Sur le Web, ces 21 derniers jours

vendredi 19 avril 2019

  • Gilets jaunes, bilan et perspectives. Notre-Dame, les questions.


    Francis Cousin, Gilets jaunes, bilan et perspectives (11 avril 2019)
    Lire aussi : Bilan et perspectives autour du mouvement des gilets jaune, par Florian Posted, 11 avril 2019

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    Les cathédrales dévoilées (Arte, 16 avril 2019)

    Voir aussi : Notre-Dame en Flammes : Pourquoi sommes-nous tristes ? Le fil d'actu, 18 avril 2019 / Le drame de Notre-Dame et l'état de notre patrimoine, François Asselineau, 18 avril 2019



    Notre-Dame : instrumentalisée par Macron (Le Média, 16 avril 2019)


    Macron unit la Nation
    Source : Facebook



    Charlie Hebdo




    Benjamin Mouton, architecte en charge de la Cathédrale de 2000 à 2013  (LCI, 16 avril 2019)

    Voir la vidéo entière de son intervention : Replay LCI de 12'30'' à 24'30''
    Extraits : "Est-ce que vous avez été surpris que le feu se propage si rapidement ? - Tout-à-fait, incompréhensible. - Incompréhensible ? - Stupéfait, c'est du très vieux chêne, et on dirait qu'il a brûlé comme des allumettes (...) Comprends pas, vraiment je ne comprends pas du tout. (...) La propagation est extrêmement curieuse. (...) - Vous dites : Ce type de bois ne brûle pas comme ça ? - Ah non, (...) cela me stupéfie beaucoup. (...) On a remis à plat toute l'installation électrique, il n'y pas pas de possibilité de court-circuit. (...) toute la détection et la protection incendie de la Cathédrale. (...)
    - Pendant les 13 années où vous avez été l'architecte en chef du bâtiment vous n'avez pas eu connaissance de départ de feu ? Ça n'est jamais arrivé ? - Non. (...) - Ce que vous décrivez mène tout droit à l'hypothèse de quelqu'un qui aurait cherché à ce que l'incendie se développe ? - Je me garderai bien de faire la moindre hypothèse. (...) - L'hypothèse des deux départs de feu, elle tient ou pas ? - Mon successeur, Philippe Villeneuve, qui m'a autorisé à venir parler ici ce soir, m'a dit avoir connu un seul départ de feu, dans la partie de toiture qui rencontre le transept, il me dit 'uniquement ça', et il ajoute 'il y avait pas de chantier à cet endroit-là'. (...) - Celui qui vous a succédé vous a dit, le départ de feu a eu lieu a un endroit où il n'y avait pas de travaux ? - Voilà."
    Lire aussi : Notre-Dame : après l'incendie, "rien n'est fini" selon l'ex-architecte en chef, Batiactu, 16 avril 2019

    Voir également la suite de la vidéo : Replay LCI depuis 24'30''
    dans laquelle il est dit que le procureur de la République a retenu un autre départ de feu (!), sous le chantier en cours, en posant l'hypothèse d'un incendie provoqué par une braise (!), provenant d'un court-circuit (!) ou d'une soudure (!), et justifiant la rapidité de la propagation en raison de l’inflammabilité des poutres (!) et du vent.




    Conférence de presse de Julien Le Bras Frère, Europe échafaudage (France 3, 17 avril 2019)
    "Comme vous l'avez dit il n'y avait absolument aucun travaux par point chaud, et même aucuns travaux électrique, ce jour là, on était en montage d’échafaudage, (...) nos outils c'est un marteau, une clé de 22, d'où peut venir la source [de l'incendie] ? on cherche ailleurs, les explications je ne les ai pas. (...) - Est-ce qu'un mégot peut suffire à embraser une telle structure ? - On est sur des charpentes en chêne de sections considérables, vraiment exceptionnelles, il faut une vraie source de chaleur pour enflammer ce type de section de bois. C'est une question qui pousse à s'interroger sur ce type de drame. (...) Plusieurs entreprises ont le marché de restauration de la flèche de la Cathédrale, mais ce jour-là seule l'entreprise Europe échafaudage était sur place, à ma connaissance". 
    Lire aussi : La société lorraine qui restaurait la flèche de Notre-Dame répond aux accusations: “Beaucoup parlent sans savoir”, France 3, 17 avril 2019


    Incendie de Notre-Dame. « La procédure a été respectée », affirme le groupe chargé du chantier 
    Le 17 avril 2019 - Ouest-France 

    Selon un chargé de communication pour le groupe Le Bras Frères qui a remporté les trois marchés du chantier de restauration des parties hautes de la flèche de Notre-Dame, les procédures de sécurité ont été respectées à la lettre par les ouvriers qui travaillaient le lundi 15 avril. Aucun d’entre eux n’étaient présents au moment où l’incendie qui a dévasté la cathédrale s’est déclenché.
    L’entreprise engagée dans le chantier autour de la flèche de Notre-Dame a déclaré mercredi à Reuters que l’alerte incendie avait été déclenchée non par les alarmes de son échafaudage mais par celles de la cathédrale, un élément susceptible d’orienter l’enquête pour « destruction involontaire par incendie ».
    La cathédrale a été partiellement détruite lundi 15 avril par un feu dévorant qui a entièrement dévasté sa toiture.

