Sur le Web, ces 21 derniers jours

samedi 28 novembre 2020

  • Une méditation sur le silence par Douglas Harding

    Une video de Douglas Harding

     

    Méditation sur le silence

     

    prises de vue Jean-Louis Gerö

    Domaine du Taillé

    stage d'été

    été 1996

     

     


  • • Il n’y avait que Cela - Yvan Amar


    A cet instant, j’ai senti que je prenais un risque immense, mais que je ne pouvais plus ni reculer ni faire demi-tour : le risque de quitter le chemin de la transcendance. Soudain, j’abandonnais mon image de grand yogi capable de faire le silence intérieur. Ce jour-là, je dis à Nadège : « je joue un coup de poker : je renonce à tout ce à quoi j’ai cru pendant toutes ces années. Mais je n’abandonne pas, je renonce seulement à une certaine façon de voir. Je vais peut-être redevenir celui dont je me moquais hier, un homme ordinaire qui regarde la télé, qui mange un steak, qui va au cinéma, qui fonctionne comme tout le monde. » J’ai ajouté : « C’est plus fort que moi, je ne peux pas faire autrement. » Et j’ai pris le risque de la vie, le risque de ne plus chercher au-delà. D’un coup je me suis défait de tout ce avec quoi j'avais fonctionné. Totalement, sans rien préserver, sans rien sauvegarder. Cela s’est passé en trois jours, pendant lesquels j’ai senti progressivement quelque chose que je n’avais jamais senti depuis ma naissance. J’ai senti la vie. Je suis allé vers ce qui était là et j’ai senti que la vie entrait en moi. Ce sont des expressions toutes simples qui viennent à ce moment-là, mais elles sont absolues. J’ai senti que cette vie m’aimait, comme j’étais, tel que j’étais. C’était comme si elle m’attendait. J’ai alors compris pourquoi les grands mystiques parlent de la Mère divine : parce que ce sentiment d’amour de la vie envers nous, on l’éprouve dans l’amour absolue d’une mère ; on est dans les bras de la Mère divine. Aucune vision, aucune hallucination, c’était quelque chose de très simple, de concret et d’immédiat, qui me prenait à l’intérieur et que je reconnaissais. Je sentais que cette vie m’aimait. Au fur et à mesure que c’était ressenti, éprouvé, montait en moi une confiance impérieuse. Autant je me sentais auparavant en conflit, séparé, avec une peur constante, autant j’éprouvais alors une confiance absolue dans ce qui était, dans la vie. Ce qui m’est apparu immédiatement, c’est que cette confiance était ma nature : à la fois cette confiance et son objet. Cela n’a fait que grandir pendant ces trois jours, jusqu’au moment où s’imposa une confiance absolue dans tout ce qui était sans que ce soit un objet. Alors, tout a disparu : la Mère divine, Yvan Amar… Il n’y avait que Cela : une réalité absolue où n’existait plus ni division ni conflits, où seule existait l’évidence de l’être.


    Yvan Amar (L’Effort et la Grâce) 

     




vendredi 27 novembre 2020

  • Covid-19. Pire qu'un mauvais virus, un mauvais vaccin.

    MAJ de la page : Coronavirus

    Hopkinson Smith, Suite pour Luth en C Min. BWV 997: I. Fantasia (Juin 2017)
    Lire aussi : Hopkinson Smith, c’est le luth final, 21 novembre 2020, TdG



    Tenzin Wangyal Rinpoche, This is it (2017)

    C'est (ainsi). Regarde. / Douleurs passées, espoirs à venir. / Comme des nuages dans le ciel, vont et viennent. / C'est l'état immuable de toute chose. 
    C'est (ainsi). Regarde. / Rien qui n'en découle. / Rien qui n'y demeure. / Rien qui n'y soit libéré.
    C'est (ainsi). Regarde. / Les perceptions s'estompent, comme les brumes des nuages. / Les sentiments s'estompent, comme des arcs-en-ciel. / Ceci, comme le ciel, ne change pas. 
    C'est (ainsi). Regarde. / Le désir ne le rapproche pas, / La colère ne le repousse pas au loin, / Ce n'est ni proche ni loin.
    C'est (ainsi). Regarde. / Essaie de le chercher, tu ne le trouveras pas, / Essaie de t'en défaire, tu ne le perdras pas. / Ceci demeure naturellement, primordialement.
    Vas-y. Doute de cela. / Tu auras quand même de la chance. / Parce que tu seras vraiment plus proche. / Et bientôt le sens de tout cela se fera jour, c'est certain. 
     

    * * *
     

    Courbe de mortalité. Suède (haut) et France (bas)
      

      

     
    Pr. Didier Raoult, Reconnaître les patients à risque pour sauver des vies (IHU, 25 novembre 2020)
    Lire aussi : Covid 19 : le parquet de Marseille classe sans suite la plainte sur les essais cliniques de Didier Raoult, 24 novembre 2020, France 3
    (MAJ 27) Démission de Dominique Martin, Directeur Général de l’ANSM. Scandale de trop, Remdesivir, hydroxychloroquine ou Rivotril ?, 27 novembre 2020, France Soir
     


    Pr. Didier Raoult,  Épidémies et frontières / COVID-19 et égouts  (IHU 25 novembre 2020)


     
    Dr. Louis Foucher, Sur les vaccins (CNews, Morandini, 24 novembre 2020)


    Louis Fouché : danger du virus, enfants et masques, structures globales [2/5]
    (Re)voir : Partie 1
    Voir aussi : Dr. Merrit, sur les masques "Vous savez que ce mensonge va s'effondrer", 29 septembre 2020/ trad. 26 novembre 2020



    Louis Fouché : Vaccin et Covid, questions en suspens [3/5] - Suite à venir.
       


    Message de Louis Fouché : Sauver Vincent (RéinfoCovid, 23 novembre 2020) 
    Lire aussi : Soutien à Vincent PAVAN, mathématicien & maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille, 23 novembre 2020, RéinfoCovid / 



    (MAJ 27) Debriefing de Vincent Pavan, prof de mathématiques à l'uni d'Aix-Marseille suite à sa mise à pied (France Soir, 27 novembre 2020)



    Dr. Pascal Sacré, réanimateur, licencié pour ses idées ! (Kairos, 25 novembre 2020) 



    La Tribune REINFO #3 - 26/11/2020, avec E. Loridan, O. Soulier, A. Tortosa, H. Banoun, P. Sacré (26 novembre 2020) 
    Lire aussi : Le Mr Vaccin du gouvernement était le lobbyiste du Big Pharma…, 24 novembre 2020, Le Courrier des stratègesVaccination contre le COVID : le pouvoir tenté de violer la libre disposition de son propre corps, 23 novembre 2020, Le Courrier des stratèges / 
    Alléger la commercialisation de vaccins OGM : un réglement européen contesté, 18 novembre 2020, Inf'OGMComment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe, 25 novembre 2020, Valeurs 



    (MAj 27) Guy de La Fortelle, Budget SÉCU : Tout pour le vaccin, RIEN pour l'hôpital (26 novembre 2020)
    Pétition : Pas avec mes impôts
      


    Pr. Éric Caumes sur les vaccins  (LCI, 24h Pujadas, 24 novembre 2020)
    Voir aussi : Budget SÉCU : Tout pour le vaccin, RIEN pour l'hôpital, 26 novembre 2020, L'Investisseur sans costumes



