation est un viol, la pénétration aussi, mais comme cela a été pratiqué, selon le tribunal, sans contrainte, menace, violence ou surprise, alors il s'agit seulement d'une "atteinte sexuelle".

    La différence d'âge n'est pas considérée comme un moyen de contrainte sur cette fillette de 11 ans, alors que les juges auraient pu voir les choses comme cela.



    Affaire n°2, début novembre : on apprend cette fois-ci que la cour d'assises de Seine-et-Marne a considéré que le viol d'une mineure de 11 ans n'était pas un viol, et a donc carrément acquitté l'accusé. Là encore, la raison inoquée est simple: il n'y a ni contrainte, ni menace, ni violence, ni surprise. Donc pas de viol.

    "Les faits se sont produits en août 2009. La jeune fille, aujourd'hui âgée de 20 ans, s'était rendue dans un parc avec l'accusé, 22 ans à l'époque, qui l'avait auparavant abordée alors qu'elle jouait avec sa cousine dans la cour d'un immeuble à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne). Ils avaient eu une relation sexuelle, consentie selon l'accusé. Il affirme aussi que la jeune fille avait menti sur son âge, lui disant, selon l'avocat de ce dernier, Me Samir Mbarki, "qu'elle avait 14 ans et qu'elle allait vers ses 15 ans", ce qu'elle conteste. La famille de la jeune fille a eu connaissance des faits en 2010, en découvrant sa grossesse.", explique France Info.

    En gros, c'était la parole de l'accusé contre celle de la victime (qui donc n'en serait pas une, du moins pour la "justice"). Il dit qu'elle a dit qu'elle allait sur ses 15 ans? Il dit qu'elle était consentante? Eh bien pas de problème: on acquitte. Le parquet a quand-même fait appel.

    La version de la victime est différente, et plus cohérente. En effet, une gamine qui joue dehors avec sa cousine n'est pas d'un coup prise d'un besoin sexuel si pressant qu'elle va se taper le premier venu alors qu'elle est encore vierge. "Justine a toujours maintenu avoir donné son âge à cet inconnu, qui lui a demandé de l’accompagner jusqu’au parc, ce qu’elle a accepté. Là, il commence à la déshabiller et lui demande de se coucher sur le sol. Il lui tient les mains, la pénètre. Elle lui demande d’arrêter, mais il continue. Quelques minutes plus tard, elle retourne chez son oncle, ne dit rien. Justine accouchera en mai 2010 d’un petit garçon, placé dans une famille d’accueil".

    Etape 2: l'embobinage médiatique

    Dès le 9 octobre, le journal Marianne lance un appel à "changer la loi" suite à l'affaire n°1. Une pétition est lancée avec quelques têtes d'affiche parmi les signataires, dont Jean-Pierre Rosencvzeig, désormais retraité, Aurélie Filipetti ou encore l'innénarrable Roselyne Bachelot, celle qui voulait faire vacciner la france entière.

    Que demandent tous ces gens? "Nous manifestons notre indignation devant cette décision et réclamons qu’un seuil d’âge soit fixé par la loi, comme c’est le cas dans d’autres pays et comme le préconise le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, afin qu’on ne puisse plus présumer qu’un enfant ait consenti à un acte sexuel".

    France Info précisait d'ailleurs, au sujet de la position du "Haut Conseil" machin, que "En France, aucune loi ne fixe cet âge minimum, à l'inverse d'autres pays européens. Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes propose de l'établir à 13 ans."

    Ces deux décisions de justice ont fait parler dans des médias étrangers, en Belgique, en Suisse, en Angleterre, au Japon, au Canada et même au Mexique ...

    Etape 3: le politique s'en mêle

    On aurait du se méfier dès le lancement de la pétition de Marianne.

    Suite à la polémique médiatique, aux cris effarés sur les réseaux sociaux (évidemment) et aux diverses pétitions qui ont circulé demandant qu'on enlève toute notion de consentement quand il s'agit de mineurs, eh bien les sbires du micron (je parle du gouvernement) nous disent qu'on réfléchit d'un coup (comme par hasard) à fixer un âge "de présomption de non consentement".


    A ce moment-là, il était évident que nous venions de subir quelques semaines d'enfumage, dont le point culminant jusqu'à présent fut la déclaration de l'obscure ministre de la justice, comme quoi fixer à 13 ans cette présomption de non consentement était "envisageable" (mais on a quand-même fait mine d'hésiter entre 15 et 13 ans pendant 2 jours).

    Et hop, magie! On abaisse ainsi la majorité sexuelle de 15 à 13 ans. Il reste cependant un peu de marge pour rejoindre le vatican, centre du réseau pédophile clérical, qui a fixé cet âge à 12 ans.

    En tout cas une chose est claire: si en-dessous de 13 ans, on présume qu'il y a non consentement, c'est bien qu'au-dessus de 13 ans, on présumera qu'il y a consentement.