    Deux alarmes se sont déclenchées
    Une première alerte incendie a été donnée à 18 h 20 lundi mais n’a pas permis de détecter un départ de feu, a expliqué le procureur de Paris. Puis il y en a eu une seconde à 18 h 43, lors de laquelle un feu a été constaté au niveau de la charpente.
    Source (et suite) du texte : Ouest-France


    Remarque :
    Les dessins humoristiques (Charlie Hebdo, Scharwev) sont des dessins humoristiques, nous ne les avons pas inséré pour affirmer quoique ce soit sinon que Macron ne se gêne pas pour exploiter l'événement en se posant comme un rassembleur.
    Néanmoins on est en droit de s'interroger suite au témoignage de Benjamin Mouton, architecte en chef des Monuments historiques, en charge de la cathédrale Notre-Dame de 2000 à 2013, ayant mis en place la détection incendie actuelle, et de son successeur, Philippe Villeneuve, qui l'a autorisé à parler, et aussi de Julien Le Bras, responsable du chantier :
    - Le départ de feu a eu lieu dans un endroit où il n'y avait pas de chantier
    - Aucune possibilité de court-circuit dans la Cathédrale
    - Un dispositif de surveillance performant surveillait les combles [sauf que les alarmes semblent ne pas avoir fonctionné ou avoir été mis hors d'usage].
    - Des poutres de cette taille et densité ne s'enflamment pas sans une vraie source de chaleur
    - La vitesse de propagation du feu est incompréhensible
    En outre :
    - Il n'y a eu aucuns travaux de soudure ni d'électricité sur le chantier, ce jour-là.
    Il ne s'ensuit pas pour autant que l'incendie soit volontaire, ce qui est improbable reste possible, laissons les enquêteurs enquêter (en espérant leur indépendance face au pouvoir), notons également  que si tel est le cas, ceux qui l'ont provoqué ne désirent par le faire savoir (contrairement à des groupes de type terroristes revendiquant leurs actions).
       

  • Semana Santa Sevilla 2019
    Bonnes fêtes de Pâques !



    Semaine Sainte : La Passion selon Séville (2019)


    Suivez en direct la Semana Santa de Séville (aussi pendant la nuit) :
    Programa : Diario de Sevilla
    Semana Santa : Domingo de Ramos / Lunes Santo / Martes Santo / Miércoles Santo / Jueves Santo / Madrugà / Viernes Santo / Sàbado Santo / Domingo de Resurreccion
    La Madruga : El Silencio (Le Silence) / El Gran Poder (le Grand Pouvoir) / La Macarena (La Macarena) / El Calvario (Le Calvaire) / Esperanza de Triana (L'espoir de Triana) / Los Gitanos (Les Gitans)



    Direct, divers endroits (Canal Sur)



    Direct (El Penitente)



    Direct, Campana : Dimanche / Lundi / Mardi / Mercredi / Jeudi / La Madruga / Vendredi / Samedi / Résurrection



    Direct, Los Palcos : Dimanche / Lundi / Mardi / Mercredi / Jeudi / La Madruga / Vendredi / Samedi / Résurrection



    Direct, La Catedral : Dimanche / Lundi / Mardi / Mercredi / Jeudi / La Madruga / Vendredi / Samedi / Résurrection



    La Macarena sort de la Basilique et rencontre les fidèles, Saetas (Madruga 2019)

    Chaîne Youtube, autres vidéos (extraits) : ABC Sevilla, Pasion en SevillaConsejo de Hermandades de Sevilla / El Palquillo


    Semaine Sainte à Séville

    Les célébrations de la Semaine Sainte sont les fêtes les plus importantes de Séville.
    C’est un événement qui atteint une intensité esthétique et spirituelle unique en son genre. Entre le dimanche des Rameaux et le dimanche de la Résurrection, environ soixante confréries partent en procession et retracent la Passion et la Mort du Christ. Traditionnellement, un chant flamenco appelé saeta est entonné sur le long du trajet en l’honneur des différentes confréries.
    La Semaine Sainte de Séville, un événement complexe et parfois paradoxal, est considérée comme un art et comme le moteur d’un profond sentiment spirituel. Cela est dû au fait qu’il s’agit d’un phénomène réellement populaire, auquel participe la population entière, sans distinction de classes, qui est à la fois religieux et artistique, sérieux et joyeux, simple et voluptueux.
    En définitive, la Semaine Sainte de Séville n’est pas seulement une fête catholique avec plus de quatre cents ans d’histoire, mais encore la synthèse de toute une culture fondée sur le plaisir des sens et l’essence de l’être humain.

    Moments clef
    Quand on arrive à Séville en pleine Semaine Sainte, il suffit de suivre ses instincts et se laisser emporter par le parfum subtil qui imprègne la ville. Ce parfum est un mélange d’émanations de fleurs d’oranger et d’encens, cet encens caramélisé si différent, si particulier.
    Les émotions sont à fleur de peau, au son des saetas, ces chants pleins de ferveur et de recueillement, ou dans le silence de la foule qui parcourt les rues au même rythme que les eaux d’un fleuve. Cette foule nous conduira toujours, si elle suit le parcours de l’une ou l’autre confrérie, à la sortie ou à la rentrée d’une image.
    Pour mieux observer les images et les chars portant ces dernières (les pasos), il est conseillé de s’éloigner des parcours officiels, là où passent obligatoirement toutes les confréries sur le chemin de la Cathédrale. La faible lumière des cierges rehausse le caractère baroque de certaines images, dont les traits sont déjà par nature expressifs et convulsés, comme l’image du Cachorro, considérée par beaucoup comme la meilleure expression de la représentation de l’agonie du Christ. Le Vendredi Saint et le Samedi Saint constituent sans doute les meilleurs moments pour profiter pleinement de Séville. Ensuite, après la madrugá, une procession qui réunit la grande foule jusqu’à l’aube, les jours sont plus paisibles mais restent jalonnés de moments de grande ferveur et d’art éphémère.
    Source : Andalucia
    Lire aussi : Semana Santa (site dédié)

    La Semaine sainte (Semana santa) de Séville, en Andalousie est la célébration religieuse la plus importante de la ville, et l'une des plus célèbres d'Espagne. Tout comme la Feria de Abril qu'elle précède de quelques semaines, elle rythme le calendrier annuel de la ville, qui vit durant une semaine au rythme des processions.
    Elle commence le Dimanche des Rameaux et s'achève une semaine plus tard, le Dimanche de Pâques, pour la commémoration de la Résurrection du Christ. Durant ces 7 jours dédiés à la Passion du Christ, 60 confréries (Hermandades et Cofradías) sortent en procession pour se rendre à la cathédrale, conclure leur station de pénitence, avant de revenir vers leur point de départ.
    Chacune de ces congrégations conduit lors de son long cheminement ses pasos, ces autels portés à dos d'hommes, richement décorés et qui servent de supports à des groupes sculptés en bois représentant des scènes de la Passion. Une foule considérable de Sévillans, d'Espagnols et d'étrangers, de croyants et de non-croyants se presse dans les rues de la ville pour se recueillir ou simplement admirer le passage de ces imposants cortèges de pénitents, dont certains sont accompagnés de musique. (...)
    La Madrugá est le point culminant de la Semaine sainte à Séville. Dans la nuit du jeudi au vendredi saints, elle voit sortir les plus emblématiques confréries, qui comptent parmi les plus anciennes, certaines remontant au moyen âge.
    Source (et suite) du texte : wikipedia



