Sur le Web, ces 21 derniers jours

lundi 24 juin 2019

  • C’est maintenant que nous voyons ou jamais !

     

    "Chacun est à lui-même sa propre voie. Nous n’avons nulle part où aller. L’éveil que nous cherchons c’est ce que nous sommes. Avons-nous besoin de trente années d’observation pour voir une montagne ? C’est maintenant que nous voyons ou jamais ! Il ne s’agit pas de penser à la montagne, de se la représenter mais de se confronter à elle."

    Jean-Yves Leloup (Manque et plénitude)

     

    mont-blanc

     

    Si nous sommes face à une montagne - disons le Mont Blanc - nous la voyons sans difficulté.

    Pas besoin de méditation, de lectures assidues sur l'alpinisme ou l'art de skier.

    Pas besoin d'années d'études pour cela.

    Pas même besoin de monter dessus.

    Le Mont-Blanc est là, évident, devant nous.

    L'éveil est encore plus évident car il est ce à partir de quoi nous voyons.

    Il est ce que nous sommes. 

    Il s'agit de prendre conscience du monde et de l'espace ouvert dans lequel il apparait.

    C'est maintenant.

    Juste ici, au-dessus de vos épaules, que découvrez-vous?

    Une tête?

    Ou un espace ouvert, sans limite, sans âge, sans forme, et rempli du monde.

     

    jlr

     


  • Mieux vaut tard que jamais

     

    Humour

    humour1


  • • Dans son Essence, c'est la pure conscience - Kathleen Dowling Singh

    Silencieusement, Cela apparaît...
    Quand on le réalise, c'est vaste et sans limite ;
    Dans son Essence, c'est la pure conscience,
    Tout émerveillée devant ce reflet pur...
    L'émerveillement infini permet cette sérénité ;
    Dans cette illumination,
    tout effort intentionnel disparaît.
    Le silence est le mot de la fin.
    Le reflet est la réponse à toute manifestation.
    Dépourvue de quelque effort que ce soit,
    Cette réponse est naturelle et spontanée...
    La vérité de l'illumination silencieuse est parfaite et complète.

    Hung Chih

    L'auteure s'attache à faire la lumière sur l'intime relation qui existe entre mourir, la pratique de la contemplation, et l'épanouissement spirituel. Ce livre offre une vision significative des dimensions subtiles et des transformations profondes que nous traversons quand nous sommes proches de la mort. 
    Quand nous regardons dans ce « miroir » que nous offre le processus de fin de vie, nous obtenons une image plus claire de nous-mêmes et de toutes les possibilités inhérentes à la conscience humaine. 
    En nous révélant les niveaux de conscience qui transcendent la conscience personnelle, cet ouvrage permet de comprendre que l'approche de la mort est un processus naturel d'éveil à notre nature véritable. Il nous indique comment nous nous reconnectons à l'Êtreté d'où nous sommes issus. 
    Après avoir côtoyé des centaines de mourants, l'auteure observe que la fin de vie a pour effet de modifier notre perception en la faisant passer du drame à l'expérience de la grâce. Dans la dissolution qui a lieu à ce moment-là, nous dépassons le sens personnel du Moi, et les illusions d'un mental ordinaire. En soi, l'opportunité de l'imminence de la mort semble posséder les potentialités d'une démarche spirituelle.
    En approfondissant notre connaissance du voyage humain dans sa globalité - de la naissance à la mort -, nous renforçons notre capacité à vivre plus pleinement, plus librement. Grâce à cette expansion de notre horizon, nous entrons dans des dimensions qui permettent à notre être de s'ouvrir à ce qui est avec moins d'artifices et plus de simplicité d'être, avec moins de frivolité et plus de joie, avec moins de souffrance et plus de gratitude.

    « Un livre profond et émouvant - dont nous avons tant besoin. » Ken Wilber.

    © Extraits publiés avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel

    La conscience une


    Les oiseaux ont disparu dans le ciel,

    Et maintenant, le dernier nuage se dissout. Nous nous asseyons, la montagne et moi, Jusquà ce que seule la montagne demeure.