    La réfome doit passer vite, comme s'il y avait urgence absolue à grapiller deux ans sur la majorité sexuelle: la loi doit passer début 2018. Cela étonne un peu au Canada où cet âge a été augmenté en 2008, pour passer de 14 à 16 ans. Cet empressement à coller un âge légal pour se taper des mineurs aussi bas que 13 ans pose question.

    Plusieurs associations avaient organisé une manif de protestation le 14 novembre, mais celle-ci a été fortement perturbée par la police suite à la découverte, a-t-on dit, d'un engin explosif dans le secteur. Quelques people comme Sardou ou Nagui ont aussi pris position contre l'âge de 13 ans pour le consentement.

    Réflechissons...

    La question du "consentement" est aujourd'hui la question centrale du débat, qui est donc biaisé. Il y a encore quarante ou cinquante ans, on considérait que tout rapport sexuel avec un mineur, sous la majorité sexuelle, était en réalité un viol, ou une agression sexuelle puisque la plupart des viols, y compris sur les mineurs, sont correctionnalisés, c'est-à-dire jugés comme de simples délits, passibles de 10 ou 12 ans de prison au grand maximum (avec les circonstances aggravantes).

    Aujourd'hui, on cherche à donner un "consentement" à des mineurs. Pourtant, c'est bien parce que la société, le droit et la justice considèrent qu'ils n'en ont pas, que les mineurs sont appelés des mineurs, qu'ils ne votent pas, ne se marient pas, ne signent pas de contrat, et ont en réalité un statut particulier.

    Que dit la loi en france?

    ==> Article 227-25 du code pénal : "Le fait par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende".

    Donc si on manipule l'enfant ou le mineur de moins de 15 ans, qu'on le met en condition de stress pour qu'il obéisse (qu'il "consente", selon la justice), et même qu'il se taise pendant des années, eh bien on ne risque que 5 ans de prison. Il n'est pas question ici de viol. C'est 10 ans si l'adulte est en position d'autorité (le fait d'être un adulte face à un mineur n'est donc pas considéré en soi comme une position d'autorité). Et normalement, en cas de viol c'est directement les assises.

    Mais:

    "La Cour de cassation française (en quelque sorte la Cour suprême du pays) a même écrit que la contrainte ne sera présumée que pour les enfants "en très bas âge". Autrement, le procureur devra démontrer qu'un enfant de 8 ou 9 ans n'a pas consenti, qu'il a été "contraint" à une relation sexuelle, pour que ce soit un viol", précise La Presse. ca, un média canadien.

    "Au départ, on croit à un canular : un adulte acquitté du viol d'une fillette de 11 ans en France parce qu'on n'a pas prouvé l'absence de consentement", expliquait d'entrée le chroniqueur du média, qui avait assisté au procès du réseau pédophile d'Angers.  Mais non, ce n'est pas un canular. C'est la france. Les enfants, comme les femmes, sont toujours considérés dans le droit comme soumis aux hommes, commeune sorte de propriété. Ce que les hommes leur font n'est en somme pas bien grave, et doit être minimisé par tous les moyens.

    Comment les choses se passent-elles au Canada? Le chroniqueur poursuit, manifestement indigné par cette décision française: "Des juges canadiens se sont fait rabrouer par la Cour suprême ici pour avoir considéré comme facteur atténuant le fait que l'accusé n'avait pas « utilisé la violence ». L'usage de violence supplémentaire constitue un autre crime ; le fait de ne pas battre sa victime en plus de la violer n'est certainement pas un facteur atténuant, mais simplement l'absence d'un autre crime. Et à un âge où le consentement ne devrait rien valoir, l'idée qu'il faille prouver la contrainte est plutôt révoltante".

    Pour parvenir à une logique comme celle que semblent suivre désormais certains juges français, il faut:
    - Nier la notion de "mineur", qui n'a pas atteint un libre arbitre suffisant pour faire des choix éclairés,
    - Nier l'ascendant de fait qu'a un homme adulte sur un enfant, quel qu'il soit,
    - Nier le choc traumatique subi par l'enfant et ses conséquences.

    "A 11 ans, le consentement est vicié d'emblée, quelle que soit l'attitude de la victime présumée", a rappelé la vice-présidente du TGI de Paris.

    On peut résumer le problème en une phrase:  le droit français, tel qu'il est interprété aujourd'hui, considère qu'un mineur de 11 ans peut avoir un consentement éclairé pour avoir des relations sexuelles avec un adulte.

    Où l'on en revient à l' "éducation sexuelle", aux "droits sexuels" & Co...

    On comprend bien que le processus est de responsabiliser les mineurs de plus en plus tôt en matière de sexualité. Les autorités semblent vouloir croire, comme les propagandistes pédophiles des années 70 - 80, que les enfants sont aptes à avoir des relations sexuelles et à faire des "choix" en conséquence.