    Dr Gérald Kierzek, Bientôt des "prisons sanitaires" et des "bracelets électroniques" pour les cas positifs ? (LCI, 24h Pujadas, 24 novembre 2020)

    Le Forum économique mondial et la Commons Project Foundation ont accueilli aujourd'hui l'Airport Council International (ACI) World, qui représente près de 2000 aéroports dans le monde, et cinq grandes compagnies aériennes mondiales en tant que membres du CommonTrust Network. (...) Les compagnies aériennes CommonTrust Network JetBlue, Lufthansa, Swiss International Airlines, United Airlines et Virgin Atlantic commenceront le déploiement de CommonPass en décembre sur certains vols au départ de New York , Boston , Londres et Hong Kong. (...) 
    Extrait de : Les aéroports du monde et les principales compagnies aériennes rejoignent le réseau CommonTrust et commencent le déploiement de CommonPass en décembre pour soutenir une réouverture plus sûre des frontières, 24 novembre 2020, Prnewswire
    Lire aussi : Covid-19: Qantas exigera la vaccination de ses passagers, 24 novembre 2020, Le FigaroCoronavirus : La Chine veut suivre l'état de santé des voyageurs grâce à un QR code, 24 novembre 2020, 20 MinutesCovid-19: les dangers du vaccin obligatoire ou du QR Code pour voyager, 14 novembre 2020, Business Travel 

       

    2021 : obligation vaccinale, directement
    ou indirectement (restriction de libertés en cas de refus) ?
      


    (MAj 27) Amélie Paul, Les 10 raisons pourquoi je veux absolument me faire vacciner. Partie 3 (25 novembre 2020) 
    (Re)voir : Partie 1 / 2 
     
     


    (MAJ 27) #4 HOLD-UP, ITW Grand Format : Dr Alexandra Henrion-Caude, 17 septembre 2020 (27 novembre 2020)

    Plus de huit mois après que le SRAS-CoV-2 est devenu une menace mondiale, la lumière n'est toujours pas faite sur son origine. Ceux qui soupçonnent que le virus a été développé dans un laboratoire sont souvent rejetés comme des théoriciens du complot, mais il existe de plus en plus de preuves qui suggèrent que des recherches GOF (à gain de fonction) ont pu rendre le SRAS-CoV-2 particulièrement virulent.
    Alors que certains scientifiques soutiennent encore que le SRAS-CoV-2 est un produit de l'évolution naturelle, d'autres considèrent qu'une fuite accidentelle ou délibérée d'un laboratoire est une hypothèse valide qui mérite une enquête plus approfondie.
    Depuis des décennies, les recherches GOF (de Gain de Fonction), qui modifient les virus pour augmenter leur transmissibilité, leur pathogénicité, leur virulence ou leur létalité, sont menées par des scientifiques américains et chinois travaillant en collaboration. Il y a eu de nombreuses «fuites» de virus provenant de laboratoires, y compris lors de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenue en 2003-2004.
    Source (et suite) du texte : SARS-CoV-2: l'hypothèse qu'il proviendrait d'un laboratoire gagne du terrain par Annette Gardland, 25 novembre 2020, France Soir (trad.) 
    Lire aussi : Quand la démocratie devient un complot…, 25 novembre 2020, France Soir / Ethique de la Covid-19 . Vers un nouveau Nuremberg ?, 25 novembre 2020, France Soir / Un tribunal portugais juge que les tests PCR sont “peu fiables” et les quarantaines “illégales”, 23 novembre 2020, Aube digitale (trad) 
     


    Le debriefing en direct d'Alain Houpert, sénateur et médecin (France Soir, 26 novembre 2020)



    (MAJ 27) Le debriefing de Pr. Paul Trouillas, médecin neurologue et philosophe (France Soir, 27 novembre 2020)



    (MAJ 27) Le debriefing de Me Carlo Brusa, avocat et président de l'association Reaction19 (France SOir, 27 novembre 2020)
      


    Jean-Dominique Michel, anthropologue. Propagande, corruption & trahison. (Ema Krusi, 26 novembre 2020)

    Pourquoi [faut-il déconfiner] ?
    - Parce que le confinement n‘empêche rien, au contraire, il prépare les poussées épidémiques futures par les modifications qu’il apporte à la structure de la poussée épidémique (voir post du 19 novembre).
    - Parce que la poussée épidémique d’octobre-novembre est terminée. Elle suit son histoire naturelle, sans qu’on sache très bien pourquoi, et certainement elle se termine sans se préoccuper des interventions humaines, mais c’est ainsi (voir post du 16 novembre).
    - Parce que les conséquences socio-économiques sont gravissimes, mais également, sur le plan sanitaire : sur le diagnostic et la prise en charge des autres maladies.
    Extrait de : Covid - Faut-il déconfiner ? Oui et en super-urgence par Christophe de Brouwer, professeur et président émérite de l’École de santé publique de l'Université Libre de Bruxelles. 24 novembre 2020, Anthropo-logique


    Eric Remacle, La noblesse pour traverser le chaos, entre colère saine et empathie (25 novembre 2020)
          


    Eric Remacle, Les sans visages et le vol de la tendresse (17 novembre 2020)
    Lire aussi : Les masques faciaux vous rendent stupide, 28 juillet 2020, Critic
     


    Wanda 7 ans.
      
    Laura 8 ans
     Source (et autres) photos : RéinfoCovid


  • What else?

     

    Nous savons que Douglas Harding s'est éveillé à sa vraie nature en découvrant un autoportrait de Ernst Mach.

     

    Ernst_Mach_Innenperspektive-1

     

    Voici un autre admirable autoportrait en première personne fait aujourd'hui par le dessinateur Paul Heaston:

     

    20201127_180915

     

    En dessous des épaules, il n'y a rien : aucun observateur. Vacuité. Rien. Nada.

    Et la pièce apparait dans cette ouverture éveillée.

    What else?

    jlr

     


  • Le scandale du Remdesivir ne fait que commencer.

    MAJ de la page : Covid-19. Anomalie helvétique. Un scandale sanitaire ?

    Le scandale du Remdesivir ne fait que commencer. Lettre ouverte d’un citoyen suisse.
    25 novembre 2020 - Sources (avec des introductions) : Anthropolo-gique / Liliane Held Khavam
     


    À xxx, le 25 novembre 2020

                                                                    Monsieur le Conseiller fédéral Alain BERSET,
                                                                    Chef du Département fédéral de l'intérieur,
                                                                    Secrétariat général SG-DFI
                                                                    Inselgasse 1
                                                                    CH-3003 Berne

    Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset,

    Vous recevez cette lettre d’un citoyen soucieux de la confiance qu’il porte aux institutions de son pays et de leurs représentants.

    J’ai noté ce 20 novembre 2020 que l’OMS mettait en garde contre les effets secondaires, et ne recommandait pas le Remdesivir vendu par le laboratoire Gilead sous le nom commercial de Veklury pour le traitement des malades de la Covid-19. Selon ce qui ressort de l’étude Solidarity, il n’a "que peu ou pas d’effet sur la mortalité globale, la mise en route de la ventilation et la durée du séjour à l’hôpital chez les malades hospitalisés". Cela m’a choqué pour différentes raisons que vous devriez comprendre :

    Il y avait au 27 mars 2020 un espoir "fondé sur des bases rationnelles" que le Remdesivir devienne un traitement efficace pour les malades de la Covid-19. Ces bases rationnelles consistaient en une efficacité contre « divers coronaviridae en culture de cellules, ainsi que SARS-CoV et MERS-CoV in vivo dans des modèles animaux (...) »[1]. C’est-à-dire qu’à cette date là, il n’y avait rien concernant des essais sur les humains infectés par coronavirus avec ce médicament. Celui-ci est connu pour avoir été développé pour Ebola et contre laquelle, d’ailleurs, il n’a pas été efficace.