    LiPo
    Peu à peu, nous comprenons quil ne sagit pas dune vitre, mais dun miroir, que le divin que nous contemplons est notre moi. Dans notre nature individualisée, nous voyons notre nature essentielle. Cest lémergence de la conscience une. Isaac laveugle, lun des tout premiers mystiques juifs, appelait ce niveau, situé bien au-delà de la compréhension rationnelle, deus absconditus, Dieu caché dans le soi, dans les profondeurs du néant, « ce que la raison est impuissante à concevoir ».
    Dans notre conscience, dans notre identité, dans notre connaissance, nous étions déjà devenus celui qui voit, le témoin transpersonnel. Maintenant, à travers cette présence silencieuse, nous pressentons qu’il n’y a aucune différence entre « celui qui voit », le scénariste, et la scène. Nous découvrons qu’il n’y a jamais l’un sans l’autre. Seule subsiste la conscience. Cest elle qui est derrière tout, en tant que rayonnement naturel de l’treté. Et nous reconnaissons quil en a toujours été ainsi. La conscience est une réalité ancienne, non née, et qui jamais ne mourra. Notre sens séparé du moi finit par totalement détendre ses contractions. Nous effaçons la parenthèse que nous avions dessinée au cœur de linfinitude à jamais présente de lesprit.
    Dans la tradition de lislam, on fait référence à la conscience en tant quidentité suprême. cest la même conscience qui a marché sur Terre dans chacun des ancêtres dont nous sommes le fruit, et la même identité qui marchera sur Terre dans chacun des descendants à qui notre graine donnera vie. Elle nest jamais née et ne mourra jamais, elle est vacuité et plénitude, un et multitude. Lâme est alors remplacée par lesprit.
    Une fois atteint ce niveau de conscience, la tradition nous dit que notre sens de lidentité se répand dans tout. La réalité est reçue, ou nous pénètre, de la manière la plus pure et directe qui soit. Quand le sens du moi se dissout complètement, le premier dualisme en fait autant. Avec la conscience quil ny a aucune dif- férence, aucune limite, entre lexpérience et l’experiencer (celui qui fait lexpérience), commence létape de réalisation la plus élevée, lactualisation intégrale dans lêtreté – la conscience une. Avec la dissolution de la première limite, notre sens de lidentité englobe tout. À ce niveau dunité ultime, nous ne sommes plus un moi face à la réalité, mais, comme le dit Wilber, « nous devenons la réalité ». La contemplation de cet état de conscience rarissime, loin de létat dans lequel la majorité dentre nous traversent la grande partie de notre existence, est stupéfiante.
    Notre esprit souvre sur lextraordinaire et vaste nature de lêtreté, vide et pleine, complètement inimaginable et inexpressible. Dans cette dimension plus subtile, toutes nos conceptualisations, à propos de notre identité et de la réalité, se dissolvent, comme un nuage de fumée balayé par le vent. En fait, le mot sanskrit nirvana veut dire « extinction ». Cest létat inconditionnel où ignorance et désir séteignent tous les deux.
    Notre nature même nest en aucun cas autre que létat dêtre appelé : bouddhéité, Tao, Brahman, Dieu, la nature même de la réalité. Elle est non duelle : ni un, ni deux, simultanément interpénétrés.
    Ici, ce qui nous est révélé, ce qui est connu, ce quen vérité nous sommes devenus, cest, comme Sogyal Rinpoché le dit : "La nature de notre esprit est semblable au ciel. Complètement ouvert, libre, sans limite ; il est fondamentalement si simple et si naturel quil ne peut jamais être compliqué, corrompu ni maculé... Cest simplement limmaculé qui se regarde."
    Voilà lexpérience que je suis portée à croire que chacun fait quand nous entrons dans la mort : l’immaculé se regarde, tout simplement.
    .../...

    En fait, quand tout se dissout, nous revenons à notre état originel. tout est dénoué : le corps et l’esprit, les liens entre un niveau de manifestation et un autre, incluant les liens entre le champ énergétique et le système nerveux, et les liens qui ancrent la force vitale au plan physique. Quand tout cela meurt, les émotions, les désirs, les dualismes, toutes les structures précédentes de l’identité meurent également. Cela crée une ouverture. Le sens de solidité corporelle se dissout. Les Tibétains appellent cet intervalle particulier le « bardo de la fin de vie » et le reconnaissent en tant que moment le plus profond dans la vie d’un être humain, le moment où l’opportunité spirituelle est la plus importante. Cet intervalle est comme une fenêtre ouvrant sur la révélation de la nature immaculée de la réalité qui est pure, rayonnante, simple, entière. C’est dans cette ouverture que notre véritable nature nous est révélée. 

dimanche 23 juin 2019

vendredi 21 juin 2019

  • Regarder sans la prunelle de l'oeil

    orimo_shobogenzo_2

    Dans le texte célèbre de Dogen (1200-1253), le Shobogenzo, on trouve cette phrase de maître Nyojô (maitre chinois de Dogen):

    " Au moment où Gautama perd la prunelle de son œil

    Au sein de la neige, une seule branche de prunier en fleurs ! 