    Certes, on parle aujourd'hui d'un âge de 13 ans, mais il ne faut pas se faire d'illusion: le but n'est pas de renforcer la majorité sexuelle mais de l'abaisser. Et elle le sera d'autant plus rapidement que l'éducation sexuelle portera ses fruits.

    Si les textes de loi et circulaires français en la matière n'en sont pas encore à recommander la masturbation aux 4-6 ans comme le préconisent les "Standards pour une éducation sexuelle en Europe" de l'OMS, la vision des enfants contenue dans des textes de référence internationaux est pour le moins inquiétante.

    Et ces textes internationaux, même s'ils ne sont pas obligatoires et contraignants pour les Etats, montrent la direction à suivre, celle dans laquelle il y aura des subventions, des politiques publiques favorables, et en l'occurrence nous sommes même en train d'assister à la création d'une véritable filière économique de l' "éducation sexuelle", avec tout un tas de professionnels qui voient là un créneau porteur.

    On pourrait presque croire que pour les rédacteurs de ces textes, les enfants sont de petits pervers -polymorphes ou pas.  Pour eux, l'école, mais surtout l'éducation sexuelle "tout au long de la vie" doit accompagner ces pulsions et même favoriser leur expression, puisque l'accès au "plaisir" est désormais considéré comme un droit humain au même titre que les autres.

    En belgique, des sexologues veulent même expliquer aux enfants que les relations sexuelles "c'est chouette ou bon", comme s'il s'agissait d'une préoccupation normale pour des gamins de 5 ou 10 ans.

    Bref, on comprend bien la tendance qui est en train de se dessiner, on comprend bien les risques qui pèsent sur l'innocence des enfants (un concept qui passera bientôt pour "réac" à mon avis), et la stratégie adoptée est claire.

    On met le pied dans la porte avec une "éducation sexuelle" version gentille, prônant l'égalité des sexes, le respect des homos, des trans etc.

    On verra au fil du temps que les thématiques vont s'élargir, que les programmes deviendront de plus en plus techniques, pour des enfants de plus en plus jeunes.

    C'est pareil avec l'abaissement de la majorité sexuelle (car c'est bien de cela dont il est question): au nom de la protection des mineurs, on passe de 15 à 13 ans, puis après il n'y aura plus qu'à réduire à 12, 10 ans, et pourquoi pas 3 ans, comme le réclamaient plusieurs groupes pédophiles anglais réunis dans le Paedophile Information Exchange, très actif dans les années 80.

    Une époque paradoxale

    Il existe une réelle fébrilité au niveau international pour imposer cette "éducation sexuelle" dans un maximum de pays, et le plus rapidement possible. Ce n'est pas un hasard, cela s'inscrit dans un processus. Je recommande de lire des textes comme ceux de Tony Duvert ou Gabriel Matzneff, des pédophiles revendicatifs des années 70 et 80, à qui on donnait des tribunes dans Libé, ou de Frédéric Mitterrand, de revoir la tirade de Cohn-Bendit défendant le plaisir de tripoter des gosses, et tant d'autres.

    Si aujourd'hui micron et sa clique semblent si pressés de laisser les adultes avoir des rapports sexuels avec des mineurs de 13, 14, 15 ans, c'est parce que la tendance générale est clairement à dépénaliser la pédophilie.

    Si un Pierre Bergé est resté une icone toute sa vie, que Mitterrand, Cohn Bendit et tous les autres sont encore là, c'est parce que nos élites sont d'une rare complaisance avec toutes les compromissions, pédophilie comprise. Ce fléau n'est un problème pour personne, sous les ors de la République.

    Et même pour certains "professionnels", comme :

    - Sylvain Mimoun (2013) : pour se justifier d'avoir déclaré qu'il "n'y a pas d'âge pour un premier rapport sexuel ", il s'est cru obligé de préciser que "Ce qui est choquant, c’est d’être choqué ! Quand on dit que les enfants pensent au sexe, c’est déjà un gros mot. Pas étonnant que l’on ait vilipendé Daniel Cohn-Bendit lorsqu’il avait jugé utile la mouvance de Mai-68 pour avoir libéré la sexualité de tout le monde, y compris des enfants (...) Aujourd’hui, la société crée des barrières morales. On va vers un puritanisme de plus en plus fort. On considère l’enfant comme un ange qui ne peut pas avoir de pensées sexuelles. Mais pourtant, je persiste à dire que les enfants sont préoccupés par ce sujet". Mimoun défend l'éducation sexuelle et figure parmi les "experts" du site educationsensuelle.com.

    - Marcel Rufo (2012) : Sur le plateau d'une émission "santé" de France 5, le Dr Rufo (il est pédopsychiatre) avait sa chronique dans laquelle il répondait aux questions des téléspectateurs. Une mère a évoqué sa fille qui était persuadée d'avoir été violée quand elle était petite, et qui allait très mal depuis des années. Pour Rufo, rien de grave: tout cela n'est qu'une hallucination et quand bien même, la plupart des victimes vont bien malgré un viol. Celles qui vont mal, c'est parce qu'il y a autre chose que le viol, explique ainsi Rufo, déniant manifestement le traumatisme engendré par les viols, et en particulier sur les mineurs.