    Mais, selon le site officiel de Swissmedic, « le 29 juin 2020, Swissmedic a reçu une demande d’autorisation du remdésivir (...). Le lendemain, après une analyse du rapport bénéfice/risque, Swissmedic a décidé d’autoriser (…) la mise sur le marché du remdesivir en vertu de l’ordonnance (...) adoptée en urgence par le Conseil fédéral. »[2]

    Je m’interroge sur ce qu’il pouvait y avoir à mettre du côté des bénéfices de ce rapport bénéfice/risque, à peine 3 mois plus tard ! Je lis que fin avril, alors qu’une étude chinoise a constaté l’inefficacité de ce médicament, la FDA autorise le remdesivir sur la base d’un essai[3] « décevant »[4] stoppé avant sa conclusion, sans effet sur la mortalité (!) et, pour certains, seul le hasard expliquait le maigre bénéfice observé : une réduction de l’hospitalisation de 15 à 11 jours[5] ! Or, les experts de Swissmedic ont fondé leur décision sur : « Une vaste étude clinique menée avec le principe actif remdesivir aux États-Unis a mis en évidence un rapport bénéfice/risque positif chez les patients atteints de COVID-19 (...) »[6]. Les experts de Swissmedic se sont-ils basés sur cette même étude qui a convaincu la FDA ? On pourrait ne pas le croire, mais il semble que ce soit bien le cas.

    Au-delà d’une présentation enthousiasmante de la part des journaux[7] c’était déjà des résultats en réalité médiocres voir inexistants. Aussi permettez-moi de soumettre ceci à votre réflexion :

    Cet article du New England Journal of Medecine comptait 9 auteurs, dont 7 en conflit d’intérêts avec Gilead (grants, fees, travel support). Un parmi ceux-ci était employé par Gilead au moment de la publication (voyez mon annexe). Partant du principe que l’OFSP dont vous êtes le chef n’a aucun mandat scientifique mais politique – en effet, une théorie politique des plus simples appréhenderait la politique comme espace de rapports de forces entre différents intérêts, encadrés par des règles institutionnelles et une éthique tout à fait variables des acteurs engagés – je demande la chose suivante : en quels termes ces conflits d’intérêts ont-ils été considérés par vos services ?

    Dans ce contexte et à titre personnel, je ne revendique presque aucune compétence scientifique mais s’il y avait quelque chose d’autre de probant du côté des « bénéfices » de ce médicament, cela apparaîtrait à quelque part, au moins sur votre site ou celui de Swissmedic. Or, il n’y a rien.

    Concernant les risques du médicament, l’insuffisance rénale est connue depuis les premiers essais du Remdesivir sur Ebola. Un médecin (réputé complotiste, mais malgré tout un des meilleurs selon le site « xpertscape »), un certain Didier R., (je ne mentionne pas son nom pour le respect de l’intégrité intellectuelle des personnes non-complotistes et donc, bien sûr, la vôtre) pointe le doigt là-dessus depuis le début de l’utilisation de ce médicament, et l’OMS le confirme aujourd’hui.

    Donc, « vous » avez autorisé un médicament ultra cher en 1 jour, sur des bases scientifiques absolument médiocres, en conflit d’intérêt direct, dont on conclura 4 mois plus tard, après avoir sans doute dépensé des millions, qu’il n’est pas efficace. N’y a-t-il rien de fâcheux ?

    Ainsi je vous le demande, comment cette analyse bénéfice/risque a-t-elle été réalisée ? Je suis sûr que ce genre de décision ne se prend pas de manière informelle et il doit rester une trace écrite. Je pense qu’il est très urgent que vous la dévoiliez. Moi, je vous la demande et une commission d’enquête devrait être mise sur pied.

    Avant ce 20 novembre 2020, jamais je ne vous aurais parlé de ce médecin réputé complotiste et aujourd’hui poursuivi par cette noble institution vichiste qu’est l’Ordre des médecins en France[8]. Mais Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, considérez plutôt le scénario incroyable – quasiment hollywoodien – auquel cette annonce de l’OMS nous conduit :

    Fin février 2020, ce médecin dont je tais le nom par respect pour votre intégrité, proposait dans une petite étude un traitement. Il le faisait sur la base d’articles venus de Chine qui proposaient et validaient l’emploi d’une molécule connue de longue date. Certes, l’étude du terrible médecin était critiquable comme tout ce qui est d’une vraie nature scientifique. Cependant la proposition de cette substance ne reposait pas sur quelques modèles animaux, mais sur son efficacité sur la Covid-19 et tirée de l’expérience des Chinois durant la crise à Wuhan.

    Or, dans le contexte de la bagarre méthodologique et surtout médiatique qui a immédiatement fait suite, un article était publié le 22 mai dans le Lancet contre le traitement proposé par cet illustre médecin mais… dit complotiste. Dès les lendemains de cette publication si ce n’est le jour même, le traitement du charlatan présumé était condamné par l’OMS et même dans les discussions de bistrots tellement le risque d’être pris à parti était grand… Place dès lors au Remdesivir alors même que l’article du Lancet s’est immédiatement (!) avéré être une vraie escroquerie scientifique (mais en aucun cas un complot, étonnant non ?). Il sera définitivement retiré le 4 juin.

    La vente du Remdesivir s’est quant à elle très bien passée. Début octobre l’Union Europénne commande 500’000 doses à Gilead pour plus de 1 milliard d’euros[9]. Dans un appel téléphonique avec des investisseurs ce 28 octobre, Daniel O’Day,  « chief executive » de Gilead affirmait : “We’re proud to be at the front end of this with a very potent antiviral.”

    On le comprend : « Gilead Sciences, said that remdesivir, which has been authorized for emergency use since the spring, had brought in $873 million in revenues so far this year (...) »[10]. Dans cette affaire, tout a été fait pour entraver le traitement du Professeur dit complotiste, TOUT. Si bien qu’à ce jour aucune étude appliquant le protocole précis du médecin n’a été conduite, ou alors, elles ont été stoppées au moment où elles devenaient gênantes, selon le Professeur dit complotiste. Je prends le risque de le citer ici car il me semble ne pas avoir totalement perdu la "tête" malgré le fait qu’il appartienne désormais à la génération « pré-impérialime scientifique » de l’industrie de la santé.

    Et la Suisse ? Pour combien avons-nous acheté de doses depuis le mois de juin ? Des milions ? Combien ?

    Pour finir cette chronologie, le 20 novembre 2020 l’étude Solidarity de l’OMS déconseille[11] le Remdesivir !

    Le scandale ! Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, la Suisse « soigne » ses concitoyens avec un médicament qui n’a aucun effet avéré. Bien sûr, on se consolera du fait qu’il était au moins issu d’un essai randomisé ! (avec placebo en intravéneuse, qu’en pensent les éthiciens ?) contre les études observationnels du Monsieur-le-Professeur de l’ancienne génération. Donc, en attendant que les grandes études crachent la vérité, le Remdesivir se vendait bien, mais s’utilisait sans efficacité aucune. Quelqu’un va-t-il endosser cette responsabilité ? Vous ?