    Dans ce Présent, où prolifèrent un peu partout les épines,

    En retour rient-elles du vent du printemps qui les entrelace si fort. »

     

    Que signifie perdre la prunelle de son oeil?

    C'est voir qu'on ne regarde pas à partir d'un oeil coloré, limité, mais à partir de l'espace vide et clair.

    Alors la branche de prunier en fleurs est vue à partir de l'espace ouvert de la conscience vaste.

    Elle apparait dans la vacuité, dans l'espace sans observateur.

    Notre oeil est sans oeil.

    Et Dogen commente le passage ainsi:

     

    "L’Ainsi-Venu se cache dans la prunelle de l’Œil, et la prunelle de l’œil se cache dans les fleurs de prunier.

    Les fleurs de prunier se cachent dans les épines.

    En retour, les épines soufflent maintenant le vent du printemps.

    Et bien que ce soit ainsi, elles goûtent avec allégresse la mélodie des fleurs de prunier. »

     

    Il n'y a plus de dualité entre celui qui voit et l'objet vu, car maintenant tout est vision, tout est regard, tout est le Bouddha, l'Ainsi-venu.

    Et quelle allégresse dans cette nouvelle vision !

    Quel souffle de vie ! Quelle mélodie!

    jlr

     

    prunier

     


jeudi 20 juin 2019

  • Rendez-vous internet

    Ce soir rendez-vous internet avec José Le Roy

    20h30 - 21h30

    pour une discussion sur l'éveil spirituel et la méthode de la voie directe de Douglas Harding.

    Ce sera l'occasion departager quelqeus exercices d'éveil.

    c'est gratuit

    renseignements joseleroy29@gmail.com

     

    dou93_0002

    Douglas et José, à Nacton, chez Douglas

     

    "Il vous suffit de retourner votre attention de 180°, de regarder et être cet Un qui regarde, l’espace infini, vide, conscient, éternel que nous sommes tous pour nous-mêmes, très précisément ici et maintenant, en ce centre qui est capacité pour le monde de se manifester.

    Il n’y a rien à accomplir.

    Simplement VOIR que vous êtes construit pour aimer.

    Jamais, jamais, au grand jamais vous n’avez été en situation de face à face avec qui que ce soit ; cela a toujours été Face à Espace. »

    Douglas Harding

     


mercredi 19 juin 2019

  • Louis Lavelle : La présence de l'Etre

    Louis Lavelle est un remarquable philosophe français du XXème siècle.

    Louislavelle


    Dans ce texte, il nous invite à prendre conscience de la présence de l'Être.

    jlr

    "Il y a une expérience initiale qui est impliquée dans toutes les autres et qui donne à chacune d’elles sa gravité et sa profondeur : c’est l’expérience de la présence de l’être. Reconnaître cette présence, c’est reconnaître du même coup la participation du moi à l’être.

    Personne sans doute ne peut consentir à cette expérience élémentaire, en la prenant dans sa simplicité la plus dépouillée, sans éprouver une sorte de frémissement. Chacun avouera qu’elle est primitive, ou plutôt qu’elle est constante, qu’elle est la matière de toutes nos pensées et l’origine de toutes nos actions, que toutes les démarches de l’individu la supposent et la développent. — Mais, cette constatation une fois faite, on passe vite : il suffit désormais qu’elle reste implicite ; et nous nous laissons attirer ensuite par les fins limitées que nous proposent la curiosité et le désir. Ainsi notre conscience se disperse ; elle perd peu à peu sa force et sa lumière ; elle est assaillie de trop de reflets ; elle ne parvient pas à les rassembler parce qu’elle s’est éloignée du foyer qui les produit.