    - Françoise Dolto (1979) : pour elle aussi, si les enfants sont traumatisés suite à l'inceste, à un viol, c'est parce que la société est trop rétrograde et le condamne. "Nous ne vivons pas dans une société où ces choses sont permises. Résultat, la fille [violée par son père] ne peut pas vivre normalement". Par ailleurs, pour elle dans le cas d'un viol paternel, ce n'est pas vraiment un viol car les filles sont "consentantes", en fait l'enfant a "compris que son père l'aimait et qu'il se consolait avec elle, parce que sa mère ne voulait pas faire l'amour avec lui". Ce n'est pas une blague, c'est bien ce qu'elle a déclaré dans une interview absolument édifiante pour la revue Choisir.

    Une société qui responsabilise les mineurs est une société qui revient aux normes d'avant le XIXe siècle, quand on ne considérait pas les enfants comme des individus spécifiques. La protection des mineurs est récente, et consiste à considérer que les mineurs ne peuvent avoir un libre arbitre (c'est pour cela qu'ils ne votent pas, ne peuvent pas travailler en principe, ni rentrer dans l'armée, ni payer d'impôts etc.) car ils sont dépendants de leur environnement direct, conditionnés par leur culture familiale. On considère donc qu'avant tout ils doivent être protégés des agressions et on leur donne un statut particulier en conséquence.

    C'est là-dessus qu'est revenu sarkoléon en envoyant des gosses de 14 ans en prison. Et cette histoire de majorité sexuelle à 13 ans est du même tonneau.

    Cependant, tout n'est pas perdu. En effet, nous sommes aussi à une époque où on avance dans la compréhension des mécanismes psychiques et psychologiques chez les victimes de tels actes, notamment l'impact des maltraitances sur le cerveau et son fonctionnement, et même sur l'ADN. A ce sujet, la littérature scientifique ne manque pas (une liste de plusieurs études ici).

    Il est maintenant impossible de nier l'impact négatif des abus sexuels. Ceux qui se risquent à le faire sont dans l'idéologie, pas dans le factuel.

    Par ailleurs, la parole se libère. Les victimes ont besoin de parler et beaucoup d'entre nous sont prêts à les écouter, et à les aider à se faire entendre.

    Il est essentiel de comprendre les processus qui sont en cours. Bien qu'on affiche de jolis principes (avec l'Europe on connaît la chanson), la réalité pratique, c'est qu'on veut associer enfants et sexualité. Nous savons d'où viennent ces revendications, qui ont de nouveau pignons sur rue, désormais enrobées dans des pseudos "droits sexuels" qui n'en sont pas pour les enfants, les mineurs.

    Ne soyons pas dupes. Nous devons résister à ces processus, les dénoncer, rappeler que les enfants doivent être protégés et pas considérés comme des sujets ou des objets sexuels par la société toute entière.


  • Que croyez-vous ?





    Les Chemins de la philosophie  par Adèle Van Reeth
    Que croyez-vous ? (13-16.11.2017)
    (1/4) La religion peut-elle se passer de la foi ?
    Avec Delphine Horvilleur, rabbin du Mouvement juif libéral de France, directrice de rédaction du magazine Tenou’a
    (2/4) Croire au XXIe siècle
    Avec Camille Riquier, Maitre de conférence à la Faculté de philosophie de l'Institut Catholique de Paris, corédacteur des Annales bergsoniennes
    (3/4) Les raisons de croire
    Avec Claudine Tiercelin, Professeur au Collège de France. Chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance
    (4/4) Comment lutter contre la superstition avec Spinoza
    Avec Ariel Suhamy, maître de conférences au Collège de France, éditeur du site la Vie des idées

  • Big big Brother


    Surveillance en Chine (RMC Découverte, nov. 2017)

    Est-ce si différent dans nos pays occidentaux ?
    Lire aussi : Renseignement : derrière le brouillard juridique, la légalisation du Deep Packet Inspection, La Quadrature du net, 15 nov. 2017


    La Chine veut donner une « note de confiance » à tous ses citoyens
    Par Elodie, le 26 octobre 2016  - Journal du Geek

    Orwell doit se retourner dans sa tombe, le gouvernement chinois entend attribuer une « note de confiance » à tous ses concitoyens, basée sur leurs données personnelles. Les moins bien notés seront sanctionnés.


    Voici donc « Internet Plus » ou quand le Big data sert au contrôle des masses. Nous ne sommes pas dans un roman de science-fiction ou dans l’un des derniers épisodes de Black Mirror (Nosedive pour ne citer que lui) mais en Chine.
    Fin septembre, le Parti communiste chinois au pouvoir a annoncé une nouvelle mesure surprenante basée sur le Big Data : à partir des données personnelles recueillies sur ses citoyens, le gouvernement leur attribuera une note de confiance. Une note qui servira autant de sésame que de purgatoire.