    Que je vous le dise, Monsieur le Conseiller fédéral, je me fiche du traitement du prof un peu fou. Oui, un peu fou de proposer un traitement qui semble être efficace (et de nombreuses études – évidemment pas directement soutenues par Gilead – vont aujourd’hui dans ce sens) à seulement 10 CHF, alors que le gens sérieux parlent d’autre chose : 2340 $ par patient pour les 5 jours. Je me fiche de ces traitements car je n’ai pas eu besoin du premier (qui ne m’aurait pas été délivré du fait de la bienveillante limitation à son accès que nos institutions ont mis en place)[12] et j’aurais refusé le Remdesivir. Non, là n’est pas la question que je veux aborder dans cette lettre.

    La question est, comme je vous le mentionnais plus haut, que je suis soucieux de la confiance que je porte aux institutions de mon pays et de leurs représentants. Monsieur le Conseiller fédéral, je vous propose de faire dès aujourd’hui toute la lumière sur les rouages de cette affaire et notamment sur de potentiels conflits d’intérêt des personnes privées et des institutions que sont Swissmedic et l’OFSP.

    D’ailleurs, j’ai lu que la responsable de l’Office fédéral de la santé publique, Anne Lévy, aurait affirmé :

    « Concernant la vaccination contre le Covid-19, elle n’exclut pas de la rendre obligatoire dans certains cas. La loi sur les épidémies prévoit que certaines fonctions ne peuvent être exercées que par des personnes vaccinées, souligne-t-elle. »[13]

    La question est simple, est-elle votre cheffe ? A vous par la suite de faire la communication ?

    Je dois avouer que je regarde ce que vous vous évertuez à décrire comme une crise terrible avec calme et lucidité. Mais la distance semble toujours plus grande entre "un véritable discours officiel, politique" et la réalité des données scientifiques publiées et cette affaire de Remdesivir révèle des aspects véritablement louches ! Par ailleurs, j’ai toujours trouvé insupportable toutes les désinformations qui ont accompagné ces derniers mois. Mais, Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, vous êtes en train de nous forcer à choisir notre camps entre les non-complotistes et les terribles complotistes. Personnellement, je me demande si certains de ceux que vous appelez "complotistes" n’auraient tout pas simplement des questions tout à fait légitimes sur le fonctionnement de l’institution à laquelle vous appartenez. Qu’en pensez-vous ?

    En première conclusion : jackpot de Big Pharma pour un médicament qui ne marche pas, jackpot annoncé pour des vaccins dont sur lesquels nous n’avons aucun recul et dont on ne sait même pas s’ils protègeront véritablement, et annonce ces jours au G20 de la part de la Chine qu’il serait bien de généraliser les certificats de santé par code QR pour répondre à :

    “(…) un besoin de standardiser nos politiques et d’établir des voies rapides pour faciliter un flux ordonné des personnes”.[14]

    La Suisse va-t-elle appuyer cette impérieuse nécessité ? Tout cela sans même que l’on entende nos autorités se prononcer avec un minimum de recule et de sens critique ?

    J’ai été si fier auparavant de voir notre canton de Fribourg offrir une personne si brillante à nos Institutions. Cependant, sans une transparence totale sur ces affaires, ma confiance s’arrête là – au point final de cette lettre. Je n’ai plus aucune confiance, je vous prie de le noter, ni envers l’OFSP et ses annonces et autres communications, ni en Swissmedic et en aucun propos placés dans votre bouche et celle de vos successeurs.

    Je crains aujourd’hui ce qu’il restera dans l’histoire de votre passage au Conseil fédéral sans que vous n’ayez rien dit !

    - accompagnement en soin palliatif de la démocratie,
    - passage vers une science laissée au plus offrant et égémonique,
    - dégradation de la notion de société civile à troupeau d’individus masqués à gérer au moyen de quelques technologies et contrôlés par la peur de la maladie. Pardonnez-moi la métaphore !

    Pour me donner l’espoir de retrouver un jour confiance envers nos institutions, veuillez s’il vous plaît :

    1. Présentez au public comment l’analyse bénéfice/risque du Remdesivir a été faite en vue de son autorisation en Suisse par les « experts de Swissmedic ». D’ailleurs, qui sont-ils au sens du point 2 ?

    2. Faire au plus vite toute la lumière sur les conflits d’intérêt des personnes privées et des institutions que sont swissmedic et l’OFSP.
    Quelles industries financent quelles structures (par exemple, montants alloués à des programmes universitaires, hôpitaux, recherches, de manière directe ou indirecte etc.) ?
    Structure des revenus des professionnels de ces agences (qui paye les salaires, ont-ils des actions boursières, revenus annexes versés par l’industrie, défraiment pour des conférences etc.)
    Mettre sur pied une commission d’enquête véritablement indépendante.

    3. Pour combien la Suisse a-t-elle acheté de doses de Remdesivir depuis le mois de juin ?

    4. Quelqu’un va-t-il endosser la responsabilité d’avoir utilisé un médicament qui ne soigne pas dans le cardre d’une médecine qui revendique la rationnalité scientifique ? Va-t-on faire une estimation du nombre de décès liés à cette erreur d’apréciation ? Quel dédommagement ?

    5. Qui commande à l’OFSP ? (Comment fonctionne la prise de décision?)

    6. La Suisse va-t-elle entrer dans une ère de la surveillance généralisée par le biais du contrôle de l’état de santé ?

    En attendant de pouvoir me faire une idée précise de l’intégrité intellectuelle et morale des gens qui ne cessent d’en faire appel au rationnel, non-étrangers à un phénomène de stigmatisation d’une population "complotiste" qui se laisserait abuser par n’importe quoi, je vous fais part, Monsieur le Conseiller fédéral Alain Berset, de l’assurance de ma considération et d’estime.

    Comme mentionné, je garde l’espoir d’une confiance renouvelée envers nos Institutions dans les plus brefs délais.

    M. X. Y.

    Citoyen suisse

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    Annexe :

    Conflits d’intérêt des auteurs de l’article qui a permis au Remdesivir d’obtenir l’aval de la FDA et – très probablement –  de Swissmedic.

    Dr. Chu reports receiving consulting fees from Merck and GlaxoSmithKline, grant support from Sanofi Pasteur, and research supplies from Cepheid, Ellume, and Genentech;

    Dr. Luetkemeyer, receiving grant support, paid to the University of California, San Francisco, from Gilead;

    Dr. Paredes, receiving grant support and advisory fees from Gilead Sciences, Merck Sharp and Dohme, and ViiV Healthcare;

    Dr. Touloumi, receiving grant support from Gilead Sciences Europe;

    Dr. Benfield, receiving grant support from Pfizer, Novo Nordisk Foundation, Simonsen Foundation, and Lundbeck Foundation, grant support and advisory board fees from GlaxoSmithKline, grant support and lecture fees from Pfizer, teaching fees from Boehringer Ingelheim, grant support and teaching fees from Gilead, and teaching fees and advisory board fees from Merck Sharp and Dohme;

    Dr. Fätkenheuer, receiving grant support, advisory board fees, and travel support from Gilead Sciences and Janssen and grant support and advisory board fees from Merck Sharp and Dohme and ViiV Healthcare;

    Dr. Kortepeter, receiving consulting fees and serving on a board for Integrum Scientific;

    Dr. Pett, receiving grant support from Gilead Sciences and ViiV Healthcare;

    Dr. Osinusi, being employed by Gilead Sciences. No other potential conflict of interest relevant to this article was reported. (On note qu’il n’avait pas d’autre conflit d’intérêt que d’être employé par Gilead, cela n’est pas une plaisanterie de la part de l’auteur de cette lettre).