    Saetas par un enfant de 3 ans (avril 2017)

         
    La Macarena (avril 2019)

    Esperanza de Triana (avril 2019)

    La basilique mineure de la Santísima María de la Esperanza Macarena, de construction moderne, abrite l'icône la plus vénérée de Séville, la Virgen de la Esperanza, sculpture datant du milieu du XVIIe, connue généralement sous le nom de la Macarena et l'intéressant Musée où sont exposés les différents effets personnels de cette célèbre Confrérie.
    Source (et suite) du texte : Andalucia

    La Chapelle des Marins, au style architectural sévillan de la deuxième moitié du XVIIIème siècle, est de plan rectangulaire avec un seuil soutenu par modillons, sur lequel on trouve un fronton interrompu par une niche. (...) Dans la partie centrale du retable, on trouve l'image vénérée de Nuestra Señora de la Esperanza de Triana. Son auteur est inconnu, bien qu'on l'attribue à Juan d'Astorga, au XIXème siècle.
    Source (et suite) du texte : Andalucia


    Esperanza de Triana



  • Deux ans d'alerte, quel est le bilan ?
    MAJ de la page : Droits sexuels / Ariane Bilheran



    Ariane Bilheran : Deux ans d'alerte, quel est le bilan ? (Ana l'exploratrice, 15 avril 2019)

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    MAJ
    Les cris insoutenables de Lily, 9 ans, confiée à un père qu'elle accuse de viol
    Par Juliette Hochberg, le 18 avril 2019 -  Marie-Claire
         
    Dans une vidéo et un récit postés sur WhatsApp puis Twitter, une petite fille de 9 ans appelle à l'aide alors que des policiers l'escortent jusqu'à son père qu'elle accuse de viol.

    "Je ne veux pas le voir" répété plusieurs fois, puis : "Je ne veux pas qu'il pose son sexe sur mon sexe." Dans une vidéo qui circule depuis mercredi 17 avril d'abord sur Whatsapp puis sur Twitter, on entend une fillette qui supplie de ne pas rester avec son père, qu'elle accuse très explicitement, dans une supplication, d'attouchements sexuels. Elle s'appellerait Lily-Rose, aurait 9 ans, et serait contrainte de rester avec son père après une décision de justice.
    Source (et suite) du texte :  Marie-Claire
     

  • Swisscom déploie la 5G et crée la polémique
    MAJ de la page : 5G

    Swisscom déploie la 5G et crée la polémique
    Par Sami Zaïbi, le 18 avril 2019 - TdG

    L'opérateur lance son réseau 5G à Genève. Antonio Hodgers avait pourtant assuré que le Canton n'allait «pas se précipiter» sur cette technologie controversée

    20 antennes 5G quadrillent le canton, comme ici à Chêne-Bougeries. 
    Source: Ofcom Image: Keystone

    Swisscom prend tout le monde de court. Alors qu’un débat national est engagé sur l’utilité et les impacts sur la santé de la 5G, que les Cantons de Genève et Vaud ont voté un moratoire sur la technologie, que des collectifs anti-5G se sont formés, l’opérateur a lancé aujourd’hui en grande pompe son réseau 5G national, le premier à couvrir les grandes villes, y compris la Cité de Calvin. Sunrise avait lancé en mars la technologie dans des petites villes et localités.

    Cafouillage politique

    L’annonce de Swisscom surprend particulièrement à Genève: la semaine dernière, le président du Conseil d’État Antonio Hodgers avait en effet laissé comprendre que la technologie ne débarquerait pas de sitôt dans le canton. Alors qu’il incitait le Grand Conseil à renvoyer en commission le moratoire sur la 5G (qui a finalement été adopté par 58 voix contre 28), il avait tenu à rassurer les élus sur l’avancement de l’implantation de la technologie: «Quoi qu’il en soit, nous n’allons pas nous précipiter pour installer ces antennes. C’est un processus qui demande d’abord des enquêtes publiques, tout cela doit faire l’objet d’une pesée des intérêts, notamment pour la santé, l’aménagement ou le patrimoine. Nous n’allons en tout cas pas nous presser, c’est certain. Je n’ai pas encore de demande sur mon bureau pour une antenne 5G, pour être très clair. Quand il y en aura, nous les traiterons avec toute l’attention voulue.»

    Dans les faits, il y avait peu de chances que l’élu reçoive une telle requête. En effet, le Service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants (SABRA), organisme en charge de valider les demandes d’installations d’antennes, n’est pas en mesure de savoir si les dossiers qui lui sont soumis concernent la 5G. «Le SABRA analyse les demandes des opérateurs au vu des paramètres des antennes qu’ils veulent installer, notamment leur fréquence, leur puissance ou leur localisation. Mais nous n’avons pas de moyen de savoir à quelle technologie elles seront dédiées, si c’est pour de la 3, 4 ou 5G», explique Philippe Royer, directeur du SABRA. Aucun dossier «pour une antenne 5G» n’aurait donc pu atterrir sur le bureau de l’élu.

    Normes respectées

    Que s’est-il passé? Interrogé lors du point presse du Conseil d’État, Antonio Hodgers explique que ses propos de la semaine dernière portaient sur les «ondes millimétriques», que la 5G peut potentiellement utiliser, mais qui sont effectivement proscrites pour l’instant par l’ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant. La 5G en vigueur ne présente donc pas de risques plus élevés que la 4G et n’a pas fait l’objet de décision. «Il n’y a pas eu de choix politique ou administratif concernant la 5G», résume le chef du Département du territoire. Reste le malentendu: la majorité des élus ont compris que ses propos rassurants d’il y a une semaine concernaient la technologie 5G en général. Quant aux risques engendrés par ces fréquences légales, «c’est à Berne de régler la question», souligne le magistrat.