    Une note de confiance pour tous les citoyens

    Ainsi, cette note attribuée par le pouvoir conditionnera l’accès à certains services et fermera la porte à d’autres. Autrement dit, tout citoyen chinois devra avoir un comportement exemplaire (légal, social, fiscal, juridique, etc.), si ce n’est irréprochable, pour pouvoir prétendre à l’obtention d’un prêt ou d’une promotion.


    Les moins dignes de confiance seront sanctionnés. La liste des restrictions prévues en cas de comportements déviants (employons les grands mots) détaillée par le gouvernement chinois et rapporté par le Washington Post est proprement hallucinante : elle va des restrictions bancaires et financières pures et simples (attribution d’un crédit, participation à un marché public, possibilité de devenir actionnaire, etc.), à l’interdiction de voyager en 1ère classe, voire de partir à l’étranger, ou d’inscrire ses enfants dans les meilleures écoles du pays.


    Passe droit ou sanctions

    Votre score déterminera votre place dans la société. Ce plan est issu de la volonté de la Chine de développer un « système de crédit social » d’envergure pour 2020, afin de promouvoir la culture de la « sincérité » au sein d’une « société socialiste harmonieuse » où « maintenir la confiance est glorieux ».
    Le gouvernement va donc collecter les données de 700 millions d’internautes chinois pour les évaluer dans différents domaines, social, politique et juridique. On comprend mieux les velléités d’interdiction du pouvoir envers le chiffrement et autre VPN, qui empêcheraient ce travail de collecte : réseaux sociaux, code de la route, comportement au travail et en-dehors, tout sera passé au peigne fin et pourra avoir une incidence sur la note établie. Les entreprises sont également concernées par le dispositif et pourront se voir refuser l’accès à un marché public, l’émission d’obligation ou des investissements.


    Le contrôle des masses sous couvert de lutte contre la corruption

    Le gouvernement justifie ce plan par la lutte contre la fraude et la corruption, qui gangrène le pays. Ces dernières années, les scandales de corruption impliquant de hauts responsables se sont multipliés. En 2015, le caractère de l’année était donc 廉, qui signifie « incorruptible ».
    Ce système de notation existe dans d’autres pays, notamment pour l’obtention d’un prêt ou d’une assurance. En France l’accès aux données de santé aux assurances a suscité une levée de boucliers. Mais c’est la première fois qu’il est déployé à si grande échelle dans toute les strates de la société et de la vie professionnelle et personnelle des citoyens.

    Vers un régime totalitaire ?

    En 2010, un projet similaire avait été lancé dans la province du Jiangsu, avec un maximum de 1 000 points attribués par les autorités. Les infractions pouvaient coûter entre 20 et 50 points, de la conduite en état d’ivresse ou le paiement d’un pot de vin (50 points) au passage à un feu rouge (20). Des sanctions qui s’appliquaient également à la vie privée, selon que vous apparteniez à un culte ou ne preniez pas soin de vos parents âgés. Les citoyens étaient ainsi classés de A à D et pouvaient obtenir un traitement préférentiel ou se voir refuser un emploi.


    Face à la contestation, le gouvernement avait fait marche arrière, avant de revenir par la fenêtre avec ce nouveau plan.
    Reste que ce plan sert de formidable moyen de pression pour les autorités qui renforce les contrôles sur sa population et pousse la Chine dans un régime totalitaire.
    Un tel projet pourrait aiguiser les appétits des hackers, friands de données en tout genre. Selon William Glass, analyste dans la société spécialisée en cybersécurité FireEye : « Il y a un marché énorme pour ce genre de dispositif, et aussitôt que le système sera installé, cela incitera grandement les cybercriminels et certains acteurs soutenus par l’État à pénétrer à l’intérieur, soit pour voler des informations, soit les altérer. »

    * * *

    Les USA approuvent le premier comprimé électronique
    Le 14 nov. 2017 - Le Figaro 

    L'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) a autorisé la mise sur le marché du premier comprimé électronique capable d'indiquer si un malade a bien ingéré son traitement et quand. Un capteur inséré dans la pilule émet un signal qui permet de déterminer l'heure et la date de la prise du médicament, précise la Food and Drug Administration dans un communiqué publié tard lundi. Ce système de traçabilité est autorisé pour un traitement contre la schizophrénie, la manie aiguë et des troubles bipolaires.