    [1]    Race to find COVID-19 treatments accelerates, Kupferschmidt K, Cohen J. Science. 2020 Mar 27;367(6485):1412-1413. Consulté sur le site de la Revue médicale suisse : https://www.revmed.ch/covid-19/Remdesivir-un-espoir-fonde-sur-des-bases-rationnelles, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [2]    Selon le site officiel de Swissmedic : https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/news/coronavirus-covid-19/erweitert_einsatz_remdesivir.html, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [3]    John H. Beigel, Kay M. Tomashek, Lori E. Dodd et Aneesh K. Mehta, « Remdesivir for the Treatment of Covid-19 — Preliminary Report », New England Journal of Medicine,  0, o 0,‎ , null (consulté le 23 mai 2020).

    [4]    Selon le journal le Monde du 30 avril 2020, https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/04/30/covid-19-resultats-contradictoires-pour-l-antiviral-remdesivir_6038304_1650684.html, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [5]    Selon Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Remd%C3%A9sivir#cite_note-27, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [6]    Selon le site de Swissmedic : https://www.swissmedic.ch/swissmedic/fr/home/news/coronavirus-covid-19/erweitert_einsatz_remdesivir.html, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [7]    Des résultats encourageants pour le remdesivir, l’antiviral de Gilead, https://www.letemps.ch/sciences/resultats-encourageants-remdesivir-lantiviral-gilead, le 24 nomvembre 2020.

    [8]    Didier Raoult poursuivi pour "charlatanisme" par l’Ordre des médecins : https://www.lci.fr/sante/didier-raoult-accuse-de-charlatanisme-par-l-ordre-des-medecins-il-n-en-ressortira-rien-assure-son-avocat-2169664.html, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [9]    Selon zone bourse : https://www.zonebourse.com/cours/action/GILEAD-SCIENCES-INC-4876/actualite/GILEAD-contrat-europeen-pour-500-000-doses-de-Remdesivir-31505252/, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [10]  Selon le site healworld.com. https://health.economictimes.indiatimes.com/news/pharma/gileads-covid-drug-is-mediocre-it-will-be-a-blockbuster-anyway-/78962210, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [11]  https://www.who.int/fr/news-room/feature-stories/detail/who-recommends-against-the-use-of-remdesivir-in-covid-19-patients,  consulté le 21 nomvembre 2020.

    [12]  https://www.msn.com/fr-ch/actualite/other/hydroxychloroquine-m-c3-a9decins-menac-c3-a9s-de-sanctions-en-valais/ar-BB1bgE3T, consulté le 21 nomvembre 2020.

    [13]  Selon 20 minutes, https://www.20min.ch/fr/story/cela-ressemble-a-un-retournement-de-tendance-surtout-en-suisse-romande-161577669211?fbclid=IwAR0sdw4vi7a9KgxGpZP8ez255QINnsnS3miJNmYf78CFnE1BaTUq3IE9bcw, consulté le 21 nomvembre 2020. 

    [14]  Selon le courrier internationnal, https://www.courrierinternational.com/article/deplacements-au-g20-pekin-propose-de-generaliser-les-certificats-de-sante-par-code-qr?utm_source=batch-notif&utm_medium=push-notification&utm_campaign=batch-notif#xtor=CS5-32-[siteweb]-[pushweb], consulté le 21 nomvembre 2020. 



  • Le 2 décembre rencontre Ilios Kotsou et José Le Roy à 21 h sur Facebook livre

    Facebook Live avec Ilios Kotsou et José Le Roy

     

    ilios jose 2

     

    Mercredi 2 décembre

    à 21 h

     

    Rencontre avec José Le Roy et Ilios Kotsou : le retour à soi

     

    Nombre parmi nous vivent un sentiment de nostalgie. Nous nous sentons comme exilé.es de notre propre demeure de sérénité, de paix, de joie. Nous échangerons avec José sur ces douleurs de l'exil et sur le chemin pour rentrer à la maison.

    A la joie de partager ce moment avec vous.

     

    Sur la page Facebook de Prezens

     

    https://www.facebook.com/prezensapp

     

    retour-au-soi-jose-le-roy


  • Souvenir

    Souvenir, souvenir

    Au centre le Taillé en Ardèche, en Juillet 1996, pendant le stage d'été.

    Douglas Harding, José et Catherine.

     

    photo1


  • • Rencontre entre Leonard Cohen et Ramesh Balsekar

    Texte un peu long mais, confinement oblige, on prend le temps de le savourer... ! Traduction Française effectuée par Google.


    Lors de ma visite à Ramesh à Mumbai, au début de 1999, j'ai assisté à la conversation suivante avec Leonard Cohen et j'ai acheté la cassette.
    Après mon retour à la maison, j'ai fait cette transcription:

    Ramesh - Vous vivez dans un monastère zen, me dit-on?

    Leonard - C'est exact, oui .

    Pendant combien de temps, trois ou quatre ans?

    Je suis associé à cette institution depuis une trentaine d'années - et il y a environ quatre ans et demi, j'ai été ordonné moine.

    Je vois. Je vois. Diriez-vous que c'est une discipline assez raide?

    C'est - très rigoureux.

    Mais tu aimes ça?

    Pas particulièrement, non.

    Eh bien, c'est honnête. Donc, ce que je voudrais demander est ceci: la compréhension avant votre arrivée ici, et ce dont je parle - comment cela se compare-t-il?

    C'est la résonance entre les deux modèles, le vôtre et celui de mes professeurs, qui m'a amené à étudier vos livres avec une certaine diligence. Et à cause des expériences que j'ai reçues de vos livres, et à cause du stade avancé de mon Maître et de vous-même, j'ai pensé qu'il serait approprié de venir m'asseoir avec vous.

    Je vois. Mais vous avez utilisé le mot «résonance». Pouvez-vous expliquer cela un peu, Leonard?

    J'ai découvert que pendant certaines des retraites rigoureuses auxquelles nous sommes soumis, je me retrouverais à ouvrir l'un de vos livres, en particulier The Final Truth ; et je trouverais que votre écriture éclairerait les discours de notre Maître, et vice versa. Il est devenu urgent que je ...

    Une chose similaire m'est arrivée. Quand j'étais avec mon - Nisargadatta Maharaj. Vous connaissez Wei Wu Wei ?

    Oui monsieur.

    Surtout un livre qu'un de mes amis m'a donné il y a vingt ans, que je savais être un trésor, mais je ne pouvais pas le comprendre - je l'ai gardé de côté. C'était donc ce qui était - ce que Maharaj disait et ce qui était dit dans le livre - incroyable. … Vous êtes ici depuis dix jours!

    Oui monsieur.

    Mais tu as été si silencieux!

    J'ai siroté le nectar. C'est vraiment délicieux d'être ici.

    Oui. Alors maintenant, ce que vous avez entendu ces dix jours, et ce que vous avez lu dans le livre, et votre compréhension originale - comment résonnent-ils? Pouvez-vous expliquer cela un peu?

     Sur le plan intellectuel, votre modèle me devient plus clair et plus clair - votre présentation conceptuelle - tout comme celle de mon ancien Maître. Sur le plan expérientiel, je ressens l'affaiblissement de certains sentiments de propriété à propos de l'action.