    Actuellement, vingt antennes 5G sont recensées par l’Office fédéral de la communication (voir ci-contre). Parmi elles se trouvent des antennes 4G modifiées et de nouvelles antennes spécifiques. Pour le moment, aucun appareil compatible n’est disponible sur le marché. Sans matériel connecté, les antennes émettent à très basse puissance. Mais Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, assure que le premier portable 5G, de la marque chinoise Oppo, arrivera au début de mai.

    Swisscom critiqué

    L’empressement de l’opérateur à lancer la technologie fait réagir. «C’est du foutage de gueule, lâche le médecin et député Bertrand Buchs. Tous les partis sont préoccupés par la question, et cette entreprise appartenant à la Confédération n’en tient pas compte.» Du côté de la Coordination genevoise du moratoire de la 5G, on se dit «surpris: on pensait que le Conseil d’État respecterait le moratoire voté la semaine dernière».

    Berne adapte les normes légales pour le développement de la 5G

    Hasard du calendrier ou opération concertée? Hier, alors que Swisscom lançait son réseau de 5G (lire ci-dessus) l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) annonçait avoir adapté la législation pour permettre le déploiement de cette nouvelle technologie. L’ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI) ne prévoyait pas de valeur limite pour les antennes de téléphonie mobile utilisant la fréquence de 1400 mégahertz, l’une des trois qui ont été attribuées en février à la 5G. C’est désormais chose faite. Ces normes, définies en volts par mètre, visent à protéger la population contre les effets thermiques qui causent le réchauffement des tissus corporels, voire d’autres effets.

    L’OFEV explique sur son site que des valeurs limites nettement plus sévères que dans la plupart des pays européens ont même été fixées pour les lieux sensibles tels que les logements, les écoles, les jardins d’enfants, les hôpitaux ou les postes de travail permanents. En revanche, les antennes utilisées de manière intermittente, par exemple pour l’hébergement de troupes militaires ou pour des festivals, ne sont pas soumises à ces normes.

    Les trois fréquences attribuées à la 5G (700 MHz, 1400 MHz et 3500 MHz) sont en fait déjà utilisées pour la diffusion de programmes télévisés par voie hertzienne terrestre, les microphones et caméras sans fil, la radio numérique DAB ou encore les transmissions par satellite. Autrement dit, et comme le soulignait Antonio Hodgers devant le Grand Conseil, il n’y a là rien de très nouveau. Reste que la 5G est présentée comme une révolution, parce qu’elle offre un débit de données cent fois supérieur à celui de la 4G et que le nombre de terminaux qu’il est possible de connecter en même temps est multiplié par cent, pour atteindre un million d’objets connectés au kilomètre carré. Donc, si les ondes resteront les mêmes qu'actuellement, il y en aura potentiellement cent fois plus qui circuleront dans les airs.

    En septembre, un groupe de travail a été constitué par la Confédération pour analyser les besoins de la téléphonie mobile et les risques en matière de rayonnement, notamment en lien avec la 5G. Il doit rendre son rapport d’ici à l’été. L’OFEV précise que l’introduction rapide de cette technologie répond à la stratégie «Suisse numérique» du Conseil fédéral. (TDG)

jeudi 18 avril 2019

  • vous êtes chez vous partout

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    "En réalité, il n'y a que la source, sombre en elle-même, mais qui fait tout briller.


    Inaperçue, elle cause la perception.


    Non ressentie, elle cause le sentiment.


    Impensable, elle cause la pensée.


    Non-être, elle donne naissance à l'être.


    C'est l'arrière-plan immuable du mouvement.


    Une fois que vous êtes là, vous êtes chez vous partout."



    Nisargadatta Maharaj, Je suis


  • Je suis tout

    Une amie, Aude, m'a envoyé une belle citation de la philosophe Simone Weil que je complète avec d'autres passages de son oeuvre, où l'on voit que Simone aspirait à aller au-delà du "je" vers le "rien" pour trouver le "tout", qu'elle appelle Dieu.

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    « Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. À mesure que je deviens rien, Dieu s'aime à travers moi »

    « Je suis tout. Mais ce «je » là est Dieu. Et ce n'est pas un je. »

    "Dieu m’a créée comme du non être qui a l’air d’exister, afin qu’en renonçant par amour à cette existence apparente, la plénitude de l’être m’anéantisse.".

      « Comme les Hindous l'ont vu, la grande difficulté pour chercher Dieu, c'est que nous le portons au centre de nous mêmes. Comment aller vers moi ? Chaque pas que je fais me mène hors de moi. C'est pourquoi on ne peut pas chercher Dieu. Le seul procédé, c'est de sortir hors de soi et de se contempler du dehors. Alors, du dehors, on voit au centre de soi Dieu tel qu'il est. Sortir de soi, c'est la renonciation totale à être quelqu'un, le consentement complet à être seulement quelque chose »

    « Notre moi disparaissant doit devenir un trou à travers lequel Dieu et la création se regardent »

    « Que je disparaisse afin que ces choses que je vois deviennent, du fait qu'elles ne seront plus choses que je vois, parfaitement belles. »

    « Je ne désire nullement que ce monde créé ne me soit plus sensible, mais que ce ne soit plus à moi qu'il soit sensible. À moi, il ne peut dire son secret qui est trop haut. Que je parte, et le créateur et la créature échangeront leurs secrets.

    « Voir un paysage tel qu'il est quand je n'y suis pas. »

    Simone Weil


mercredi 17 avril 2019

  • Les nuits de Jung

    Les éditions Almora publient ce mois ci un livre de Luca Governatori sur Jung.

    C'est une étude magistrale du Livre Rouge de Jung et de sa dimension mystique et spirituelle.