    Il s'agit de l'aripiprazole, commercialisé sous le nom Abilify depuis 2002. La version électronique est appelée Abilify MyCite. Une fois avalé, le capteur de la pilule, fait de cuivre, de magnésium et de silice, produit un signal électrique au contact des liquides de l'estomac. Après quelques minutes cette impulsion est captée par un récepteur qui se trouve sur un patch collé sur la cage thoracique.
    Le patch - qui doit être remplacé chaque semaine - transmet alors l'information à une application permettant aux malades de traquer l'ingestion du médicament sur leur téléphone mobile. Les patients peuvent aussi autoriser leurs médecins à accéder à ce système via un site sur internet.
    "Pouvoir traquer la prise des médicaments prescrits peut être utile pour certaines personnes souffrant d'une maladie mentale", explique le Dr Mitchell Mathis, directeur de la division des traitements psychiatriques au centre de recherche et d'évaluation des médicaments de la FDA. Mais l'agence des médicaments souligne que ce système de traçabilité n'a pas encore démontré sa capacité à améliorer la prise régulière de médicaments.
    Abilify MyCite est commercialisée par le groupe pharmaceutique japonais Otsuka Pharmaceutical Co. tandis que le capteur et le patch sont fabriqués par la firme américaine Proteus Digital Health.

    * * *



    Jacques Attali sur la puce RFID (Public Sénat, Conversation d'avenir, 2012)

    - Qu'est-ce qu'on peut imaginer pour la traçabilité des individus ? 
    - Soit de façon positive, soit de façon inquiétante, de surveiller les gens. (...)
    On peut imaginer que chaque individu, volontairement, ou sans le savoir, aurait une puce en lui qui détiendrait tout une série d'informations personnelles. (...) 




    François Asselineau contre le puçage des êtres humains (2015)

    La radio-identification, le plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais radio frequency identification), est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » (« RFID tag » ou « RFID transponder » en anglais).
    Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans des organismes vivants (animaux, corps humain). Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur.
    Source (et suite) du texte : wikipedia

vendredi 17 novembre 2017

jeudi 16 novembre 2017

mercredi 15 novembre 2017

  • Nous sommes Espace Infini

     

    «Nous ne sommes pas ce petit moi limité auquel la plupart du temps nous nous identifions.

    Nous sommes Espace Infini.

    Il nous faut retourner notre regard vers nous-même et voir à partir de quoi nous regardons.

    Il s'agit de remonter à ce point où nous disparaissons en tant qu'ego (apparence) pour renaître à notre véritable Moi, ou véritable nature, notre visage originel.

    Ce vrai visage, cette clarté, c'est le visage de l'UN.

    Celui que nous sommes vraiment vraiment vraiment.

    Ce visage est absolument immaculé, immortel.

    Il est impersonnel.

    Il ne porte aucune étiquette.

    La vocation de cette quête est d'englober à la fois la nature et l'immensité de l'univers, par l'immensité de l'esprit et du coeur.»

     

    Douglas Harding


    "L'immensité intérieure".


    aux éditions Originel-Jean-Louis Accarias

     

    douglas-catherine

    Douglas Harding et Catherine en Israel, pour un atelier

     

    Venez nombreux à la célébration de Douglas Harding à Paris les 18 et 19 novembre

    avec des amis du monde entier (Canada, Angleterre, Japon, Suisse, Hollande...)

    PROGRAMME DU WEEK-END

     

    Merci à Charles Coutarel pour la citation


mardi 14 novembre 2017

  • L'angoisse d'être vu

    Un lecteur du blog me pose cette question :

     

    "Bonjour

    Est ce que la vision sans tête peut m'aider à me libérer rapidement de mes angoisses et de mon stress lié à une phobie sociale  ?

    Bien cordialement"

     

    Je précise que je ne suis pas psychothérapeute mais philosophe.

    Et en tant que philosophe je peux dire que la plupart des gens souffrent d'une forme de phobie sociale dans la mesure où le regard de l'autre est problématique.

    Le fait d'avoir le sentiment d'être vu par autrui est la source de beaucoup de nos angoisses. Quand on reste identifié à son corps, à son individualité, alors oui , comme le dit Sartre " L'enfer c'est les autres". Et Sartre explique bien cette phrase dans l'Être et le néant ; l'enfer c'est les autres parce que nous sommes vus et chosifiés par autrui.

    La Vision Sans Tête nous libère - et souvent instantanément - de cette impression.

    Pourquoi ?

    Parce que en nous éveillant à notre vraie nature, nous réalisons que ce que nous sommes véritablement ne peut être vu par autrui. Autrui perçoit notre apparence (ce corps) mais non l'essence (la vacuité).

    Douglas Harding m'a raconté que dans sa jeunesse il était d'une timidité maladive, terrible et très génante. Quand il s'est éveillé à la vacuité, celle-ci a disparu.

    Je fais le même constat moi-même : en découvrant que nous ne sommes pas un corps dans le monde, mais une vacuité qui embrasse le monde, le regard de l'autre n'est plus un problème.

    J'ai récemment parler devant plus de 2000 personnes à Bruxelles, et être l'espace qui accueille toute cette foule est relaxant et léger.

    Ce que vous êtes n'est pas une chose visible, mais une non-chose transparente. Le réaliser procure un sentiment de liberté inouï et instantané (Expérience que n'a jamais réalisé Sartre !).