    C'est un très bon mot! Propriétaire - moi, le mien! Je vois. Maintenant, cet affaiblissement - comment voulez-vous dire cet affaiblissement, quand a-t-il commencé? Cela a-t-il commencé il y a trente ans? Est-ce ce que vous dites?

    Je ne pouvais pas qualifier cette recherche de spirituelle. C'était une sorte d'urgence ...

    Vous voulez dire que ce qui a commencé il y a trente ans n'était pas vraiment spirituel?

    Non monsieur.

    Je vois. Je vois.

    Je ne sais pas si c'est aujourd'hui. La description semble pâle dans l'urgence de la recherche réelle, qui est pour la paix.

    Oui. Oui.

    Et vous savez, au fil des ans, en particulier tous ceux qui traînent dans une salle de méditation Zendo, vont recevoir de nombreux échantillons gratuits, comme vous le dites. Si vous restez assis pendant de longues heures chaque jour et que vous souffrez d'insomnie et de carence en protéines, vous allez commencer à vivre des expériences intéressantes. C'était une soif de ces expériences qui m'a gardé autour, parce que J'AI BESOIN de ces expériences.

    OUI! La faim pour ces expériences. Oui! Donc?

    J'oublie où nous étions. Je suis désolé.

    Vous avez dit que des expériences se sont produites et qu'il y avait une faim pour ces expériences.

    Il y avait une soif de maximiser, de continuer, une avidité pour … une avidité pour ce genre d'expériences se développe . C'est ce qui se passe dans les monastères.

    Je suis entièrement d'accord, oui. Il y a une avidité pour ces expériences.

    Tout à fait. Et je dois dire que mon ancien Maître accorde peu de valeur à ces expériences.

    Je vois. En fait, vous a-t-il mis en garde contre eux?

    Vous prévient et VOUS BAT contre eux!

    Avec son bâton? Sur ton épaule?

    Oui monsieur. Nous ne sommes pas encouragés à prendre ces hallucinations au sérieux.

    Mais à quel point ces coups sont-ils efficaces, Leonard?

    Pas efficace du tout. Je les ai vus plus efficaces dans le cas d'autres moines qu'ils ne l'étaient dans ce cas. Alors je respecte le système; c'est un système rigoureux basé sur un modèle très utilisable, mais il fonctionne pour certains et ne fonctionne pas pour d'autres.

    Tout à fait raison. Je vois. Et ce que vous entendez depuis dix jours, cela a-t-il fait une différence, pensez-vous?

    Sucré!

    Une différence dans cette cupidité? Pouvez-vous expliquer cela un peu, s'il vous plaît Leonard?

    L'accent que vous mettez sur la désidentification avec le sens de l'action est crucial pour l'affaiblissement de - la modification de cette cupidité. Et par la grâce de cette activité, j'ai vécu…

    Vous l'avez essayé, au cours des dix derniers jours? Je vois.

    Oui. Bien sûr, l'avidité surgit. La faim surgit, légitimement, et sans mon appel. L'avidité de la paix, de l'équanimité, de l'équilibre, surgit spontanément. Mais je sens qu'en quelque sorte je n'ai aucun effet de levier sur l'appareil. D'une manière ou d'une autre, il y a un adoucissement de toute l'expérience.

    Je vois. Vous voyez, ce qui se passe, c'est - Wayne et moi avons eu une très brève discussion il y a quelques jours; nous marchions tous les deux sur le toit. Il a fait valoir que si certaines pratiques entraînant ces échantillons gratuits gonflent l'ego, ces pratiques ne pourraient-elles pas non plus gonfler l'ego au point qu'il éclate? Ce qui est un moyen pour l'annihilation de l'ego.

    C'est une très excellente caractérisation de ce type de pratique.

    Je vois. C'est ce qu'il est censé faire. Mais j'ai dit à Wayne, l'explosion se produira si c'est la volonté de Dieu, et si c'est la volonté de Dieu, que cet organisme corporel suit CE CHEMIN. …… Ramana Maharshi a utilisé les mots «Qui suis-je» parce qu'en anglais il y a une merveilleuse distinction entre «je» et «moi», mais dans la langue tamoule et dans la plupart des autres langues on me dit, cette distinction n'est pas là. Alors, quand Ramana Maharshi a dit: «Découvrez qui suis-je», il voulait vraiment dire: «Qui est ce moi qui me préoccupe tant?»

    Si ce processus commence, c'est la volonté de Dieu. Et si ce processus atteint une certaine profondeur - chaque étape est la volonté de Dieu et le destin de cet organisme corps-esprit - la véritable émergence de cette question est là un moi, de LA FRUSTRATION LA PLUS PROFONDE, est ce que l'on appelle peut-être LA NUIT SOMBRE DE L'ÂME. Dans le laps de temps entre l'apparition de la question et l'apparition d'une réponse, la frustration la plus profonde est la nuit noire de l'âme. Et la nuit noire de l'âme vous réveille dans la réponse: «Il n'y a jamais eu de« moi ». Il y a de la pensée, mais pas de penseur. Il y a du faire, mais pas de faiseur. Le penseur, l'acteur, l'expérimentateur, vient plus tard et devient fier, ou a un sentiment de culpabilité. La réflexion se produit. Une pensée surgit et conduit à une action. Et plus tard, l'individu agissant de l'ego entre et dit: «J'ai eu une idée brillante que j'ai mise en pratique, et maintenant je suis Bill Gates, gagnant cinq cents dollars par seconde. C'est ainsi que la pensée se produit. Mais celui qui dit «je pensais» vient plus tard. Et c'était la volonté de Dieu et la destinée de l'organisme du corps mental que cela devait arriver. Albert Einstein, dans sa totale humilité, a déclaré publiquementl'équation lui venait de l'extérieur .



    Je pense que c'est l'expérience de chaque artiste et travailleur de l'esprit.

    Oui. Noureev, le danseur de ballet, a dit: "Noureev danse mieux quand Noureev n'est pas là." Et la même chose est dite par je suppose, n'importe quel artiste dans quelque domaine que ce soit…… La Bhagavad Gita dit ceci: «Sur des milliers de personnes, il y a un chercheur. Parmi les nombreux chercheurs, il n’y en a qu’UN qui me connaisse en principe. » …… Beaucoup de gourous, malheureusement, attachent leurs disciples en disant: «Maintenant, vous êtes venu vers moi. Vous vouliez être initié. Maintenant, notre relation dure toute la vie. » Vous voyez? Mais pour moi, c'est ridicule. Vous l'avez initié, mais qui vous l'a envoyé? Cette Source a certainement le droit d'envoyer ce disciple ailleurs! Qui est ce gourou, pour le lier à vie?

    Dans la tradition Zen comme vous le savez, les moines sont passés d'un Maître à un autre, à la recherche de différents aspects de l'enseignement. Je n'ai pas l'impression de trahir mon Maître en étant ici.

    Oui. Sinon, vous ne seriez pas là. En fait, Wayne m'a dit, vous l'avez dit à votre professeur.

    Oui. Il m'a demandé de lui préparer un dernier repas. Parce que je suis son cuisinier.

    Et quel est son plat préféré?

    Euh - teriyaki au saumon.

    Oh. Eh bien, c'est - c'est aussi mon plat préféré. Je veux dire, le plat particulier que vous mentionnez, je ne sais pas ce que c'est, mais… du saumon.