     

    Les nuits de Jung

    Mystique et psychologie du Livre Rouge

     

     

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    Extraits :

    "Il y eut littéralement, ici et là, deux Jung. Jung fit de sa propre chair double compte, décidant – en effet – d’exister deux fois. Une fois pour le monde autour (sa famille, la psychiatrie, la civilisation moderne) et une fois pour lui-même (secrètement, hors du temps). Deux vies délimitées, l’une de l’autre, par un fil rouge : d’un côté, l’orientation scientifique, le souci d’enrichir la rationalité de son temps, la décision ferme et patiente, nourrie jour après jour, d’édifier une géologie de l’inconscient ; de l’autre, l’expérience intérieure, immédiate et magmatique, au nom d’une brûlure, ou d’un appel – ce qui demeura inexpliqué, peut-être inexplicable.

     Il y eut donc un premier Jung, exposé à la clarté du jour, qui contribua aux premières modélisations de la psyché, à la suite de Freud, et il y eut un autre Jung, moins accommodant et plus intrigant, qui répondit, dans le secret de son alcôve, à l’obscure attraction de l’inconscient : aux forces vivantes de la nuit. Il y eut l’œuvre publique et l’œuvre clandestine. L’œuvre du vivant et l’œuvre posthume (l’œuvre du mort) : ce Livre Rouge, monstrueux et incandescent, dont nul, ou presque, n’entendit parler. Il y avait, sagement affiliés à la première, l’encre scrupuleuse de l’érudit, la parole prolixe de l’enseignant, l’écoute et les conseils avisés du thérapeute ; il y eut dans la seconde, sous l’emprise totale de l’imaginaire, une extravagante déambulation intérieure exaltée par des incantations et des enluminures, une généalogie vivante des métamorphoses de l’âme, une véritable odyssée des morts – et même, remarquablement précise et affûtée, une cosmologie : une histoire de la Création. Si bien que nous ne savons plus vraiment aujourd’hui, depuis la publication de cet improbable et titanesque Livre Rouge, de qui ou de quoi parlerions-nous quand nous parlons de Jung.

     Le voilà publiquement confondu, démasqué : le visage de ses « nuits » est désormais visible et nous sommes ainsi face à deux hommes. L’authentique d’une part, avec ses qualités ; le double ou menteur de l’autre, homme-invisible – sans d’ailleurs savoir lequel du docte savant (père de famille, médecin, docteur honoris causa des universités) ou de son auxiliaire (maître et gardien de la nuit, ange, spectre, gradé parmi les fous), se faisant illicitement passer pour le « vrai » Jung, fût réellement l’imposteur ou le fripon – s’il y en eût un.

     Jung parvint longtemps à contenir ou dissimuler son double ; sa réputation fut taillée dans le marbre, d’une seule pièce, et on crut en toute innocence (adversaires et admirateurs réunis) qu’il ne parlât jamais que d’une seule et même voix. Çà et là cependant, certains savaient ; d’autres devinaient. C’était un fait avéré, dans le cercle des témoins ou confidents, que Jung avait offert son cœur en partage. Lui-même se savait dans la duplicité ; il en fit parfois l’aveu. Paul Brunton racontait par exemple, lui qui fut parmi les premiers Occidentaux à recueillir en Inde (auprès de Ramana Maharshi notamment) la parole des sages, que Jung avait l’intime conviction que yoga et psychanalyse suivaient des trajectoires très similaires, polarisées vers un « même but ». Mais quoiqu’il fît preuve d’une grande sympathie à l’égard des pratiques et connaissances ramenées d’Inde, il confiait ne pas pouvoir en faire réellement part dans ses livres et interventions publiques. Sa « réputation scientifique », qu’il était soucieux de ne pas compromettre, supposait à ses yeux de ne pas s’abandonner à des considérations ne pouvant faire l’objet d’une rigoureuse « démonstration ».

    En somme, et pour le dire aussitôt d’un seul mot, il y eut certainement chez Jung, enfant puis adulte : d’un côté l’ordinaire ou le savant, comblant l’aspect des géométries diurnes ;de l’autre le mystique, homme de la nuit."

    Luca Governatori

     


  • Notre-Dame de Paris


    Notre-Dame de Paris, au coeur de l'histoire (France 3, Des Racines et des ailes, 2013)

    Charpente de Notre-Dame de Paris

    La charpente de Notre-Dame de Paris est certainement l'une des plus anciennes (...) 
    On donne à cet ensemble le nom romantique de forêt en raison du grand nombre de poutres qu'il a fallu utiliser pour la mettre en place, chaque poutre provenant d'un arbre différent. C'est une charpente de chênes. Ses dimensions sont impressionnantes : plus de 100m de longueur, 13m de largeur dans la nef, 40m dans le transept, et 10m de hauteur. 

    * * *



    Notre-Dame : les dégats (Le Monde, 16 avril 2019)



    Des fidèles chantent devant la cathédrale en flamme (RT, 16 avril 2019)
    Voir aussi : Notre-Dame de Paris,  Séminaire Saint-Vincent de Paul, 12 avril 2019Vêpres du lundi saint, 15 avril 2019, à Notre-Dame de Paris (dernières images de l'intérieur de la cathédrale, une heure avant l'incendie). /



    L'INVITÉ(E) DES MATINS  par Guillaume Erner
    Notre-Dame de Paris ravagée par les flammes : quel avenir pour la cathédrale ? 16/04/2019

    Lire aussi : Notre-Dame de Paris, les flammes et les larmes, dossier France culture / Incendie à Notre-Dame, dossier RT France / Notre-Dame, l'état des lieux : ce qui a été détruit, ce qui a été sauvé, RT France, 16 avr. 2019Notre-Dame dévorée, et toutes les larmes de Paris outragé, Le Temps, 16 avril 2019 /
    Conspirationnisme, Notre-Dame et 11/09: l’algorithme de YouTube perd la tête, Sputniknews, 16 avril 2019 