    Le propre de la pensée philosophique est de s’attacher à cette expérience essentielle, d’en affiner l’acuité, de la retenir quand elle est près d’échapper, d’y retourner quand tout s’obscurcit et que l’on a besoin d’une borne et d’une pierre de touche, d’analyser son contenu et de montrer que toutes nos opérations en dépendent, trouvent en elle leur source, leur raison d’être et le principe de leur puissance.

    Mais il est difficile de l’isoler pour la considérer dans sa pureté : il y faut une certaine innocence, un esprit libéré de tout intérêt et même de toute préoccupation particulière. Savoir qu’elle existe, ce n’est pas encore en réaliser la plénitude concrète, ce n’est pas l’actualiser et la posséder.

    La plupart des hommes sont entraînés et absorbés par les événements. Ils n’ont pas assez de loisir pour approfondir cette liaison immédiate de l’être et du moi qui fonde chacun de nos actes et lui donne sa valeur : ils la soupçonnent plutôt qu’ils ne la sentent ; elle n’est jamais pour eux l’objet d’un regard direct, ni d’une conscience claire ; et si parfois leur pensée vient à l’effleurer, ce n’est qu’un contact passager et dont le souvenir s’efface vite.

    Mais celui qui par contre a saisi une fois dans un pur recueillement et comme l’acte même de la vie la solidarité de l’être et du moi ne peut plus détacher d’elle sa pensée : le souvenir de ce contact en renouvelle la présence qui ne cesse plus d’ébranler son esprit et de l’éclairer. Que l’on ne dise pas que cette expérience est évidente et qu’elle doit être faite, mais qu’elle est stérile si on ne la dépasse pas aussitôt : elle contient en elle tout ce que nous pouvons connaître. Dès qu’elle est donnée, notre vie retrouve son sérieux essentiel en renouant ses attaches avec le cœur du réel, notre pensée, au lieu, comme on le croit, de s’appauvrir et de se vider, acquiert la certitude et l’efficacité en découvrant, dans chacune de ses démarches, l’identité de l’être qu’elle possède et de l’être auquel elle s’applique."

    Louis Lavelle; La présence totale

    la_presence_totale

     


  • annulation de l'atelier à Paris le vendredi 21 septembre

    Bonjour,

     

    je suis obligé d'annuler la soirée consacrée à l'enseignement de Douglas Harding

    vendredi 21 juin à Paris,

    pour des raisons familiales.

    Désolé.

    Prochain rendez-vous pendant la semaine du 14 au 20 juillet en Ardèche.

    Et sinon prochain atelier à la rentrée à Paris en septembre pour les ateliers.

     

    https://www.visionsanstete.com/ateliersvst


mardi 18 juin 2019

  • Qui choisit ?


    Question :
    La Conscience est impersonnelle, donc ne semble pas être à l'origine des actions.
    Sachant qu'il n'y a personne, qui donne l'impulsion à nos actions ?

    Réponse :
    Les choses sont finalement assez simples.
    Il y a deux possibilités.
    Soit le fonctionnement du corps- mental est personnel.
    Cela suppose, qu'au centre de nous même, existe, caché on se demande bien où, une entité séparée, un moi ou un je personnel, dépositaire des pouvoirs essentiels; à savoir: 
    être ce qui perçoit, ce qui comprend, et ce ce qui agit.
    Notons que cette croyance, pourtant saugrenue, est partagée par une immense majorité de gens, bénéficiant ainsi de la puissance de conditionnements millénaires, ainsi que de la force du nombre.
    Il est pourtant clair, que les croyances d'une majorité de couillons, ne suffisent pas à faire une vérité.
    Soit cette entité personnelle, n'existe tout simplement pas.
    Elle ne peut donc être, ni ce qui perçoit, ni ce qui comprend, ni ce qui agit.
    Et pourtant, n'est-ce pas, il y a bien perception, compréhension, et action.
    En l'absence de moi personnel, et malgré les apparences, les choses ne peuvent donc être qu'impersonnelles.
    Percevoir, comprendre, agir, est bien dans ce cas l'activité de la totalité.
    Ici nous l'appelons la Conscience.
    Voila, entre ces deux possibilités, choisissez votre camp.
    Mais finalement, qui choisit ?

  • • Ne faites rien, soyez - Nisargadatta Maharaj
    Ce que vous cherchez est si proche de vous qu’il n’y a pas même la place d’un chemin.