    Regardez au-dessus de vos épaules. Inversez la flèche de votre attention.

    Voyez-vous quelqu'un qui regarde?

    Ne disparaissez-vous pas en faveur du monde et de l'autre?

    Voici une video qui pourrait vous aider.

    Amicalement José

     

     

     

     

    Jean-Paul-Sartre

     

     


lundi 13 novembre 2017

  • Qui veille ?

    Vu sur le jeu des miroirs sur FB

    jean-yves leloup


  • • J’étais entré dans la réalité centrale de toute chose - Jurgen Ziewe

    Récit dune retraite de pleine conscience dans la nature

    Une puissante expérience de pleine conscience. Jurgen Ziewe a passé une semaine dans un chalet isolé d'une région sauvage d'Ecosse. A l'abri des distractions du monde moderne, il a fait l'expérience de première main de ce qui se produit lorsque l'attention est focalisée sur la source même de l'attention. 
             Ce récit  nous fait voyager dans le vécu intime de son auteur qui expose ici les aspects les plus profonds de sa vie intérieure. Il a pris note, avec autant de précision et d'authenticité que possible, des processus mentaux à l'œuvre dans ses profondes méditations. Il vécut là une de ses plus puissantes expériences d'expansion de conscience de sa vie ; une expérience qui le laisse dans un rapport nouveau et inédit au monde.
    Cette proximité avec le phénomène de l'attention l'a conduit à transcender le point de vue individuel et a débouché sur une expérience de Conscience Cosmique. 
    Cette aventure intime est agrémentée de photos prises par l'auteur qui nous mettent aussi en contact avec la beauté  du monde animal, prenant parfois des accents chamaniques. 
    Un témoignage simple et profond. A notre époque moderne riche en  sollicitations, cette lecture fait l'effet d'un rafraîchissement et est une invitation à la simplification et à la paix.
    Un livre profondément inspirant qui fournit des indices à tous ceux qui voudraient sortir du confinement des identifications personnelles.

    © Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel : 

    Qu’importe ce que je faisais ou les pensées que je pouvais avoir, je ne pouvais me situer que dans ce seul lieu qui n’était ni ne pouvait être séparé de rien. Quel que soit l’endroit où se portait mon regard, l’endroit où mon attention était captée, tout faisait partie de moi dans la même mesure que mon corps faisait partie de moi. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’étais entré dans la réalité centrale de toute chose, et j’avais levé le voile de l’illusion d’être une entité séparée d’un monde qui serait extérieur. Je ne me tenais désormais plus à part et je ne pouvais plus agir comme si j’en étais séparé. J’avais cessé de me situer dans un temps et dans un lieu, et j’étais devenu un champ sans horizon ni limite.
    Ce champ n’avait ni début ni fin, et il était créé et recréé tout neuf à chaque instant. Je me sentais attiré de manière identique par tous les objets qui entraient dans ce champ quelles que soient leur valeur dans le monde. Je vis une fleur comme la fleur essentielle – et ce quel que soit son état : en graine, naissante, épanouie, fanée, retombant sur sa tige. Sa nature essentielle de fleur était toujours visible, même lorsqu’elle gisait dans la boue.

    Je ne devais plus me soucier de la manière de fonctionner de ce vaste champ toujours à nouveau neuf d’unité qui déployait des milliards de milliards de formes avec des opportunités infinies de croissance et d’exploration. Je pouvais agir, parler et penser en accord avec ce qui est sans avoir à me préoccuper d’effectuer ou non ce qui est juste. Je pouvais faire fond sur l’authenticité de mes pensées – non filtrées et libres de jugements – car elles émergeaient d’une source profonde, pure et non contaminée qui connaissait et comprenait toutes les choses. Une nouvelle autorité émergeait, affirmant gentiment mais fermement son contrôle, légitimée par sa connexion directe à ce qui est vrai et authentique. Elle ne nécessitait aucune persuasion et agissait comme source de sagesse intrinsèque. Elle accomplissait simplement ce qui était nécessaire pour faire évoluer sa propre nature sans avoir besoin de poser des questions ou de chercher des réponses. La tranquillité et la claire lumière de la conscience étaient tout autour de moi et j’y avais un accès direct.

    Il n’y avait plus ni bien ni mal, juste l’essence impartiale de toutes choses. Je n’avais plus besoin de séparer les choses les unes des autres pour les hiérarchiser dans un système de valeurs et de décider quelles étaient les bonnes et quelles étaient les meilleures, celles qui avaient de la valeur et celles qui n’en avaient pas. J’acceptais tout simplement les rôles, les attributions et les fonctions dans le monde comme une part intrinsèque de son existence. Partout où mon regard se portait, je ne voyais qu’existence en développement, manifestation légitime enracinée dans un être et présente dans un but précis qui avait sa place dans le monde pour évoluer, apprendre et se déployer.