    "Les grands édifices, comme les grandes montagnes, sont l’ouvrage des siècles. (...)  Certes, il y a matière à bien gros livres, et souvent histoire universelle de l’humanité, dans ces soudures successives de plusieurs arts à plusieurs hauteurs sur le même monument. L’homme, l’artiste, l’individu s’effacent sur ces grandes masses sans nom d’auteur ; l’intelligence humaine s’y résume et
    s’y totalise. Le temps est l’architecte, le peuple est le maçon". 
    Extrait de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831 - PDF) 

    * * *



    Patrick Burensteinas, Notre-Dame de Paris et les alchimistes (2010)



    Jean-François Blondel, Hermétisme et alchimie de Notre-Dame (Baglis.TV, 2014)

    Voir aussi : PAtrick Lefort, Alchimie guidée à Notre-Dame de Paris


    Fulcanelli, Les mystères de la cathédrale (Extrait sur Notre Dame de Paris)
    Source (et suite) du texte : hermetism

    La cathédrale de Paris, ainsi que la plupart des basiliques métropolitaines, est placée sous l’invocation de la benoîte Vierge Marie ou Vierge-Mère. En France, le populaire appelle ces églises des Notre-Dame. En Sicile, elles portent un nom encore plus expressif encore, celui de Matrices. Ce sont donc bien des temples dédiés à la Mère (lat. mater, matris), à la Matrone dans le sens primitif, mot qui, par corruption, est devenu la Madone (lat. ma donna), ma Dame, et, par extension, Notre-Dame.

    Franchissons la grille du porche, et commençons l’étude de la façade par le grand portail, dit porche central ou du Jugement.

     
    Allégorie de l'Alchimie, Notre Dame de Paris 

    Le pilier trumeau, qui partage en deux la baie d’entrée, offre une série de représentations allégoriques des sciences médiévales. Face au parvis, – et à la place d’honneur,- l’alchimie y est figurée par une femme dont le front touche les nues. Assise sur un trône, elle tient de la main gauche un sceptre, – insigne de souveraineté, – tandis que la droite supporte deux livres, l’un fermé (ésotérisme), l’autre ouvert (exotérisme). Maintenue entre ses genoux et appuyée contre sa poitrine se dresse l’échelle aux neuf degrés, scala philosophorum, hiéroglyphe de la patience que doivent posséder ses fidèles, au cours des neufs opérations successives du labeur hermétique (pl. II). " La patience est l’eschelle des Philosophes, nous dit Valois, et l’humilité est la porte de leur jardin; car quiconque persévérera sans orgueil et sans envie, Dieu lui fera miséricorde. "

    Tel est le titre du chapitre de ce mutus Liber qu’est le temple gothique; le frontispice de cette Bible occulte aux massifs feuillets de pierre; l’empreinte, le sceau du Grand Oeuvre laïque au front du Grand Oeuvre chrétien. Il ne pouvait être mieux situé qu’au seuil même de l’entrée principale.

    Ainsi, la cathédrale nous apparaît basée sur la science alchimique, investigatrice des transformations de la substance originelle, de la Matière élémentaire (latin : materea, racine mater, mère. Car la Vierge Mère, dépouillée de son voile symbolique, n’est autre chose que la personnification de la substance primitive dont se servit pour réaliser ses desseins, le Principe créateur de tout ce qui est. Tel est le sens, d’ailleurs fort lumineux, de cette épître singulière qu’on lit à la messe de l’Immaculée-Conception de la Vierge, et dont voici le texte :

    " Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies. J’étais avant qu’il formât aucune créature. J’étais de toute éternité avant que la terre ne fut créée. Les abîmes n’étaient pas encore, et déjà j’étais conçue. Les fontaines n’étaient pas encore sorties de la terre; la pesante masse des montagnes n’était pas encore formée; j’étais enfantée avant les collines. Il n’avait crée ni la terre, ni les fleuves, ni affermi le monde sur ses pôles. Lorsqu’il préparait les Cieux, j’étais présente; lorsqu’il environnait les abîmes de leurs bornes et qu’il prescrivait une loi inviolable; lorsqu’il affermissait l’air au dessus de la terre; lorsqu’il donnait leur équilibre aux eaux des fontaines; lorsqu’il renfermait la mer dans ses limites et lorsqu’il imposait une loi aux eaux afin qu’elles ne passassent point leurs bornes; lorsqu’il posait les fondements de la terre, j’étais avec lui, et je réglais toutes choses. "

    Il s’agit visiblement ici de l’essence même des choses. Et, en effet, les Litanies nous apprennent que la Vierge est le Vase qui contient l’Esprit des choses : Vas spirituale. " Sur une table, à hauteur de la poitrine des Mages, nous dit Eteilla, étoient, d’un côté, un livre ou une suite de feuillets ou lames d’or (le livre de Thot) et, de l’autre côté, un vase plein d’une liqueur céleste-astrale, composée d’un tiers de miel sauvage, d’une part d’eau terrestre et d’une part d’eau céleste... Le secret, le mystère étoit dans le vase. "

    Cette Vierge singulière, – Virgo singularis, comme le désigne expressément l’Eglise – est, au surplus, glorifiée sous des épithètes qui dénotent assez son origine positive. Ne la nomme-t-on pas aussi le Palmier de la Patience (Palma patientiae); le Lis entre les épines(lilium inter spinas); le Miel symbolique de Samson; la Toison de Gédéon; la Rose mystique; la Porte du Ciel; la Maison de l’Or; etc.? Les mêmes textes appellent encore Marie le Siège de la Sagesse, en d’autres termes le Sujet de la Science hermétique, de la sapience universelle. Dans le symbolisme des métaux planétaires, c’est la Lune, qui reçoit les rayons du Soleil et les conserve secrètement dans son sein. C’est la dispensatrice de la substance passive, que l’esprit solaire vient animer. Marie, Vierge et Mère, représente donc la forme; Elie, le Soleil Dieu le Père est l’emblème de l’esprit vital. De l’union de ces deux principes résulte la matière vivante, soumise aux vicissitudes des lois de mutation et de progression. C’est alors Jésus, l’esprit incarné, le feu corporifié dans les choses telles que nous les connaissons ici-bas :

    ET LE VERBE S’EST FAIT CHAIR, ET IL A HABITE PARMI NOUS.