    Il est simplement mariné dans de la sauce soja et du saki, du gingembre, du poivre, pendant un certain temps, puis battu.

    La cuisine est-elle donc l'un de vos talents?

    Ce n'est pas un talent, c'est un devoir. Je cuisine pour le vieil homme.

    Il est donc de votre devoir de cuisiner du saumon pour votre gourou.

    C'est correct.

    Et c'est le devoir du gourou de le manger, quelle que soit la façon dont vous le faites cuire!

    Il est très cavalier dans ses devoirs.

    Je vois. Oui. OUI. Alors, Leonard, est-il susceptible de vous demander à votre retour, qu'avez-vous appris ?

    Ma compréhension, il le discernera exactement. Je pense que la question la plus urgente est de savoir si je reste là-bas ou non.

    Oui. Mais s'il vous le demande - ce qui n'est pas impossible, n'est-ce pas? - que diriez-vous, Leonard?

    Eh bien, nous avons - j'essaierais de lui dire en ces termes - mais il ne parle pas anglais.

    Alors vous parlez japonais?

    Non. Il parle très très peu l'anglais. Je parle très peu japonais. Mais nous étudions ensemble et buvons ensemble depuis longtemps.

    Quelle est sa boisson préférée?

    J'ai essayé de lui faire découvrir le vin français vintage, que je considère comme une boisson raffinée, mais il insiste pour boire du saki.

    Si vous me demandez, je préférerais le scotch ou le sherry.

    Je suis d'accord avec toi. Il l'a fait - il était très perspicace au sujet du cognac.

    Oui.

    Il aimait le cognac et établissait des qualités masculines et féminines dans les différentes marques. Par exemple, il pensait que Remy Martin avait une expression féminine, tandis que Courvoisier avait une expression masculine. Aucune de ces désignations n'a été prise trop au sérieux après le troisième ou le quatrième verre.

    Vous voyez, c'est tout le problème, Leonard. Toute l'affaire est prise beaucoup trop au sérieux. C'est la chose ridicule à ce sujet. Il n'y a rien de sérieux, car il n'y a pas de chercheur! Et qui est sérieux à ce sujet? - le chercheur! Vous voyez? La recherche continue, sur son propre cours. Donc, si cette question vous était posée Leonard, y a-t-il un point spécifique que vous avez appris de Ramesh - qui n'est PAS ce que vous aviez auparavant - que diriez-vous? Je ne veux pas suggérer de réponse…

    Je lui ferais probablement du gasho. (Il s'incline profondément) Et selon la vérité du moment, si je pouvais m'éloigner de la compréhension et laisser la compréhension se communiquer ...

    La réponse est: «Je ne sais pas». C'est ce que vous vouliez dire?

    C'est correct.

    Alors c'est tout à fait exact: "Je ne sais pas quelle réponse va sortir."

    Il a, vous savez, la rigueur japonaise. Alors il questionnait, il écoutait attentivement mon dire «je ne sais pas». Parce que «je ne sais pas» est la réponse à de nombreux koans.

    Non non. Ce que je dis, c'est: «Je ne sais pas» est votre réponse à moi. …… Ça doit être une vie assez dure là-bas?

    On me donne de nombreux privilèges que les moines plus jeunes n'ont pas, parce que j'ai une famille et des obligations, donc même si je ne suis pas libéré de la forme générale, qui est un réveil très tôt et de longues heures dans la salle de méditation et beaucoup de travail, je suis autorisé à descendre, dans la ville de temps en temps, pour m'occuper de mes affaires et voir mes enfants.

    Oui. Je vois. Oui. Vous avez une famille?

    J'ai deux enfants .

    Deux enfants. Je vois. Et une femme?

    Je ne me suis jamais marié.

    Je vois. Alors les deux enfants ont grandi?

    Ils sont dans la vingtaine.

    Oh je vois. Mais ils sont seuls alors, oui? - Vous devez les aider?

    Ils sont seuls, mais je sens que je peux leur être utile. C'est difficile d'élever des enfants en Amérique. C'est une manœuvre difficile et la navigation dans de nombreuses eaux dangereuses. J'ai donc essayé de rester proche d'eux pendant des périodes très difficiles. Un enfant qui grandit en Amérique avec de l'argent.

    Ils ont leur propre argent?

    Non, je veux dire, dans un environnement confortable.

    Oui. Quelle est votre relation avec vos enfants? Quels conseils leur donnez-vous - selon les circonstances? Le fait est, comment peut-on élever ses enfants avec l'acceptation totale que chaque enfant a son propre destin? Chaque enfant est programmé de manière unique. Et pourtant, vous devez faire votre devoir, en tant que père. Quelle a été votre expérience, Leonard? Était-ce intéressant?

    Mon expérience est de s'appuyer sur l'instinct du moment et de rejeter les principes que j'ai moi-même reçus de mes propres parents, qui étaient assez efficaces à leur manière. Je trouve par exemple que la façon dont je l'ai fait, ou la façon dont cela m'a été révélé -

    Vivent-ils seuls?

    Ma fille vit dans mon appartement, je vis sur la montagne et mon fils vit au coin de la rue.

    Et vous leur fournissez de l'argent ou travaillent-ils?

    Ils travaillent. Ils travaillent dur.

    Et ils gagnent leur vie alors?

    Oui monsieur. Mais ils ont grandi dans un environnement privilégié. Ils n'avaient pas à travailler. Ils n'avaient pas à lutter.

    Ils n'avaient pas besoin de gagner et d'apprendre?

    Non, ils n'avaient pas à gagner et à apprendre, et pas seulement cela, mais ils ont été exposés à des choses  très tôt dans leur vie, comme le sont de nombreux enfants américains. J'avais vécu cela moi-même. J'ai donc pu réagir d'une manière non conventionnelle. Mais après avoir compris quelque chose…

    Par expérience personnelle?

    Par expérience personnelle, j'ai établi un lien avec l'enfant sur la base de cette expérience commune, plutôt que sur un principe du bien ou du mal.

    Tout à fait raison. Oui. Ça a marché?

    Et heureusement, cela semblait fonctionner.

    Oh? Je vois. En d'autres termes, vous avez parlé à vos enfants non pas comme un père à un fils ou à une fille, mais comme une seule personne qui a l'expérience de ce qu'ils vivent.

    Oui Monsieur, c'est exact; non seulement cela, mais après avoir suivi ce cours, cela a permis à une véritable amitié utilisable de se développer.

    Oui! Oui! En fait, la relation elle-même a dû prendre une belle tournure.

    Il a! Ma fille dit: «Tu es vraiment cool, papa.»

    C'est le plus grand compliment, n'est-ce pas. Cool. Et ce qui est curieux, c'est que ce mot est vraiment la définition du mot traditionnel ananda . Le mot traditionnel ananda est traduit par «bonheur». Mais mon objection au mot «bonheur» est qu'il suscite des attentes chez le chercheur.

    C'est une tyrannie.

    Calme. Cool. Eh bien, c'est un excellent compliment de votre fille!

    C'était, c'était.

    Tu es cool, papa. Et qu'en est-il de votre fils? Que font-ils?

    Ma fille tient un magasin de meubles déco anciens. Elle se rend en Angleterre et achète des meubles, les ramène et les revend. Elle a trouvé un emploi chez un antiquaire il y a deux ans, qui l'a apprenti. Et mon fils vient de sortir son premier album avec une grande maison de disques.