    Cela durerait-il ou n’était-ce qu’une provisoire demeure, une échappée temporaire des fers de la condition des êtres mortels ? Une telle réalisation peut-elle se maintenir ? Est-il possible de survivre dans un monde privé de ses valeurs traditionnelles et du sens qu’on lui a affecté ? Comment un tel monde pourrait-il être maintenu dans un environnement humain où l’on juge tout selon les apparences ? Maintenir nécessiterait quelqu’un qui maintient, mais une telle personne avait déjà disparu avec tout le reste. Je réalisai que la maintenance prenait soin d’elle-même et que ma vie désormais serait un processus continuel de lâcher-prise et de réjouissance face au fait qu’il n’y a rien dont je ne fasse pas déjà intégralement partie.

    Quelque chose s’était définitivement brisé, comme une cage de verre dépoli pulvérisée en des millions de morceaux et qui me laisserait désormais respirer l’air frais et voir le monde clairement comme si c’était la première fois. Il faudrait un miracle et un effort surhumain pour recoller tous ces petits morceaux de verre et reconstituer la cage à nouveau.

    Oui, j’avais connu la tranquillité dans le passé, une bénédiction quotidienne octroyée par mon compagnon silencieux qui me rappelait à lui au moment où j’ouvrais les yeux. Où était-il donc maintenant ? Il était ici, en moi, tout à côté de moi et devant moi. Il était dans mes mains et dans mon corps et je pouvais voir le monde à travers ses yeux. En devenant son égal, j’étais devenu lui. J’étais le compagnon silencieux.

    Il était dans mon cœur, mon sang et ma perception. Je vis tout ce qu’il avait vu toute ma vie lorsque je n’étais qu’à moitié éveillé, prenant mon rêve pour la réalité. Désormais je pouvais voir ce qu’il n’avait pas cessé de voir. Je compris pourquoi il était silencieux et en repos dans la connaissance profonde qui désormais s’étalait devant moi. Dans le passé, il m’avait pointé du doigt la vérité lorsque je l’avais demandé et maintenant je partageais la vérité de sa position et de son point de vue ; la seule chose que j’avais à faire désormais était de simplement ouvrir les yeux, voir, et regarder. Alors que je voyais et regardais, un frisson chaud et une bénédiction me   parcoururent – me confirmant que tout cela était vrai.


dimanche 12 novembre 2017

  • Que signifie être éveillé ?

    Très simple video de Mooji qui explique ce que signifie qu'être éveillé.

    C'est découvrir qu'il y a un arrière plan au-delà du corps, des pensées et de toutes les identités liées à la mémoire.

    Mais cet arrière-plan n'est pas une chose,

    c'est une non-chose, une ouverture, une Présence.

    Ainsi, il convient juste de faire un pas en arrière, un petit pas en arrière de nos pensées, et de notre corps, dans le vide, là où il n'y a plus du tout d'identités connues.

    C'est-à-dire voir le monde depuis la conscience et non depuis le penseur.

    jlr

     

     

     


  • Programme du week-end Douglas Harding

    Voici le programme du week-end autour de Douglas Harding à Paris.

    Il est susceptible d'être modifié.

     

    Programme Célébration Douglas Harding (1909-2007)

    18 et 19 novembre 2017

    Salle Sainte Agnès 23 rue Oudinot 75007

    En anglais et en français

     

    douglas-harding

     

    Samedi 18 novembre

     

    9h30-10h : accueil (welcome): thé (tea), gâteaux (biscuits)

    10h-10h30 : Ouverture Catherine Harding (opening)

    10h30-11h15 : Richard Lang

    11h15-12h : José Le Roy

    12h-12h30 : Echanges avec les amis (discussions with friends.)

    12h30-14h : Repas (lunch)

     

     14h-14h45 : Philippe Fabri

    14h45-15h30 : Judy Bruce

    15h30-16h : Pause (break) : thé (tea), gâteaux (biscuits)

    16h-16h45 : Alain Bayod

     16h45-17h15 : Echanges avec les amis (discussions with friends.)

     

     

     

     

    Dimanche 19 novembre

     

    9h30-10h : accueil (welcome): thé (tea), gâteaux (biscuits)

    10h-10h45 : Karin Visser

    10h45-11h30 : Lorène Le Roy

    11h30-12h15 : Serge Durand

    12h15-12h30 : Echanges avec les amis (discussions with friends.)

    12h30-14h : Repas (lunch)

     

     

    14h-14h45 : Bill Garside

    14h45-15h30 : Richard Boyer

    15h30-16h : Pause (break) : thé (tea), gâteaux (biscuits)

    16h-16h45 : Yuko Takaki

    16h45-17h : Fin de rencontre (the end) : Catherine Harding

     

     

    Librairie, ventes de posters, de cartes

    Projections de films sur Douglas Harding

     

    Inscription : https://www.weezevent.com/week-end-de-celebratrion-douglas-harding

     Possibillité d'acheter les billets sur place (participation libre)

    INFORMATIONS / Programme_C_l_bration_Douglas_Harding_2