    D’autre part, la Bible nous enseigne que Marie, mère de Jésus, était de la tige de Jessé. Or, le mot hébreu Jes signifie le feu, le soleil, la divinité. Etre de la tige de Jessé, c’est donc être de la race du soleil, du feu. Comme la matière tire son origine du feu solaire, ainsi que nous venons de le voir, le même nom de Jésus nous apparaît dans sa splendeur originelle et céleste : feu, soleil, Dieu.

    Enfin, dans l’Ave Regina, la Vierge est appelée proprement Racine ( Salve Radix ) pour marquer qu’elle est le principe et le commencement du Tout. " Salut, racine, par laquelle la Lumière a brûlé sur le monde. "

    Telles sont les réflexions suggérées par l’expressif bas-relief qui accueille le visiteur sous le porche de la basilique. La Philosophie hermétique, la vieille Spagyrie lui souhaitent la bienvenue dans l’église gothique, le temple alchimique par excellence. Car la cathédrale tout entière n’est qu’une glorification muette, mais imagée, de l’antique science d’Hermès, dont elle a su, d’ailleurs, conserver l’un des anciens artisans. Notre-Dame de Paris, en effet, garde son alchimiste.
    Source (et suite) du texte : hermetism

  • l’état de Première Personne devient une seconde nature

     

    jeudi 18 avril 2019

    de 20h30 à 21h30

    réunion internet avec José Le Roy, Jacques Back et d'autres amis

    gratuit

     

    Vendredi 19 avril 2019

    de 20h30 à 22h30

    Atelier à Paris avec Lorène Le Roy et Serge Durand

    Gratuit

    renseignemnts : joseleroy29@gmail.com

     

    douglas-harding-2

    Douglas Harding (1909-2007)

     

    "Bien que remarquablement naturelle dès le début, cette méditation le devient de plus en plus, jusqu’à l’être finalement totalement.

    Au début, vous avez sans doute besoin de petits trucs pour vous permettre de revenir à ce que vous percevez – par exemple compter vos yeux (quels yeux?), et observer que vous êtes espace d’accueil pour le visage d’un ami.

    Mais avec le temps (et cela ne prend pas forcément des années) ces trucs ne sont plus nécessaires: l’état de Première Personne devient une seconde nature (ou la première Nature retrouvée) et vous cessez d’être préoccupé sans cesse avec votre absence de visage.

    C’est beaucoup plus simple que cela – comme se reposer Chez Soi, dans l’air superbement clair de notre demeure, sans même y penser.

    Tout comme personne ne s’arrête dans l’entrée pour étudier la porte qu’il vient de franchir, mais s’avance dans la maison pour en savourer le confort, vous savourez l’Immensité intérieure et ces petites portes d’entrée vous apparaissent comme les inventions dérisoires et provisoires – en fait les astuces – qu’elles sont. (Beaucoup d’astuces religieuses traditionnelles sont si compliquées ou mystérieuses ou belles ou impressionnantes qu’elles détournent l’attention de leur but initial et les moyens en arrivent à remplacer la fin). J’espère que la trivialité évidente de nos astuces les empêchera de se transformer au cours des siècles en objets sacrés auxquels on attache une valeur pour eux-mêmes)."

    Douglas Harding


  • Rencontre à Paris 19, 20 et 21 avril 2019;


    LA VOIE DE LA NON-DUALITE

    RENCONTRE A PARIS

    Du vendredi 19 au dimanche 21 avril 2019.


    Les lieux:
    Vendredi 19 avril : au forum 104.
    104 rue de Vaugirard 75OO6 Paris
    Métro: Saint Placide ou Montparnasse.

    Horaires: de 20h à 21h30
    Vous pouvez venir sans inscription.

    Samedi 20 et dimanche 21 avril:
    Stage.
    Villa des Créateurs.
    9 rue de Ganneron 75018 Paris.
    Métro: Place de Clichy.

    Horaires: de 10h30 à 16h30.

    Renseignements, inscriptions:
    Voir le site de l'association: "Eveil Conscience" 
    ou "Etre Présence".


    Prochaines rencontres:
    Vendredi 3 mai à Cadenet en soirée:
    Voir association "fontaine de l'aube"

    Retraite de printemps à Apt:
    Du 30 mai au 2 juin.
    Renseignements, écrire:
    lemoinegojo@gmail.com
     
     

  • Les premiers jours de l'inhumanité
    Jacques Bouveresse, Les premiers jours de l'inhumanité : Karl Klaus et la guerre, Ed. Hors d'atteinte , 2019

    Les moyens de communication les plus puissants et les plus modernes offrent au mensonge, désormais "mécanisé", des possibilités susceptibles de le rendre à peu près irrésistible. Les mots sont plus que jamais capables de se transformer en armes meurtrières, au pouvoir de destruction quasiment illimité. Pendant les années de guerre, les plumes ont été trempées dans le sang, et les épées dans l'encre.
    Des Derniers Jours de l'humanité (1922) à Troisième nuit de Walpurgis (1933), l'écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus n'a cesse de démonter les techniques visant à s'emparer des esprits pour écraser et détruire l'humanité. Le philosophe Jacques Bouveresse revient ici à ses analyses pour les confronter au monde actuel. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, par laquelle on augmente la toélrance des peuples au mensonge et à la brutalité, accuse ses adversaires des atrocités que l'on commet, et fait croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'en en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants contemporains.
    Préface (extrait)



    Karl Kraus par Jacques Bouveresse (Uni Lausanne, 2014)

    Karl Kraus est un écrivain autrichien né le 28 avril 1874 à Gitschin (aujourd'hui Jičín en République tchèque) et mort le 12 juin 1936 à Vienne, ville dans laquelle il a vécu toute sa vie.
    Auteur d'une œuvre monumentale qui n'est que très partiellement traduite en français, dramaturge, poète, essayiste, il a aussi et surtout été un satiriste et un pamphlétaire redouté. Il dénonçait avec la plus grande virulence, dans les pages de Die Fackel, la revue qu'il avait fondée et dont il a pendant presque quarante ans été le rédacteur à peu près exclusif, les compromissions, les dénis de justice et la corruption, et notamment la corruption de la langue en laquelle il voyait la source des plus grands maux de son époque, et dont il tenait la presse pour principale responsable.
    Source (et suite) du texte : wikipedia