    Tant pis! Alors, il a hérité de votre talent pour la musique?

    Eh bien, je n'ai pas beaucoup de talent pour la musique, mais il l'a fait. Les gens qui connaissent mon travail le feront, euh… J'ai une sorte d'accouchement. Mais il est en fait très musical.

    Ce que vous dites, c'est que votre fils est meilleur que vous - l'étiez.

    Il a des atouts beaucoup plus apparents!

    Et tu lui as dit ça? Alors il a dû AUSSI dire "Papa, tu es cool."

    Il possède.

    Le fils étant loué par le père. Vous avez donc une très bonne relation avec vos enfants!

    Merci mon Dieu, je le fais .

    Encore une fois, la grâce de Dieu. Vous savez ce que je dis sur la grâce et la volonté de Dieu? Nous utilisons le mot grâce de Dieu quand quelque chose de gentil se produit. Quand quelque chose de moins agréable arrive et que nous savons que nous ne pouvons rien y faire, nous baissons la tête et disons la volonté de Dieu. Alors maintenant, si quelqu'un vous demande Leonard, "comment vivez-vous votre vie?" - vous avez environ soixante ans?

    Arriver à avoir soixante-cinq ans.

    Je vois. Comment vivez-vous votre vie? Vivre sa vie pose-t-il un problème? Quelle serait votre réponse, d'après votre expérience personnelle? Est-ce que vivre votre vie maintenant, avec cette compréhension, est une chose difficile?

    Eh bien, si c'est - et c'est l'expérience de cet être, que les choses arrivent avec difficulté plutôt qu'avec facilité - alors je pense que la perspective de cette programmation est en train de changer.

    Je suis désolé, je n'ai pas tout à fait compris. Les choses viennent-elles difficiles?

    Oui, par exemple, je suis un auteur-compositeur de profession…

    Vous écrivez encore?


mercredi 25 novembre 2020

  • V comme Vide

    Une nouvelle video de José Le Roy

     

     

     

    "Le plus beau jour de ma vie – ma nouvelle naissance en quelque sorte – fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête.

    Ceci n’est pas un jeu de mots, une boutade pour susciter l’intérêt coûte que coûte Je l’entends tout à fait sérieusement : je n’ai pas de tête. Je découvris instantanément que ce rien où aurait dû se trouver une tête, n’était pas une vacuité ordinaire, un simple néant.

    Au contraire, ce vide était très habité. C’était un vide énorme, rempli à profusion, un vide qui faisait place à tout – au gazon, aux arbres, aux lointaines collines ombragées et, bien au-delà d’elles, aux cimes enneigées semblables à une rangées de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel.

    J’avais perdu une tête et gagné un monde.

    Tout cela me coupait littéralement le souffle. Il me semblait d’ailleurs que j’avais cessé de respirer, absorbé par Ce-qui-m’était-donné : ce paysage superbe, intensément rayonnant dans la clarté de l’air, solitaire sans soutien, mystérieusement suspendu dans le vide, et (en cela résidait le vrai miracle, la merveille et le ravissement) totalement exempt de « moi », indépendant de tout observateur.é

    Douglas Harding


mardi 24 novembre 2020

  • La Conscience est le seul agissant.

     

    Question :

    J'ai lu que la Conscience était la même pour tous. Alors comment tous ces problèmes, tous ces conflits sont-ils possibles ?

     

    Réponse :

    Vous dites : "La Conscience est la même pour tous". Mais est-ce là réellement votre expérience?

    Si oui, toutes vos questions, tous vos doutes, seront résolus. Si non, si ce n'est qu'une pensée ou une croyance, impossible alors d'en réaliser les conséquences réelles. Aussi est-ce par là qu'il faut commencer, à savoir :

    Réaliser qu'il n'y a en nous aucun moi personnel, aucune entité séparée.

    Découvrir que nous sommes Conscience.

    Reconnaitre si cette Conscience est personnelle, privée, ou s'il n'y a qu'une Conscience, au sein de laquelle toutes choses apparaissent ?

    Apprendre à célébrer.

    La Conscience est. La manifestation est son activité, sa façon de se célébrer en quelque sorte.

    Au sein de cette manifestation est la diversité. Tout y est possible, y compris la connaissance, y compris l'ignorance. L'harmonie repose précisément sur la réalisation que nous sommes Conscience, et que la manifestation est son activité.

    Tout surgit de la Conscience. En elle, tous les choix sont possibles, mais ils ne sont jamais ceux d'un moi personnel et séparé. La Conscience est le seul agissant.

    Nous sommes la Conscience.

    Le réaliser est connaissance, la conséquence en sera le bonheur.

    L'ignorer est confusion, la conséquence en sera la souffrance.

    La Conscience inclut l'un et l'autre, et la manifestation, via connaissance ou ignorance est son jeu.  


  • Les pays ont aussi une âme : ici l'Ecosse

    Land o' the Leal

     

     


  • il suffit de se détendre

     

    keith dowman

     

    "Notre condition naturelle ici et maintenant est la conscience d'une présence pure. C'est pourquoi nous n'avons pas besoin de changer quoi que ce soit ; on ne peut améliorer notre état naturel d'être. Sans aucune transformation ou concentration supplémentaire, il suffit de se détendre dans ce que nous sommes. Ne cherchez aucun état transcendant ou à modifier l'espace-temps : cela n'existe pas ! Ce que nous voyons, c'est ce que nous obtenons et c'est ce que nous sommes. Il n'y a rien d'autre, ni l'éternité ni aucun état de vide n'existent en réalité. Nous ne pouvons pas concevoir cet indéfinissable ici et maintenant et aucune méditation ne nous y conduira.

     La libération qu'implique l'acceptation de ce que nous sommes et ce que nous avons dans l'ici et maintenant ne consiste pas à chercher à obtenir quelque chose qui nous manquerait mais plutôt à atteindre la clarté naturelle implicite dans la nature de toute expérience.

    Il suffit de reconnaître les choses telles qu'elles sont et laisser la conscience du maintenant, qui ne peut être conceptualisé, nous envahir.

    Cette réalité ne peut être gâtée par l'esprit rationnel ni améliorée par une méditation délibérée, car nous vivons déjà dans l'équanimité naturelle qui ne peut être ni perdue ni gagnée, ni relâchée ni stabilisée. La libération implicite dans son acceptation est la post-méditation sans préméditation ; c'est la clarté sans aucune substance ; c'est l'immensité qui n'est jamais perdue.

    Il nous est impossible de perdre une telle vision car elle réside dans la nature de l'esprit. Nous ne pouvons pas connaitre un seul moment de séparation d'avec cette vision intérieure naturellement disposée dans le présent; mais par un manque de reconnaissance, elle s'est réifiée, comme un flux naturel d'eau qui serait devenue gelée et solide comme de la glace. Avec l'esprit de saisie subjective comme cause et un objet extérieur fixé comme condition, nous errons constamment dans le samsara.

     Ici et maintenant, grâce à cette instruction essentielle, nous nous reposons sans altérer d'aucune façon la présence pure intrinsèque du moment présent, sans aucune distraction  et sans aucune méditation .

    Ainsi, le vrai visage du Bouddha du maintenant, le Kuntuzangpo,se révèle de façon vivante".

    Jigme Lingpa

    cité par Keith Dowman dans Dzogchen non meditation (2020)

    trad JLR

    Jigme Lingpa 12

    Jigme Linpa (1730-1798)