    Ecouter aussi : Karl Klaus avec nous, Radio Panik, 2013 (extraits de Les derniers jours de l'humanité et La Troisième nuit de Walpurgis) / Karl Kraus, combattant du verbe, RTS, 2014 partie 1, partie 2, partie 3

    * * *

    Egalement : Noam Chomsky, que faut-il savoir pour agir ? France Inter, mai 2010

    Noam Chomsky, dialogue avec Jacques Bouveresse
    23 mars 2016 - La-bas si j'y suis

    Vérité et liberté 
    Daniel Mermet : Jacques Bouveresse, d’où vous est venue l’idée d’inviter Noam Chomsky au Collège de France pour ce colloque sur « Rationalité, vérité et démocratie »  ?

    Jacques Bouveresse : Nous nous trouvons confrontés en France à une situation qui devient de plus en plus pénible pour les gens comme moi. On a l’impression qu’une espèce d’incompatibilité s’est instaurée progressivement entre deux idées qui sont aussi essentielles et fondamentales l’une que l’autre, à savoir l’idée de liberté et l’idée de vérité. Il y a des gens qui soutiennent aujourd’hui que, pour être véritablement démocrate, il faudrait s’en prendre directement à l’idée même de vérité et, plus généralement à celles d’objectivité, de fait, etc. La modernité – c’est-à-dire en fait la postmodernité, la modernité postmoderne – semble reposer en grande partie sur une conviction de cette sorte : dans l’intérêt de la liberté et de la démocratie, il faudrait essayer de se débarrasser d’idées comme celles de vérité et d’objectivité.
    En réfléchissant à cette question, ce que je fais depuis un bon moment déjà, je me suis rendu compte qu’il y a trois auteurs – Russell, Orwell et Chomsky – qui occupent, dans ce débat, une position assez semblable, et qui ont continué à défendre les idées de vérité et d’objectivité, et à les défendre pour des raisons qui ne sont pas seulement théoriques mais également sociales et politiques. D’où l’idée de notre colloque, qui était aussi pour moi l’occasion d’essayer d’en savoir un peu plus sur les relations que Chomsky entretient avec Bertrand Russell, dont je sais qu’il est une de ses références principales, et avec Orwell.
    Source (et suite) du texte :  La-bas si j'y suis




    Noam Chomsky, les intellectuels et le pouvoir (mars 2019)



    Lire aussi sur Le Grand Soir : L’arrestation d’Assange est une mise en garde de l’histoire par John Pilger / Julian Assange : l’ingérence impérialiste inouïe des États-Unis, par  Philippe Arnaud / Arrestation de Julian Assange : déclaration de l’Union Américaine pour les Libertés Civiles / Acte d’accusation contre Julian Assange, Ministère de la Justice des Etats Unis, 6 avril 2019
    Et ailleurs :  #JesuisAssange, par Stéphanie Gibaud, RT France, 16 avr. 2019 / D’abord ils sont venus pour Assange... , 15 avril 2019 « Jeter Assange en prison vise à décourager quiconque de suivre son inspiration pour publier sans compromis ce qui expose les crimes et mensonges des puissants. »
       


    Juan Branco, Révélation sur Assange, Macron et les Gilets jaunes (Le Média, 14 avril 2019)



    Juan Branco, De Wikileaks aux Gilets jaunes : se révolter au 21e siècle (Les Déconomistes, 11 avril 2019)



    Juan Branco, François Boulo, Jérôme Rodrigues (Bourse du travail, 9 avril 2019)



    Lien direct entre le décès de Mme Redouane et le tir de grenade (RT France)
    "Le procureur de la République, de Marseille, a indiqué qu'il n'y avait pas, en l'état actuel, de lien entre la grenade qui a atteint le visage de Mme Redouane et son décès (...) Suite à cette explosion de grenade au visage, Mme Redouane a été conduite aux urgence dans un état critique, ce sont les opérations nécessaires pour cette grave blessure qui ont entraîné la mort, donc de dire qu'il n'y a pas de lien est totalement faux"
    Lire aussi : Gilets jaunes : la famille de Zineb Redouane, tuée après un tir de lacrymogène, porte plainte, RT France, 15 avr. 2019


lundi 15 avril 2019

  • Le nouveau livre de Franck Terreaux

    Les éditions Almora sont heureuses de vous part de la publication du nouveau livre de Franck Terreaux !!

     

    Être sans le dire

     

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    extrait :

     

    FRANCK, QU’ENTENDEZ-VOUS PAR

    « IL N’Y A RIEN À FAIRE ? »

     

    "Voir, sans faire, seulement voir … que si toi tu ne fais aucun effort c’est là et que si c’est là c’est parce que toi tu ne fais aucun effort. F. T"

     

    – Franck, à l’heure où je vous parle, le mot d’ordre est méditation, conscience de soi ou encore pleine conscience, au milieu de tout ça où se situe votre art de ne rien faire et comment définiriez-vous votre approche ?

     

    – Séverine, vous au moins, vous avez l’art de mettre directement les pieds dans le plat et je vous en remercie car votre question contient à elle seule le coeur même de mon approche. En effet, il semblerait aujourd’hui qu’au sein de la non-dualité, il y ait deux consciences, une qui serait pleine et une autre qui serait vide mais rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. (Éclat de rire).

    Mon approche est d’une simplicité confondante, elle se résume simplement à ceci : Là, en cet instant même ne faites rien, aucun effort pas même méditer … Voyez ce que c’est que de ne céder à aucune pratique quelle qu’elle soit, pas même celle qui consisterait à ne rien faire … Si ceci n’est pas seulement lu mais véritablement ressenti, alors il ne vous reste plus qu’à retourner chez vous, car, sans avoir rien fait, tout est parfaitement compris."

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